L’enjoliveur, Robert Goolrick

Présentation de l’éditeur :

enjoliveurRobert Goolrick a développé un lien si fort avec ses lecteurs français qu’il a décidé d’écrire une nouvelle pour eux, rien que pour eux. Comme tout ce qu’écrit Goolrick, elle nous dit quelque chose de l’enfance. Et comme tout ce qu’il écrit, elle touchera chacun de vous au cœur.

Nous l’avons trouvé si belle que nous avons décidé de lui offrir un écrin et d’en confier la couverture et les illustrations à l’artiste Jean-François Martin. La voici, grâce à lui, enjolivée.

Par ce matin givré de février, mon entrevue avec la mort fut à peine remarquée, et ses rebondissements secrets ne devaient m’apparaître que des décennies plus tard. Or j’imagine que c’est précisément ce qui nous intéresse ici, si vous êtes prêts à traverser d’abord l’hiver glacial de mon anecdote bucolique. Les rebondissements, donc. Un rebondissement, pour être précis, aussi scintillant que l’enjoliveur de la Buick 1943 de ma grand-mère.

Goolrick n’a pas son pareil pour dépeindre les petits drames qui se cachent derrière les lisses apparences des clichés américains. Il en donne un nouvel exemple avec cet Enjoliveur qui, malgré son air de ne pas y toucher, restera longtemps en mémoire. Ce n’est pas parce qu’une intrigue n’est pas fracassante qu’elle n’est pas indolore.

Ici, la roue se met à tourner lentement avant de prendre sa pleine vitesse puisse d’échapper totalement au contrôle du lecteur. Qui n’en sort pas indemne, comme toujours avec Goolrick.

Une petite pépite qui donne envie de (re) plonger dans les romans de l’écrivain.

Éditions Anne Carrière, mai 2016, 70 pages, 12 euros

Traduit de l’anglais (U.S.A) par Marie de Prémonville
Illustrations de Jean-François Martin

A lire aussi sur Sophielit

Féroces, Robert Goolrick

Trois phrases :

« J’ai grandi en un temps où les enfants avaient tout simplement moins d’importance que les adultes. » (page 23)

« Dans les États du Sud, on doit verser plus de larmes à un mariage qu’à un enterrement. » (page 61)

« La valse à laquelle elle rêvait, elle l’atteindrait à jamais. » (page 67)

 

Publicités

Une réflexion sur “L’enjoliveur, Robert Goolrick

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s