Comme dans un film, Régis de Sá Moreira

Présentation de l’éditeur :

comme-dans-un-flim-pl1siteSI VOUS AVEZ RATÉ LE DÉBUT

lui : Je ne la connais pas encore.
elle : Je ne le connais pas encore.
lui : Je me réveille à Paris, en décembre 2005, sans savoir que c’est aujourd’hui que je vais la rencontrer.
elle : S’il savait, peut-être qu’il resterait couché.
lui : Peut-être, oui.
elle : Au lieu de ça, il se lève, il se fait son petit thé vert, nourrit son chat, se demande ce qu’il va faire de sa journée.
lui : C’est samedi.

Il y a plusieurs temps dans ce livre. Le premier est l’anatomie d’une rupture, ou plutôt la chronique d’une rupture annoncée. Que l’on croit. C’est long et le caractère inévitable de l’issue tout comme le procédé – le livre est écrit exclusivement sous forme de dialogues, avec des interventions courtes de la part des personnages –, plutôt fatigant à force, empêche de lire ce roman d’une traite.

Et puis vient la suite, qu’il ne s’agit pas de spoiler ici, et là, tout s’emballe. Le livre devient inlâchable et le procédé, dans ces nouvelles circonstances, n’y est pas pour rien. C’est drôle, rythmé, enlevé. Certains passages sont des morceaux de génie.

Régis de Sá Moreira, dont c’est le sixième roman, semble familier du principe consistant à adapter la forme au propos. Cette première rencontre avec sa prose laisse une impression inégale mais une envie certaine de lire l’auteur autrement. Et on se demande déjà ce qu’il inventera la prochaine fois.

Au Diable Vauvert, août 2016, 352 pages, 17 euros

A lire aussi sur Sophielit :

Toute la rentrée littéraire 2016

Sous-titres :

« C’est drôle, le désir, il suffit d’en provoquer pour en éprouver. Ou d’en éprouver pour en provoquer. » (page 139)

 

« C’est quand on entre vraiment dans la vie active qu’on découvre vraiment la vie passive. » (page 152)

 

« Combien de temps mettent les gens à se séparer ? (page 175)

 

« Quand ça commence bien, ça finit mal, c’est connu. » (page 200)

 

« Ce n’est pas la première fois que j’achète un test de grossesse mais c’est la première fois que j’ai envie qu’il dise oui. » (page 244)

 

« Même les volcans ont besoin de dormir. » (page 289)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s