L’année du flamant rose, Anne de Kinkelin

Présentation de l’éditeur :

lannee-du-flamant-roseLouise, Ethel, Caroline. Trois amies, joyeuses mais solitaires, partagent tout, leurs peines et leurs bonheurs, leur passion aussi pour les belles choses. Toutes trois sont des créatrices, des faiseuses de rêves, dans leurs ateliers qui se font face dans un passage parisien.

Louise, joaillière, crée des bijoux qui réjouissent le cœur et les yeux. Ethel, corsetière, réveille les sentiments et les sens des amoureuses éperdues (et des autres). Caroline, relieuse, redonne vie aux livres anciens, tout en rêvant la sienne. Toutes trois, passionnées, sont amoureuses de l’amour, mais celui-ci leur semble inatteignable…

Le jour où Louise s’entiche d’un flamant rose empaillé, superbe et quelque peu étrange, qu’elle installe dans son atelier, son regard sur la vie semble changer. Après sa rupture, elle est face à un défi : se relever, tenir debout, comme le flamant sur une patte, pour sa petite fille, Rose, malgré sa fragilité et les obstacles.

Cette année, les trois femmes sauront-elles trouver la force de se reconstruire ?

Entre Louise, qui pense ses bijoux comme des sentiments, Ethel, pour qui chaque corset est un rendez-vous à venir, Caroline et Jeanne, Anne de Kinkelin met en scène des personnages féminins dont les sentiments semblent être animés d’une volonté propre, échappant à tout contrôle de leur propriétaire. Dans un de ces passages dont Paris a le secret, on passe quelques temps avec ces femmes qui ne veulent plus en perdre, et c’est vivifiant.

Avec une écriture agréable, dans laquelle sa prose fluide fait naître aussi bien tournures ampoulées que phrases-pépites, Anne de Kinkelin dépeint des prises de conscience salvatrices, en s’attachant aux cases dans lesquelles on est trop heureux de se laisser enfermer… avant de se réveiller et de se débattre pour en sortir. Et peut-on aimer l’autre sans pour autant renoncer à soi ? C’est là une autre des interrogations de ce premier roman réussi.

Si les personnages auraient gagné à être davantage fouillés, pour qu’on se sente plus proche encore de ces trois femmes-là, mais aussi de ces hommes qui n’apparaissent que comme des ombres – sauf Arthur, peut-être -, il se dégage de ces pages une ambiance délicate qui demeure une fois le roman refermé.

Mention spéciale à la splendide couverture.

Lire un extrait

Éditions Charleston, janvier 2017, 208 pages, 18 euros

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Murmures :

 

img_0240« Hier elle était quelqu’un, aujourd’hui elle ne savait plus trop. » (page 16)

 

« Qui se justifie s’accuse. » (page 50)

 

« L’avantage d’être eu pied du mur, c’est qu’on n’a plus peur de rien. » (page 50)

 

« Il est des hasards qui vous conduisent vers vous-même. » (page 75)

 

« On n’est jamais responsable des émotions que l’on provoque. » (page 119)

 

« A être vraiment soi-même, on finit toujours par blesser les autres. » (page 173)

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