Ce qui coule dans nos veines

Ce qui coule dans nos veines_Sophie Adriansen.pngCe qui coule dans nos veines, mon premier roman pour adolescents, paraît aujourd’hui. Je l’ai présenté dans ces colonnes il y a deux mois.

En ce jour de sortie, je reviens sur la genèse de ce roman, qui est ma quarantième publication cependant qu’il s’agit du premier que j’ai écrit...

En 2001, j’ai suivi dans la presse, stupéfaite et incrédule, la chronique d’une mort annoncée. Il s’agissait de celle de Rémi, étudiant de 21 ans en IUP de gestion à Lille. Comment ne pas être interpellé par un article titré « Il a vingt et un ans et il va mourir » ? Démarrant moi-même un IUP à la faculté d’économie d’Aix-Marseille, j’ai entrepris d’écrire son histoire en me plaçant dans la position de sa possible petite amie. Les pages se sont accumulées autour des articles soigneusement découpés. J’ai découvert combien l’écriture, cette compagne depuis l’enfance, m’excitait dans cette forme nouvelle.

Quelques années plus tard, décidée à écrire un roman, j’ai repris mes notes. Au bout de trois mois intenses, J’ai rencontré Rémi parvenait aux comités de lecture d’une quarantaine de maisons d’édition. Toutes l’ont refusé. Mais dans l’affaire, et à la faveur de quelques rencontres avec des éditeurs bienveillants, j’ai gagné la certitude qu’écrire serait désormais au centre de ma vie.

En 2018, j’ai repris ce roman, déterminée à en faire une fiction destinée aux lecteurs de l’âge de Garance et Adam. Entre-temps, j’avais recueilli le témoignage d’une camarade de collège transfusée suite à une leucémie (Mon sourire pour guérir, avec Sandra Dal-Maso, Max Milo, 2013), je m’étais inscrite en tant que donneuse volontaire de moelle osseuse, j’avais présenté un projet de résidence d’écriture sur un site de don de sang et rencontré Gérard Tobelem, ancien directeur de l’Établissement français du sang et auteur des Histoires du sang (Perrin, 2013). Je me suis retenue de lire le roman de Ian McEwan tant que je n’étais pas parvenue au bout de cette nouvelle version.

Dix-sept ans de recul et d’expérience m’ont permis de renouveler totalement ce texte que je n’avais jamais pu me résoudre à abandonner – dix-sept ans, l’âge de Garance au début du livre.

Car c’est par et pour cette histoire que je suis devenue écrivain.

Ce qui coule dans nos veines_Adriansen.png

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8 réflexions sur “Ce qui coule dans nos veines

  1. j’ai hâte de le lire, tu as beaucoup écrit ces derniers temps: je vais avoir du mal à suivre!
    Seras-tu à Brive?
    Amitiés
    Annie-France

    J'aime

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