Eric Fottorino reçoit le Grand Prix des Lectrices de ELLE 2010 dans la catégorie document pour “L’homme qui m’aimait tout bas”

[flv]http://www.youtube.com/v/JmuSeEP5XU8&hl=fr_FR&fs=1&rel=0&color1=0xcc2550&color2=0xe87a9f[/flv]

De ce texte sur son père adoptif écrit juste après le suicide de celui-ci, il ne savait que faire. Il s’en est écoulé 70.000 exemplaires. « Questions à mon père », basé sur une correspondance avec son père biologique, est sorti cette semaine, par un hasard de calendrier qu’on ne peut ignorer.

 

Hier soir, Eric Fottorino, directeur du Monde, a prononcé un discours touchant lorsqu’il a reçu cette récompense qu’il partage avec les siens.

 

« J’écris des romans pour savoir qui je suis », nous avait-il confié dans l’après-midi.

Véronique Ovaldé reçoit le Grand Prix des Lectrices de ELLE 2010 dans la catégorie roman pour “Ce que je sais de Vera Candida”

[flv]http://www.youtube.com/v/Bl_3-fScZDY&hl=fr_FR&fs=1&rel=0&color1=0xcc2550&color2=0xe87a9f[/flv]Le discours de Véronique Ovaldé est à l’image de ses textes : simple, sincère, plein d’images et de couleurs.

Il donne envie de relire son roman.

Merci à Sandra du blog In the mood for cinema qui a fait les vidéos repiquées sur YouTube.

Retrouvez le palmarès complet des trois catégories chez Caroline.

Et bientôt, d’autres notes chez Marie-Claire et Flora

La remise du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2010

« Tout a commencé en août dernier, lorsque vous m’avez régalée d’un délicieux Paris-Brest. En septembre, j’ai pleuré de bonheur en découvrant Lait noir, et me suis délectée de Ce que je sais de Vera Candida avant que la critique ne l’encense. En octobre, j’ai découvert la Bulgarie de Rouja Lazarova, en novembre, le Mexique d’Hélène Castel. En décembre, Camille de Villeneuve m’a présenté les d’Argentières, et en janvier c’est A. M. Homes qui me faisait entrer dans son cercle familial. J’ai terminé cet improbable parcours au Canada, bercée par la splendide musique de Joseph Boyden. »

 

Dans le cadre très chic des salons France-Amériques, habillé pour l’occasion de rose, a été décerné hier soir le 41ème Grand Prix des Lectrices de ELLE.

 

Véronique Ovaldé remporte le Prix dans la catégorie roman avec Ce que je sais de Vera Candida.

 

Eric Fottorino remporte le Prix dans la catégorie document avec L’homme qui m’aimait tout bas.

 

Jesse Kellerman remporte le Prix dans la catégorie policier avec Les Visages.

La cérémonie, très people, était précédée de discussions plus intimistes entre les jurées et deux des trois lauréats, Véronique Ovaldé et Eric Fottorino.

Ainsi s’achève la belle aventure du Prix ELLE 2010.

Cette expérience est unique. Unique parce que ce jury ne ressemble à aucun autre, unique parce que la sélection de lectures est de très haut niveau, unique parce que je suis la femme ELLE et que, ainsi que je m’en faisais la réflexion hier devant le parterre de femmes petites, grandes, blondes, brunes, minces, rondes, jeunes et moins jeunes, nous sommes toutes la femme ELLE. Les hommes, aussi, sont la femme ELLE. Je ne fais pas là de la pub pour le magazine, il n’en a pas besoin.

Je suis heureuse d’avoir participé à ce prix, heureuse des rencontres qu’il m’a permis de faire. C’est un grand prix, un vrai prix et un prix vrai, un prix qui compte.

L’invitation est rose !

Ça vous étonne ? C’est la remise du Grand Prix des lectrices de ELLE, après tout ! Le joli carton est arrivé en début de semaine, au moment où 120 des candidates à l’édition 2011 recevaient un courrier annonciateur de la bonne nouvelle, comme moi il y a un an.

 

Le secret sur les vainqueurs de cette 41ème édition sera levé vendredi 26 mai prochain, pour chacune des catégories qu’il nous a été donné de lire chaque mois : roman, document, policier.

 

Après l’agréable rendez-vous de la rencontre jurées-auteurs organisée dans le cadre du salon du livre (revoir la vidéo), la proclamation s’annonce comme un moment privilégié, festif, littéraire, féminin… J’ai hâte d’y être.

Retour sur la rencontre ELLE jurées-auteurs

[flv]http://www.elle.fr/extension/la_videoplayer/design/elle/swf/PlayerVideoElle.swf[/flv]

Après ma vision des choses, voici le petit film réalisé par l’équipe de ELLE pendant l’après-midi

Vidéo ELLE 

Vous m’avez vue ??? 
 

Et l’appel à candidatures pour le Grand Prix des Lectrices de ELLE 2011 est lancé ! C’est le moment de postuler : un questionnaire à remplir, une photo à joindre, et hop, adressez le tout à l’équipe du Prix avant le 1er mai prochain.

Pour tout comprendre du Prix et postuler, c’est ici.

Et s’il vous reste des incompréhensions sur ce Prix vieux de 40 ans, allez faire un tour sur le blog d’A bride abattue : une autre jurée de l’édition 2010 en propose une description assez exhaustive.

Une jurée ne peut pas repostuler avant 3 ans ; pour ma part, cela tombe bien, je vais être largement assez occupée pour les mois qui viennent, entre le Prix Orange, celui de Carrefour, et surtout, l’effet boule de neige des lectures (on découvre un auteur par un roman, et on a envie de lire ses autres textes, et ceux auxquels il fait référence, etc.)

Mais je recommande vivement l’aventure ELLE à toutes celles qui aiment lire !

ELLE et ses jurées ont tenu Salon

Vendredi dernier, ELLE accueillait une partie des ses jurées pour des rencontres privilégiées avec plusieurs auteurs du cru 2010. Ca se passait dans la mezzanine du parc des expositions porte de Versailles, à l’abri du brouhaha du Salon du Livre.

 

J’ai d’abord bu un café à la table d’Eric Fottorino, qui a parlé de ses doutes sur l’intérêt que pouvait avoir L’homme qui m’aimait tout bas au-delà de son cercle familial. Il s’en est écoulé 70.000 exemplaires. Après ce vibrant hommage rendu à son père adoptif, écrit en un mois Eric Fottorino travaille avec son père biologique, le juif Maurice, qu’il questionne chaque soir. « Je suis analphabète en juif », confit-t-il.

 

Antonin Varenne fait partie de ces chanceux écrivains qui vivent de leur plume. Fakirs, il l’a écrit deux fois. Il ne fait pas de plan, il se lance en ayant en tête le début, la fin, et des idées de destins pour ses personnages – qui ensuite prennent leur autonomie et dictent leur loi. Quelques scènes clés, aussi, comme le suicide, la torture. « Je me focalise sur les thèmes plutôt que sur l’intrigue », explique-t-il.

Pour Fakirs, il avait cet objectif (atteint !) que les morts ne soient pas gratuites. Antonin Varenne prépare actuellement un ouvrage basé sur les souvenirs de la guerre d’Algérie de son père, appelé en 57.

 

De la timide Camille de Villeneuve, j’ai appris qu’il lui avait fallu 2 ans ½ pour écrire Les insomniaques, avec une rigueur qu’elle-même qualifie de scolaire : panneaux par parties, fiches pour les personnages, plan comportant plus de détails qu’il n’y en a au final dans le roman. « Mais un livre s’écrit en beaucoup plus de temps. Pendant des années, j’ai cherché, et il y a un moment où ça prend forme. »

 

Sur les tables, il y a des petits fours sucrés. Véronique Ovaldé compare Ce que je sais de Vera Candida à « un macaron avec dedans un truc un peu acide ». Comme s’il avait fallu placer cette histoire difficile dans un décor un peu fantaisiste pour faire passer la pilule. Et chose incroyable, elle n’a jamais mis les pieds en Amérique latine, où elle imagine pourtant qu’elle serait comme chez elle. Véronique Ovaldé a mis une année pour écrire Vera Candida ; et à la première lecture, son éditrice lui a dit, froidement : « Ca va faire un carton ». Elle ne s’est pas trompée.

 

La très belle Sarah Kaminsky, sur le visage de laquelle on s’amuse à retrouver les traits de son père, a commencé à écrire Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire à la troisième du singulier. « Et puis j’ai arrêté. Ce n’était pas possible. J’avais l’impression d’écrire la nécrologie de mon père ». Le je s’est donc imposé pour ce témoignage qu’elle aura mis des années à convaincre son père de réaliser. L’intéressé a relu sa fille chapitre après chapitre, et se prête aujourd’hui au jeu de lectures publiques.

 

Avec Hélène Castel, nous avons parlé identité (« quelque chose de si profondément essentiel ») et importance de la parole : « Lors de ma confrontation avec le juge, cela a été une expérience pour moi que de découvrir que tout repose sur la parole. Ou, si ce n’est pas tout, beaucoup de choses. » Depuis la sortie de Retour d’exil d’une femme recherchée, Hélène Castel a créé La parole est à l’accusé, une association qui a pour objectif d’entrer dans les prisons et de permettre à chacun de trouver ses mots.

 

Etaient présents également Dominique Torres et Jean-Marie Pontaut, auteurs de Lila, être esclave en France et en mourir, mais (pas envie de replonger dans cette histoire sordide ? pas d’intérêt pour le travail, ici davantage journalistique que littéraire ?) je ne suis pas allée les voir.

 

Et puis, Gérard Garouste, personnage s’il en est, est passé avec Judith Perrignon. Il s’est confié à elle pendant un an (« des bavardages », dit-elle), puis elle a écrit pendant quatre mois ce qui allait devenir L’intranquille. « Je lis beaucoup, mais toujours la même chose », indique l’artiste. « Et si j’avais pu choisir entre tous les arts, j’aurais été musicien. » Nous ne sommes pas mécontents qu’il n’ait pas eu à choisir

 

Et l’après-midi s’achève. Je n’ai pas vu l’heure passer, il fait bientôt nuit dehors. Je repars ravie, avec en poche les cordonnées de plusieurs jurées, et aussi de trois auteurs qui ont acceptés d’être interviewés pour le blog

Les livres ELLE de mars

Les livres de mars envoyés par ELLE sont arrivés sous le soleil !

 

Le roman, traduit de l’anglais, est signé Joseph Boyden et s’intitule « Les saisons de la solitude » (Albin Michel).

Le document est le témoignage de Sarah Kaminsky sur les activités de son père – « Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire » (Calmann-Lévy).

Le policier, enfin, est le premier roman du Ghanéen anglophone Kwei Quartey, « Epouses et assassins » Payot).

 

Je prédis que le soleil ne cessera de briller pendant leur lecture

Lectures ELLE de février

Le Prix des Lectrices de ELLE 2010 approche de la fin…

Avant de rencontrer certains auteurs de cet excellent cru à l’occasion du Salon du Livre de Paris en mars, la fournée de février devra avoir été lue.

Et elle comprend :

– dans la catégorie roman, Lark et Termite de Jayne Anne Phillips (éditions Christian Bourgois)

– dans la catégorie policier, Un pied au paradis de Ron Rash (éditions du Masque)

– dans la catégorie document, Lila, être esclave en France et en mourir de Dominique Torres et Jean-Marie Pontaut (Fayard)

Entre la Corée du Sud, les Etats-Unis et la France, cette sélection promet une descente vertigineuse du paradis à l’enfer…

Les 3 premiers livres ELLE de 2010

… étaient dans ma boîte aux lettres ce jeudi. 


 

Le roman est « Le testament caché » de Sebastian Barry aux Editions Joëlle Losfeld, dont j’aime beaucoup les objets livres ;
le polar, « Les Visages » de Jesse Kellerman (Sonatine), dont les presque 500 pages ne me font même pas peur ;

le document enfin, « Le sens de la famille », roman familial/autobiographie de l’écrivain A.M Homes paru chez Actes Sud, par lequel j’attaque cette sélection de janvier.


 

Rendez-vous prochainement ici pour mes commentaires ! 

 

En décembre, il tombe de la neige et…

… des bouquins !

Les trois livres du mois du Prix des Lectrices ELLE 2010 sont arrivés cette semaine : le roman est celui de Camille de Villeneuve, Les insomniaques, le policier celui de Lisa Gardner, Sauver sa peau, et le document Les enfants de Staline, d’Owen Matthews.

Un peu comme un passage du Père Noël avant l’heure.

J’ai suspendu toutes les lectures en cours pour attaquer Les insomniaques… et les 600 pages ne devraient pas poser trop de problème !