Les Dames du Chemin, Maryline Martin

Présentation de l’éditeur :

dames-du-cheminCe 16 avril 1917, nous voici à nouveau dans les entrailles de l’enfer. Nous attendons le coup de sifflet pour monter à l’assaut.
J’ai conjugué le verbe attendre à tous les temps. J’ai attendu sans angoisse la lettre de mobilisation. J’attendais avec impatience les lettres et les colis, ces traits d’union avec l’arrière. Aujourd’hui, j’attends la mort, cette faux qui m’a seulement effleuré durant deux ans. Camarde, camarade…

Des recherches sur son grand-oncle tué au Chemin des Dames ont amené Maryline Martin à écrire ce recueil de nouvelles sur la Grande Guerre.

« Dès les premières pages, j’ai senti que ce que je découvrais n’était ni banal ni rebattu, et qu’au-delà des personnages embarqués dans le tumulte et les violences de cette Grande, mais épouvantable Guerre, il y avait autre chose. »
Jean-Pierre Verney

 

Dans ce recueil, il y a la mort qui rôde et des amants qui s’aiment ; il y a une société qui explose et des tranchées « où l’on tutoie la mort avant de faire sa connaissance » ; il y a de l’amour tarifé et de l’amour tout court ; il y a une médaille qui porte chance et l’enfer de Verdun ; il y a des hommes et il y a des femmes, surtout des femmes, qui tournent les obus, attendent leurs hommes, les pleurent et les vengent. Ainsi que des photographies et illustrations d’époque qui plantent opportunément le décor.

De la vaste fresque de la Grande Guerre, avec une plume élégante et imagée, Maryline Martin met en lumière des détails, fait ressortir des personnes, élit des destins singuliers – ne le sont-ils pas tous ? – qui se croisent pour un instant, et pour lesquels l’auteur, on le sent, a infiniment de respect. Des petites histoires qui forment la grande, des nouvelles qui pavent la route du roman tragique qu’a été cette guerre qu’on a cru être la Der des Ders.

En fin de recueil, Maryline Martin expose un peu de son histoire familiale, qui l’a menée à l’écriture de ces textes.

Préface de Jean-Pierre Verney, conseiller du musée de la Grande Guerre du pays de Meaux

Éditions Glyphe, 2013, 130 pages, 12 euros

Ce recueil a reçu le label « Centenaire » de la mission ministérielle Centenaire 14-18 ainsi que le prix de la nouvelle de Lauzerte 2014 et le prix des lecteurs de la ville d’Aumale

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Trois phrases :

« J’espère mourir le plus proprement possible. » (page 23)

 

« La mort est leur seule interlocutrice. » (page 80)

 

« Ma vie est restée accrochée à des barbelés. » (page 97)

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