Le cosmonaute, Philippe Jaenada

Présentation de l’éditeur :

philippe-jaenada-le-cosmonaute-9782757825518Nous vivions quelque chose d’extraordinaire. Nous nous aimions. Et puis Pimprenelle, si imprévisible, si aérienne, est devenue obsessionnelle et jalouse. Heureusement, j’ai adopté une méthode pour affronter la vie en toute sérénité : celle du chameau sauvage d’Australie. Lors des duels, il décide lui-même s’il a gagné ou non, et il se couche sur le flanc, sans se soucier de son adversaire.

 

Hector, le narrateur, a trouvé la femme de sa vie. Après deux ans d’amour, la dénommée Pimprenelle est enceinte, et bientôt Oscar agrandit le cercle. Dès lors, rien ne va plus pour Hector. Sa dulcinée, sa princesse rencontrée dans une forêt d’Allemagne, le transporte « dans une prison qu’elle a construite elle-même et dont elle a établi toutes les lois ». Voilà désormais ce qu’est le couple pour Hector : un enfer dans lequel il choisit de rester.

Comme cette jeune femme légère s’est-elle transformée en tyran domestique ? Comment le narrateur parvient-il à accepter, voire à justifier cette transformation, sinon par amour ? Mais jusqu’où peut aller l’amour dans ces conditions ?

 

Après une première partie consacrée au récit d’un accouchement épique – du rare point de vue masculin -, le roman entraîne son lecteur dans les vertiges d’une jalousie maladive et d’une névrose qui bouleverse tout.

Mais tandis que la femme prend possession du moindre geste de l’homme, Philippe Janeada n’oublie pas de faire rire, et le décalage entre le ton sinon tordant, du moins léger, du récit et le caractère sinon triste à pleurer, du moins ubuesque, des scènes rapportées n’est pas pour rien dans le pouvoir de fascination qu’a ce remarquable roman.

 

Points, 2011 (et éditions Grasset, 2002), 360 pages, 7,50 euros

 

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Parenthèses :

 

« La somme de tout ce qui compose la vie n’est pas la vie. » (page 23)

 

« Un enfant, c’est pas rien. Ça devient un adulte, qui bouge dans le monde. » (page 38)

 

« Vivre avec quelqu’un, ce n’est pas ne plus exister ailleurs. Ce n’est pas mourir pour tout le reste. » (page 48)

 

« Je savais bien que ce serait éprouvant, qu’un tas de choses deviendraient impossibles et d’autres obligatoires (deux mots qui ne me plaisaient qu’à moitié), mais la situation était tout de même susceptible d’évoluer favorablement. » (page 51)

 

« Si j’avais su… Si j’avais su, je crois que ça n’aurait rien changé. J’aurais quand même avancé vers cet enfer. » (page 52)

 

« En ce qui me concerne, si je savais qu’une créature était en train de se développer dans mon ventre, je deviendrais fou. » (page 56)

 

« J’avais les oreilles trop loin de l’âme. » (page 73)

 

« Tout était en place, l’enfer pouvait commencer. » (page 234)

 

« Je n’aimerais pas être mort. » (page 317)

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2 réflexions sur “Le cosmonaute, Philippe Jaenada

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