Les mauvais sentiments, Sybille de Bollardière

Présentation de l’éditeur :

les-mauvais-sentiments« C’est à Trieste que j’ai décidé un jour d’échanger mon passé contre un avenir, en réinventant mon histoire… »

Il y a vingt ans, Irène s’est installée piazza Barbacan, dans cette ville italienne autrefois autrichienne puis allemande. Au fil des années, elle a effacé la femme qu’elle avait été, devenant une autre jusque dans son métier de photographe.

Que s’est-il passé ? Quelle vie menait-elle auparavant, et pourquoi n’en reste-t-il rien sinon quelques images figées ?

Ce roman décrit la relation d’Irène et de sa mère Alice, femme élégante et amorale, mystérieuse et bouleversante.

Des années 60 à la chute du Mur, Les Mauvais Sentiments raconte la vie de ces deux femmes, et de ceux qu’elles croisent ou qui les accompagnent : Claire, Sandro, Miguel, Christian, Samuel…

« Ce qui compte, c’est de pouvoir déplacer sa vie et de se laisser emporter par elle… »

Irène, une femme libre sur les traces du passé de sa mère. Mère et fille entre passion et ressentiment, à la fois étrangères l’une à l’autre, inséparables, rivales et complices.

Irène est une jeune fille perdue, paumée. Étrangère dans sa famille, différente de ses sœurs car elle n’est pas la fille de leur père, elle se réfugie en pension, « le seul lieu à la mesure de [sa] peine ». Le pensionnat est l’occasion de découvrir l’amitié, et avec elle de nouvelles façons de voir le monde. Quant aux parenthèses des vacances, elles sont des fenêtres grand ouvertes sur l’amour…

L’irruption de la mort dans sa vie délivre Irène de l’angoisse de la perte tout en laissant place à un horizon de points d’interrogation. Irène est une grande amoureuse, une passionnée, qui ne comprend pas sa mère et sa sœur, qui elles voient les hommes comme des chances à saisir.

Les années passent et Irène renonce à son talent en devenant la muse d’un peintre marié. Mais à force, n’est-ce pas à sa vie qu’elle est en train de renoncer ?

Les mauvais sentiments est un délicieux portrait de femme, dont les parcours forment aussi la peinture d’une, de plusieurs époques. D’une écriture ample et empreinte de mélancolie, Sybille de Bollardière nous entraîne de France en Italie en mettant en scène la difficile construction d’une enfant dans l’ombre d’une mère perverse et bien trop présente. Le voyage est captivant… Et si détester un être nous liait plus certainement à lui encore que de l’aimer ?

Éditions La Passagère, novembre 2016, 336 pages, 18 euros

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Fragments :

« Je viens de perdre ma liberté en croyant la gagner. » (page 31)

« Je réfléchis à la manière dont je pourrais m’y prendre pour laisser derrière moi celle que je ne veux plus être. » (page 58)

« Il est mon père et ma mère, ma grotte et mon jardin. » (page 97)

« Les murs portent les chagrins du passé. » (page 165)

« Je crains de ne pas être à la hauteur de ce que je ressens. » (page 183)

« Arrive l’heure où je rejoins mes regrets. »

« L’absence est un gouffre où sombrent les souvenirs communs. » (page 294)

« Penser du mal de ma mère m’a détruite. » (page 295)

« Je suis le violon qui s’offre à l’archet. » (page 309)

« Les sentiments et les passions trouvent leur nom après avoir été vécus. » (page 310)

« Se remettre de tout n’est pas donné à tout le monde. » (page 324)

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