L’Estivant, Kazimierz Orlos

Présentation de l’éditeur :

Un vieil homme retrouve avec émotion deux lettres écrites par Mirka, son premier amour, qu’il avait relégué au fond de sa mémoire. Il décide alors d’écrire à son fils et de lui raconter toute l’histoire, en commençant par sa rencontre avec cette adolescente lors des vacances d’été, au bord de la lagune de la Vistule, en 1951 et 1952. Dans ses lettres, la jeune fille lui annonçait être enceinte. Il ne lui a jamais répondu. Bouleversé par cette paternité qui resurgit dans ses vieux jours, l’homme se met à la recherche de son passé.

Cinquante ans plus tard, il se rend dans la maison sous les pins, au bord de la mer Baltique. Il y fait de longues promenades sur la plage et dans les dunes, se remémorant toute son existence et Lire la suite

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Premier amour, Ivan Tourguéniev

Premier amour est autobiographique ; même Flaubert, en son temps, a compris ce que la jeune Zénaïde a pu provoquer chez Ivan Tourguéniev.
Mais un premier amour ne saurait faire l’objet d’un roman, même court, s’il n’était malheureux ou déçu. C’est donc ce qui arrive.
Car Tourguéniev (qui se nomme dans le texte Vladimir Petrovitch), âgé de seize ans, se retrouve en compétition face à… son père. Zénaïde est sa voisine, il l’observe par la clôture. Le père de Vladimir gagne son cœur, laissant son fils – qui les a espionnés – en proie à un désarroi qui tourne à la folie.

Ce texte est riche de détails et de précisions ; les dialogues rendent les scènes plus vraies que natures, et le personnage de Zénaïde est fascinant.

A priori, Tourguéniev (à qui l’on doit le roman « Pères et fils » paru deux ans plus tard) se serait aussi servi de cette longue nouvelle pour régler des comptes avec son père sur la question du mariage de celui-ci avec sa mère…

La plaisanterie, Milan Kundera

La plaisanterie, c’est celle anodine d’un étudiant amoureux, une carte postale rédigée à la hâte, qui va déterminer la destinée toute entière de Ludvik. Une deuxième plaisanterie, trente ans plus tard, viendra boucler la boucle.

Dans la Tchécoslovaquie de l’Après-guerre, Ludvik est un étudiant communiste engagé. Ambitieux et promis à un bel avenir au sein du Parti, il va s’en retrouver exclu, de même qu’il sera prié de quitter l’université après un vote à main levée ou il fait, à sa grande honte et à son désespoir, l’unanimité.

Débute alors la chute de Ludvik. Il est trop tard, il ne peut revenir en arrière.

 

Tournant autour de grands thèmes tels que la complexité des rapports humains et notamment amoureux ou l’irréversibilité des actes, thèmes récurrents chez Kundera, La plaisanterie est aussi une critique du système stalinien, dont la parution en France a eu lieu au moment de la répression soviétique (1968).

Ecrit en 1967 par le tchèque Milan Kundera, ce roman n’est pas un livre facile d’accès.

Pourtant, sa construction polyphonique en sept parties orientées autour de quatre personnages est intéressante, et sa portée philosophique va au-delà de l’histoire de Ludvik. La trame est universelle, nous sommes tous concernés.

Un peu de courage donc : ça vaut le coup.