Très vite ou jamais, Rita Falk

Présentation de l’éditeur :

tres vite ou jamaisJan et Nils ont vingt et un ans et sont amis depuis toujours. Ils sont entourés, heureux, et l’avenir leur sourit. Jusqu’à ce jour de février, où Nils rate un virage à moto et sombre dans un coma profond. Son pronostic vital est engagé.

Chaque jour, pendant un an, Jan rend visite à son ami, guettant le moindre signe d’amélioration. Entre ses visites, il lui écrit des lettres dans lesquelles il lui confie ses espoirs, ses angoisses, tout ce qu’il vit sans lui. Ces lettres, il a l’intention de les remettre à Nils lorsque celui-ci sortira de l’hôpital, afin qu’il lui reste une trace de tout de temps qu’il aura passé à dormir. Mais l’état de Nils ne s’améliore pas. Pour ses parents, ses amis, son amoureuse, le voir végéter devient de plus en plus insupportable. Peu à peu, tous espacent leurs visites, obligés de prendre leurs distances pour continuer à vivre. Seul Jan continue à y croire.

 

Nils est dans le coma, Jan vient le voir quotidiennement, espérant son réveil, et on comprend dès les premières pages la signification du titre de ce roman, best-seller en Allemagne : « Le coma, on en sort très vite ou jamais. »

 

Bien sûr il y a l’accident qui a causé l’état de Nils, et l’évolution de sa situation, mais ce n’est pas le plus important. Le véritable héros de Très vite ou jamais, c’est Jan. Jan dont la vie est en vrac – de son propre aveu -, Jan pour qui, malgré la situation de son meilleur ami, la vie continue.

Pendant que Nils est cloué sur son lit d’hôpital, Jan apprend à se faire sa place dans ce « Nid de coucous » où il a atterri pour son service civil. Et dans son quotidien perturbé, une nouvelle routine s’installe peu à peu.

 

Ce roman en forme de journal est drôle et rythmé, mais aussi émouvant et plein de cette gravité qui s’installe chez les êtres au sortir de l’adolescence, pour ne plus les quitter. Malgré une traduction moyenne, une belle découverte. Mention spéciale à la superbe couverture.

 

A partir de 14 ans

Traduit de l’allemand par Florence Quillet

Éditions Magnard, avril 2016, 224 pages, 13,90 euros

 

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Cinq phrases :

 

« Le coma, on en sort très vite ou jamais. » (page 18)

 

« Pourquoi se faire des ennemis quand on a de vrais amis ? » (page 93)

 

« Il n’y a pas une famille au monde où la vie continue normalement après un coup dur. » (page 169)

 

« La mauvaise conscience, ça rend hargneux. » (page 192)

 

« Tu es la meilleure part de moi-même. » (page 219)

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