Le goût des mères

Présentation de l’éditeur

le gout des meresQue seraient le roman, la poésie, le conte sans la toute-puissance de la figure maternelle? Sainte ou marâtre, tendre, envahissante, adorée, détestée, inconnue, recherchée, morte et pleurée, rivale ou figure unique de la féminité, courageuse ou soumise, la mère inspire et traverse la littérature dans tous ses états. Et que dire de la mère symbolique, mère Patrie ? Et de la mère Nature ou de la déesse Terre-mère des religions précolombiennes que les Amérindiens du sud nomment Pachamama ?

Qui cherche à illustrer le goût de la mère doit tracer son chemin à travers la forêt dense des figures maternelles qui, de Pétrarque à Morris et Goscinny en passant par Racine, Colette, Albert Cohen, Jules Renard, Albert Camus, Elias Canetti, Claude Simon, Roland Barthes, Annie Ernaux, Marguerite Duras, Jean Rouaud, J.M. Coetzee, JMG Le Clézio, Jean Noël Pancrazi et bien d’autres, hantent leur imaginaire d’écrivains.

 

Après Le goût de la Toscane et Le goût de l’été, j’ai découvert Le goût des mères, une anthologie de Lire la suite

Le goût de la Toscane, Le goût de l’été

mercure_de_france_-_livre_-_le_go_t_de_la_cr_teFaut-il encore présenter cette petite collection du Mercure de France qui invite à revisiter, au fil de ses nombreux titres, une région, une saison, une ville, un pays, une activité, une époque ou une émotion ? Le principe est simple : une sélection Lire la suite

Conseils au jeune écrivain, André Gide

Gide conseilsLes Conseils au jeune écrivain furent retrouvés après la mort de Gide, et publiés dans la N.R.F. La conférence qui traite De l’influence en littérature fut prononcée à Bruxelles le 29 mars 1900.

 

J’ai déniché ce petit opus à la bibliothèque après l’avoir découvert dans la bibliographie de Splendeurs et misères de l’aspirant écrivain. En très peu de pages, André Gide assène Lire la suite

Traité du débutant, Jean Prévost

Présentation de l’éditeur :

Traité du débutantDans une édition de 1929, on pouvait lire en postface aux Conseils aux jeunes littérateurs de Charles Baudelaire, un Traité du débutant signé Jean Prévost. L’auteur, pourtant jeune, a déjà une bonne connaissance du milieu des Lettres. Inspiré par les maîtres à penser que furent pour lui Montaigne et Stendhal, fort de son expérience, il conçoit ici un petit exercice de style, drôle et très moderne. Adoptant un ton délibérément ironique, il distille, comme l’a fait Baudelaire, ses conseils en de brefs avertissements. Jean Prévost a déjà beaucoup écrit, bien vécu, et il adresse ses propos illustrés d’anecdotes et de références aux amoureux de l’écriture, de la littérature, de la vie. Car si ce traité, est un guide du savoir écrire, il est aussi un guide du savoir vivre : « Pour réussir une belle œuvre, ce n’est point à l’œuvre qu’il faut se consacrer exclusivement, c’est à soi-même. »

Une friandise, voilà ce qu’est ce petit Traité. Jean Prévost y évoque la vanité des auteurs Lire la suite

Naître et grandir en musique

couv avec trancheNaître et grandir en musique – De la conception de l’enfant à son éveil musical paraît aujourd’hui dans toutes les bonnes librairies. C’est ma première collaboration avec Jean-Marie Leau, compositeur-interprète, auteur de nombreux génériques pour la télévision et le cinéma, qui a fondé l’ensemble vocal « Les voisins du dessus » et coécrit plusieurs contes musicaux, dont Sol en Cirque.

Jean-Marie, qui a enregistré avec Zazie, Alain Souchon, Francis Cabrel, Christophe ou Claude Nougaro, propose chaque mois dans le Magazine de la Santé une chronique sur la musique.

La musique est le plus fabuleux des médicaments.
C’est particulièrement vrai pour le bien-être des bébés et des enfants.
Savez-vous que l’on peut stimuler auditivement le fœtus dès le sixième mois de grossesse ? Que le chant permet de traverser la douleur des contractions lors de l’accouchement ? Qu’un bébé pleure dans sa langue maternelle ? Qu’un morceau choisi peut l’endormir à coup sûr ? Que la musique est la première fenêtre sur l’art pour un enfant ?
Assorti de témoignages de chanteuses, de musiciens, de médecins et de professionnels de l’accompagnement de la naissance, cet ouvrage est une mine de révélations et de conseils pratiques pour découvrir le pouvoir étonnant de la musique avant, pendant et après la naissance.

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Le petit quizz de la Grande Guerre, Grégoire Thonnat

QUIZZ

« A travers son petit format et l’originalité de sa présentation à travers les questions qu’il pose, c’est le plus grand et le plus terrible pan de l’histoire de France et des Français que ce quizz éclaire. » déclare en quatrième de couverture Jean-Jacques Becker, professeur  à l’université Paris X- Nanterre et président d’honneur du centre de recherche de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne.

 

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Publié à l’occasion du centenaire de la guerre de 14-18, ce petit livre contient 100 questions fondamentales sur la Première Guerre mondiale – et autant de réponses, évidemment. Données chiffrées, rappels géographiques, éléments

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politiques, figures marquantes, précisions sémantiques, faits généraux et anecdotes sont rassemblés dans ces pages et font de l’objet un accessoire idéal pour l’apéro.

 

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Quelques repères chronologiques, culturels (avec une sélections de lieux à visiter, de films à voir et de livres à lire) et anecdotiques (les 10 choses qui n’auraient peut-être pas vu le jour sans la Grande Guerre) complètent le tout. De quoi achever de réviser ses connaissances sur le sujet.

 

Ce livre au format de poche est un succès commercial : plus de 25.000 exemplaires vendus. Fort de ce succès, l’auteur, Grégoire Thonnat, à qui l’on devait déjà un ouvrage sur le ticket de métro parisien, vient de publier deux nouveaux quizz, sur la marine française et sur le château de Versailles.

 

quizz GG69Le quizz est à feuilleter ici

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Editions Pierre de Taillac, octobre 2013, 152 pages, 4,99 euros

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Le blog du quizz :

http://lepetitquizzdelagrandeguerre.blogspot.fr/

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A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

Petite histoire du ticket de métro parisien

La famille Ogre, Henri Meunier

La famille ogrePrésentation de l’éditeur :

 

Vous connaissez déjà l’Ogre de Poucet, celui du Chat Botté ! Vous aimerez le reste de la famille. à moins que le petit dernier ne vous reste en travers.

 

Les familles sont cruelles ! Et il n’y a pas que les familles ogres qui sont cannibales.

 

La famille ogre est un conte, une fable, un fac-similé de cartes à jouer, une variation autour du classique jeu des 7 familles et du conte du Petit poucet. Dans cette famille aux dents longues, chacun a un caractère bien trempé. Mais qu’en est-il du petit dernier ?

 

La quatrième de couverture affiche la règle du jeu et annonce la couleur :

 

« Pour être complète, la famille ogre doit comporter huit membres : le grand-père, la grand-mère, le père, la mère, le fils, la fille, le chien, le petit dernier.

Ouvre la boîte, saisis-toi du livre et tourne les pages les unes après les autres, après les avoir bien lues. Si, à la fin du livre, la famille ogre est complète et en bonne santé, tu as gagné. Ce n’est pas encore joué. D’ailleurs, ce n’est pas un jeu.

Car la vie des ogres non plus n’est pas un jeu. »

 

 

Un petit livre à chute, teinté d’humour noir et multicolore, dont on dévore le texte et les illustrations tout en se délectant de la façon dont le texte joue avec les illustrations (à moins que ce ne soit l’inverse).

Un joli objet de poche à ranger, dans son étui cartonné, du côté des livres précieux.

 

L’Atelier du Poisson soluble, 2004, 24 pages, 8 euros

 

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

Toute la rubrique jeunesse

 

Le site d’Henri Meunier : http://www.henrimeunier.com/

Le site du Poisson soluble : http://www.poissonsoluble.com/

 

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Histoire de l’art d’un nouveau genre, Anne Larue & Magali Nachtergael

??????????????????????Présentation de l’éditeur :

L’art a-t-il un genre ?

Il y a eu le genre masculin pendant bien longtemps. Mais aujourd’hui, on sait que ce n’était pas un homme seul, le génial « peintre des cavernes », qui réalisait les décorations des grottes préhistoriques, mais des groupes, de surcroît majoritairement féminins. On sait qu’un soi-disant « grand maître » n’était jamais qu’un patron d’atelier, que les épouses et les élèves étaient en réalité de vraies artistes, masquées par l’hypocrisie de leur temps. La Renaissance et toutes les autres époques regorgaient de pictoresses extraordinaires ! Le temps est venu de chasser beaucoup d’idées reçues sur l’histoire de l’art.

 

Dans l’art comme dans bon nombre d’autres domaines, ceux que l’on appelle les « grands hommes » ont rarement travaillé seuls. Œuvraient à leurs côtés, sous leurs ordres, dans leur ombre, des petites mains, celles d’exécutants, d’apprentis, de mécènes, d’inspirateurs… qui étaient aussi bien hommes que femmes. Quant à l’artiste en personne, on le croit, avec le recul, plus souvent homme que femme – était-ce véritablement le cas ? (sans compter qu’il peut être né homme comme femme sans nier qu’il n’est pas seulement cela ; ainsi Marcel Duchamp laisse-t-il éclater sa féminité en Rrose Sélavy, le personnage qu’il devient en se travestissant.)

 

Anne Larue et Magali Nachtergael, qui toutes deux enseignent la littérature et les arts à l’université, proposent une chronologie de l’histoire de l’art éclairée par la question du genre. D’exemples précis à des panoramas plus généraux, s’intéressant aux œuvres comme aux artistes et à toutes les formes de discriminations subies, elles brossent un portrait original des mille façons dont le féminin s’est inscrit dans l’histoire de l’art, du néolithique à aujourd’hui.

 

Car si « génie » est masculin dans le dictionnaire, si c’est généralement le cas aussi dans la mémoire collective, la réalité du terme est loin d’être aussi catégorique et ce bel objet richement illustré redonne sa juste place au féminin dans l’histoire de l’art.

 

Un ouvrage accessible (ce qui, en ce qui concerne les beaux livres, est assez rare pour être souligné), original et passionnant, dont les courts chapitres permettent une lecture fractionnée, et dont le propos, sociologique plutôt que féministe, invite avant tout à penser autrement une histoire de l’art dont on a jusqu’à présent tenu la masculinité pour acquise.

 

S’il était avéré que c’étaient les femmes préhistoriques qui ont peint les cavernes, si l’idée était admise depuis longtemps par nos sociétés, quel serait l’état du monde aujourd’hui ?

 

Éditions Max Milo, octobre 2014, 179 pages, 29 euros

 

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Toute la rubrique beaux livres

Toute la rentrée littéraire 2014

Parfaite !, Mercedes Deambrosis

Présentation de l’éditeur :

parfaite-couvertuElle regarde sa montre, presque midi. Elle se lève, s’étire, toujours, et ce simple geste, veut-elle croire, contribue à la souplesse du corps. Elle ne se leurre pas. La jeunesse n’est pas éternelle, mais elle se doit par respect des autres, de ceux qui la regardent, l’envient, l’admirent, d’entretenir au mieux ce que la nature lui a si généreusement offert, ce corps magnifique qui lui a toujours procuré d’immenses joies.

À plus de soixante ans, au prix d’un travail acharné sur son corps et sur elle-même, elle est parfaite. Victime des apparences et des marques, elle s’apprécie avant tout à l’aune des vêtements et accessoires de prix qu’elle arbore comme des trophées.

Mercedes Deambrosis campe une héroïne égarée dans une pension low cost quelque part en Méditerranée. Et là, dans ce milieu hostile, aux antipodes de ce dont elle rêve, son monologue ininterrompu révélera quelques fêlures, quelques mensonges et les compromissions qu’elle a dû faire pour continuer à jouer son rôle de femme parfaitement inaltérable.
Jacques Floret s’amuse des miroirs que tendent les magazines à notre héroïne et c’est non sans humour qu’il entrecoupe le récit de ses interludes publicitaires glacés et sarcastiques.

En peu de pages, et dans la langue sèche et acérée qu’on lui connaît, Mercedes Deambrosis raconte une femme que tout un chacun a déjà croisée – certains l’ont même côtoyée. Une victime de la dictature de la mode, mais une victime consentante. Qui a sacrifié sur l’autel de l’apparence et de la jeunesse éternelle (oxymore) tout le reste. Donc tout ce qui compte. Et qui tente de se persuader que les choix qu’elle a faits étaient les bons ; car si elle s’avouait le contraire, elle ne pourrait que tomber.

Du haut de ses talons, la chute risquerait d’être violente.

Les illustrations colorées de Jacques Floret, qui mettent en scène des représentations féminines sans âmes sur papier glacé, des êtres qui se laissent définir par une paire d’escarpins ou un sac à main – c’est du moins ce que l’on nous vend –, des revendications consuméristes et logotypées, font ressortir davantage encore l’extrême solitude de la narratrice dans le monde qu’elle a fait sien – un monde où tout n’est qu’apparence.

Un petit livre à lire avant de faire du tri dans sa garde-robe et ses envies de shopping, ou à offrir si les priorités ont déjà été revues.

Vu par Jacques Floret

Editions du Chemin de fer, novembre 2014, 80 pages, 14 euros

Jacques FloretLes premières pages sont à feuilleter ici 

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

Rien de bien grave

Candelaria ne viendra pas

Six façons de le dire

D’autres publications des éditions du Chemin de fer

Toute la rentrée littéraire 2014

Fragments choisis :

« Elle aime tout ce qui est nouveau. Et a tiré un trait sur le passé, banni la nostalgie. Le présent, oui. Mais vite. Elle n’a plus de temps à perdre. » (page 30)

« Mon corps m’a toujours procuré de grandes satisfactions. » (page 50)

« On n’apprécie que ce qui coûte et elle, elle est de ces personnes qui refusent de compter, car au fond, elle sait qu’elle n’a pas de prix. » (page 60)

Déclinaisons de classiques

ultimfond1Ils sont pour l’instant au nombre de quatre : Orgueil et préjugés, Le Rouge et le Noir, Une saison en enfer – Poésies, Illuminations et Le cas étrange du Dr Jekyll et de Mr Hyde.

Quatre classiques, quatre incontournables que les créateurs de la maison d’édition üLtim aiment tellement qu’ils les ont déclinés.

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Pour chacun, une nouvelle édition de l’œuvre (la Saison en enfer que j’ai en main est sublime, et rajouter le plaisir de la vue et du toucher ne fait évidemment qu’augmenter le ultimfond2bonheur de lecture), un carnet et un agenda assortis sont disponibles.

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L’idée de cette création ? « Le livre que nous aimons doit nous accompagner partout. »

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Reste à ne pas se laisser intimider par les objets de papeterie et à oser poser la pointe de son stylo sur leurs pages…

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Des séries qui ressemblent fort à des cadeaux de Noël idéaux pour les amateurs de Jane Austen, d’Arthur Rimbaud, de Stendhal et de Robert Louis Stevenson… et pour les autres aussi !

http://www.ultim-lexperience.fr/

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Orgueil et préjugés : 416 pages, 15 €

Le Rouge et le Noir : 500 pages, 15 €

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Une saison en enfer – Poésies, Illuminations : 128 pages, 10 €

Le cas étrange du Dr Jekyll et de Mr Hyde : 128 pages, 10 €

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Carnets : 128 pages, 10 €

Agendas : 128 pages, 8 €