« Je vais m’y mettre » : le roman d’un premier roman

Florent Oiseau

 

 

Je vais m’y mettre, le premier roman de Florent Oiseau, 25 ans, paraît en cette rentrée littéraire aux éditions Allary.

Avec l’humour qui caractérise son livre, il nous a fait partager, il y a quelques semaines, le roman de ce premier roman.

.

.

Comment est né Je vais m’y mettre ? Lire la suite

Publicités

Je vais m’y mettre, Florent Oiseau

Présentation de l’éditeur :

JE-VAIS-MY-METTRE--tt-width-326-height-468-lazyload-0-crop-1-bgcolor-ffffffFred, la petite quarantaine, surfe sur l’écume des jours. Après des années à enchaîner jobs alimentaires et périodes de chômage, il a renoncé à faire carrière. Il passe désormais ses journées à dormir, manger des Knacki devant les émissions de Sophie Davant et boire des demis au bistrot du coin en attendant l’amour.

Jusqu’au moment où il découvre qu’il arrive en fin de droits, et que ses maigres allocations disparaîtront bientôt. Il n’a plus le choix : il doit s’y mettre. Un emploi salarié ? Il n’en trouvera pas. Mais des ennuis, oui. Fred, par paresse ou naïveté, a une fâcheuse tendance à se laisser glisser dans les embrouilles…

De Paris à Malaga, Je vais m’y mettre nous embarque pour une série d’aventures drolatiques en compagnie d’un personnage aussi attachant que désabusé. Une comédie d’aujourd’hui où, derrière les éclats de rire, se dessine le devenir de la génération précaire.

 

Fred a un humour bien à lui. Quand une fille se plaint qu’on ne peut rien construire avec lui, il répond qu’il n’est pas maçon Lire la suite

Les Cahiers d’Esther, Riad Sattouf

Présentation de l’éditeur :

 

couvertures-esther-pantone-rvbÉcrits d’après les histoires vraies d’Esther A. (les noms des vraies personnes ont été modifiés), Les Cahiers d’Esther nous plongent dans le quotidien d’une fille de 10 ans qui nous parle de son école, ses amis, sa famille, ses idoles.

Que sont Tal, Kendji Girac ou bien les têtes brûlées ? Quels sont les critères de beauté que doivent avoir les garçons et les filles pour être populaires ? Comment fait-on quand on a des copines plus riches que soi ? Qu’est-ce que le petit pont massacreur ? Comment les attentats du 7 janvier ont-ils été vécus dans la classe d’Esther ? Comment faire quand on a peur d’avoir des gros seins ?

couvertures-esther-pantone-rvb - CopieEn cinquante-deux pages qui sont autant de saynètes sur un thème à chaque fois différent, Esther nous raconte sa vie et son époque. Ce qu’elle ne dit pas à ses parents, elle le raconte dans ce journal intime, tour à tour drôle et émouvant, tendre et cruel : un portrait de la jeunesse d’aujourd’hui et un miroir de notre société.

 

 

Esther ecoleRiad Sattouf s’illustre par la justesse de son regard porté sur la jeunesse, qu’il s’agisse de la sienne ou de celle des autres. Il a rencontré Esther, la fille d’amis, et l’a écoutée. Des histoires qu’Esther lui raconte, il fait des planches, prépubliées dans L’Obs. Ces cahiers reprennent les 52 planches de l’année des 10 ans d’Esther, que Riad Sattouf a pour projet de suivre jusqu’à ses 18 ans.

Esther a des préoccupations tellement liées à son temps qu’elles ne sauraient s’inventer. C’est ce qui rend ce roman graphique fascinant. L’album est drôle, mais parfois aussi consternant. Le syndrome du « c’était mieux avant » guette…

 

C’est une expérience à laquelle nous convie Riad Sattouf en nous faisant assister à l’évolution de cette Esther totalement ancrée dans son époque. Ces Cahiers se dégustent de façon fractionnée et nous donnent à comprendre l’évolution des mœurs dans la cour de récré.

Peut-on proposer meilleur baromètre de la jeunesse d’aujourd’hui ?

 

Allary éditions, janvier 2016, 56 pages, 16,90 €

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

L’Arabe du futur, tome 1

L’Arabe du futur, tome 2

Toute la rubrique BD

Esther plage

L’Arabe du futur 2, Riad Sattouf

Présentation de l’éditeur :

arabefutur2webhd-tt-width-300-height-430-bgcolor-FFFFFFNé d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf raconte dans L’Arabe du futur sa jeunesse au Moyen-Orient.
Dans le premier tome (1978-1984) le petit Riad était balloté entre la Libye, la Bretagne et la Syrie.
Dans ce second tome, qui couvre la première année d’école en Syrie (1984-1985), il apprend à lire et écrire l’arabe, découvre la famille de son père et, malgré ses cheveux blonds et deux semaines de vacances en France avec sa mère, fait tout pour devenir un vrai petit syrien et plaire à son père.
La vie paysanne et la rudesse de l’école à Ter Maaleh, les courses au marché noir à Homs, les dîners chez le cousin général mégalomane proche du régime, les balades assoiffées dans la cité antique de Palmyre : ce tome 2 nous plonge dans le quotidien hallucinant de la famille Sattouf sous la dictature d’Hafez Al-Assad.

Ce deuxième volet de la trilogie à succès – mérité – de Riad Sattouf se focalise sur l’année de cours préparatoire du jeune Riad. 160 pages pour une année riche en petits bonheurs et en grandes mésaventures. Avec ce rythme et ce regard, qui s’attache à relever les absurdités de l’enseignement et à dépeindre le quotidien à hauteur d’enfant, on embarquerait volontiers pour un tome par année d’enfance du narrateur (ça tombe bien, un tome 3 est attendu pour l’année prochaine).

.
sattouf_maitresseLa cruauté du régime se trouve ici rapportée à l’échelle de l’école et de la vie locale. C’est féroce et drôle, édifiant et marquant. En Syrie, l’école est un lieu où l’on apprend (la vie) davantage que l’on s’instruit, un lieu comme d’autres du pays qu’il vaudrait mieux éviter mais qui échappe à tout contrôle. Le corps enseignant y sévit en toute impunité, l’arabe rentre à coups de règle sur les doigts, et les humiliations ne sont pas réservées à la cour de récréation. Quant à la violence, elle ne se limite pas ce qu’on appelle « école »…

.
Une nouvelle réussite.

.
Allary Editions, juin 2015, 160 pages, 20,90€

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

L’Arabe du futur, tome 1

Toute la rubrique BD

arabe ext 1a

Je ne veux pas d’une passion, Diane Brasseur

Présentation de l’éditeur :

je ne veux pas dune passion-couvIl est parti, il a enfilé son caban avant de mettre son bonnet.

Pourquoi n’ai-je pas essayé de le retenir ?

Quand il s’est levé, j’ai gardé les mains dans les poches de mon manteau.

J’hésitais à lui proposer d’aller chez moi pour faire l’amour une dernière fois. Un à un, il fermait les boutons de son caban que, d’habitude, il ne ferme pas. Celui du milieu, frappé d’une ancre de bateau, était tombé depuis longtemps.

« Je vais rester un peu. »

J’ai commandé une coupe de champagne.

Elle pensait que c’était le bon, mais il la quitte. Restée seule dans un café, une jeune femme revit les derniers mois de son histoire d’amour, et la relation fusionnelle qu’elle entretient avec son père depuis l’enfance. Deux passions très différentes, qui vivent dans un seul cœur.

Ce roman est une alternance de souvenirs égrenés comme des gouttes de pluie qui glisseraient sur une vitre, vitesse, rythme et taille variables. Les souvenirs concernent les deux hommes de la vie de la narratrice, son père, ce héros, et son amoureux, qui vient de la quitter. Elle remonte dans le désordre le fil de ces deux histoires, y trouve des correspondances. Loin de s’apitoyer sur son sort, la narratrice, qui a l’impression d’être « tombée du mauvais côté de l’amour », constate, revit, s’émeut, comme pour mieux se préparer pour la suite.

Mais peut-on avoir dans sa vie deux hommes de sa vie ?

Après le dilemme épouse/maîtresse, Diane Brasseur s’attaque dans ce deuxième roman à un autre cliché, les points communs entre son père et l’homme aimé – et à nouveau, s’en sort avec brio, évitant les écueils et la facilité. C’est frais et juste, tout en délicatesse, servi par une écriture légère et sensible, pleine de respirations. C’est aussi un portrait de la fragilité des jeunes femmes modernes lorsqu’elles sont à jamais les filles de leur père.

Une réussite.

Allary Editions, août 2015, 240 pages, 17,90 euros

A lire aussi sur Sophielit :

Les fidélités

Pourquoi écrivez-vous, Diane Brasseur ?

Toute la rentrée littéraire 2015

Fragments :

« Il n’y a rien de plus triste que les amours fabriqués. » (page 15)

« Il n’y a pas de désir sans un peu d’inconfort. » (page 40)

« Les rencontres les plus importantes n’ont rien de spectaculaire. » (page 46)

« J’ai l’impression d’être tombée du mauvais côté de l’amour. » (page 70)

« Tous les hommes dont je tombe amoureuse portent la barbe pour que mon désir s’y accroche comme à la bande Velcro d’une fermeture à scratch. » (page 88)

« A la fin de chacune de mes histoires, j’ai fait un test HIV pour m’en libérer. » (page 100)

« La vieillesse des autres ne l’intéresse pas, la sienne est scandaleuse. » (page 105)

« Alors je sors de la salle de bains blanche comme je voudrais sortir de l’enfance, en claquant la porte. » (page 131)

« Nous attentions nos cafés comme les trois coups au théâtre pour commencer. » (page 133)

« Les amoureux ne se méfient pas, ils s’embrassent les yeux fermés. » (page 143)

« La nuit, tout est plus grave. » (page 165)

« Au cinéma, je change de rang dans la pénombre en pleine séance, mais les décisions importantes je les prends vite et sans regrets. » (page 173)

« Trop près on se dispute, trop loin on se manque. » (page 181)

« Le risque quand il y a tant d’amour, c’est de se rater. » (page 181)

L’Arabe du futur, Riad Sattouf

arabe_c1-hautedefPrésentation de l’éditeur :

Une enfance dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez al-Assad.

Né d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d’être nommé professeur. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile. En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n’aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête : que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.

PlancheA_215827Riad est blond et bouclé comme une fille. Les adultes l’adorent, les femmes en particulier qui le trouvent trop mignon, mais il s’attire la haine de la plupart des enfants de son âge, qui eux sont bruns. Car Riad vit en Libye, puis en Syrie, trimballé, avec sa mère et bientôt son petit frère, au gré de la volonté d’un père coincé entre la culture de son clan et celle de la famille qu’il construit : son épouse blonde est Bretonne, ils se sont rencontrés en France pendant leurs études.

Riad découvre une dictature puis une autre, à hauteur d’enfant. Le contraste avec la France, où il revient parfois pour des vacances chez ses grands-parents, est saisissant.

C’est drôle et violent, plein de candeur – le narrateur n’a que quatre ans – mais de lucidité aussi.

Un roman graphique formidable, qui raconte le Moyen-Orient comme il n’avait encore jamais été raconté.

kadhafi1-tt-width-604-height-423

LArabe-du-futur-extraitSous-titré « Une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984) », cet album est le premier d’une série de trois ; le deuxième est paru en juin 2015. Il compte parmi les cinq livres français les plus traduits dans le monde en 2014 ; mais ni la Libye, ni la Syrie n’en ont encore acheté les droits.

L’Arabe du futur a reçu le prix RTL BD de l’année 2014, le prix BD Stas/ville de Saint-Etienne 2014 et le Fauve d’Or – Prix du Meilleur Album du Festival international de la Bande Dessinée d’Angoulême 2015.

Allary Editions, mai 2014, 160 pages, 20,90 €

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

Toute la rubrique BD

Voyage au bout du livre #1 : L’éditeur, passeur professionnel

SA-voyage-au-bout-du-livre

Voyage au bout d’une livre, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

 

De l’éditeur au traducteur en passant par les animateurs d’atelier d’écriture, la rubrique Voyage au bout du livre est un patchwork de tous les métiers qui accompagnent le manuscrit jusqu’à ce qu’il devienne un livre.

 

 

L’éditeur est l’accompagnateur incontournable du manuscrit. Mais de celui qui se limite à la fonction d’imprimeur à celui qui façonne le texte, les déclinaisons et les visions du métier sont nombreuses. Rencontre avec Guillaume Allary, 40 ans, passé par Flammarion, Hachette Littératures et NiL Editions, qui vient de lancer sa propre maison d’édition, Allary Editions.

 

 

L’éditeur est un passeur professionnel.

_MG_3647 (2)Pour moi, l’éditeur est un passeur professionnel. En temps de guerre, il y a des passeurs amateurs, extrêmement utiles pour faire traverser des frontières ou diffuser des textes sous le manteau. Mais nous sommes en temps de paix, et donc ce travail doit être fait par des professionnels, autrement dit des gens dont le métier est de lire, et qui sont donc censés repérer plus facilement ce qui sort du lot, et mérite d’être diffusé.

Je précise que je ne vois pas de supériorité des éditeurs professionnels en temps de paix sur les éditeurs amateurs en temps troubles : l’un des plus grands éditeurs allemands est un quidam qui laissait dans les cages d’escalier berlinoises pendant la seconde guerre mondiale des cartes postales racontant le vrai visage de cette guerre.

 

Le destin ordinaire d’un primo-romancier est de rester dans l’anonymat.

Comment j’accompagne les primo-romanciers ? En leur rappelant que le destin ordinaire d’un primo-romancier est… (lire la suite)

Les fidélités, Diane Brasseur

thumbnail_les-fidelitesPrésentation de l’éditeur :

« J’ai une double vie depuis un an.

J’ai glissé dans cette situation sans opposer de résistance.

Je passe la semaine avec Alix à Paris et je retrouve ma femme et ma fille le week-end à Marseille.

Quand je suis heureux je n’ose plus bouger. Je me fais penser au chien de ma grand-mère qui se transformait en statue quand le chat le léchait.

Qu’est-ce que j’attends ?

Qu’on prenne une décision à ma place ? Un drame ? »

Quelques heures avant de partir à New York fêter Noël en famille, un homme de 54 ans s’enferme dans son bureau pour faire un choix : quitter sa femme ou sa maîtresse.

 

 

« Je ne veux pas vieillir. » Voilà comment le narrateur commence son monologue. Et aux côtés d’Alix, 31 ans, le temps pour lui s’arrête. Mais Les fidélités n’est pas simplement l’histoire, somme toute banale, d’un homme qui prendrait une maîtresse pour se donner l’illusion de ralentir le déclin. Le narrateur aime, quoi que de façons bien différentes, les deux femmes de sa vie. Et c’est ce qui lui est, à la longue, insupportable ; l’on ne se sent jamais aussi seul que lorsqu’on a le cœur coupé en deux.

 

Le thème du triangle amoureux a été maintes fois abordé en littérature. Il y a pourtant de l’inédit dans Les fidélités. Avec une écriture d’une grande fluidité, à un rythme enlevé, Diane Brasseur livre une vision très juste des relations qu’il est si compliqué de défaire et des aveux intérieurs de faiblesse. Elle démontre un vrai talent à faire revivre les scènes des deux histoires d’amour qui tiennent le narrateur debout.

Loin de prendre parti, le lecteur s’attache à chacun des trois protagonistes. L’auteur donne à comprendre le déchirement du narrateur, l’impuissance tranquille de la légitime, l’implication d’Alix qui dit à son homme, le seul qu’elle ait, avec lucidité : « Tout ça, c’est plus dangereux pour moi que pour toi. »

 

Et Diane Brasseur instille dans ses pages un suspens qui rend ce premier roman impossible à lâcher. On est captivé par ce drame silencieux et invisible, loin des clichés traditionnels véhiculés par l’adultère. Le mari trompeur n’est pas un homme machiavélique, l’épouse trompée n’est pas une femme délaissée et aigrie, l’amante n’est pas une vamp intéressée.

En dépit des beaux discours, personne, finalement, ne s’engage à moitié. Et c’est ce qui est bouleversant.

 

Ce coup d’essai est un coup de maître(sse).

 

Allary Editions, janvier 2014, 176 pages, 16,90 €

Lire le premier chapitre en ligne

 

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

Tous les premiers romans

 

 

Quelques citations :

 

« A quoi ressemble la maîtresse d’un homme marié ? » (page 8)

 

« Son odeur est autour de moi et ça me rend heureux parce que ce n’est pas un souvenir. » (page 12)

 

« Je vois toute la douleur, encore assez loin, à une centaine de mètres, mais elle me fonce dessus, comme une vague, et je baisse la tête et je vois mon corps et je me dis qu’il n’y a pas assez de place, même si je mesure 1,82 mètre et que je pèse 90 kilos, il n’y a pas assez de place entre mes deux épaules pour recevoir cette vague-là. » (page 26)

 

« Il faudrait peut-être nous vautrer dans notre histoire comme deux boulimiques.

Baiser jusqu’à l’écœurement, la serrer trop fort dans mes bras, manger dans la même assiette e lécher les mêmes couverts, dire tous les mots d’amour à la chaîne comme on allume une cigarette avec la précédente, prendre nos douches ensemble et échanger nos vêtements pour être repus, une bonne fois pour toutes. » (page 35)

 

« J’envie le chagrin d’Alix parce qu’il est identifiable. » (page 57)

 

« Est-ce qu’Alix et moi nous envisagerons un retour sur investissement ? Parce que j’aurai divorcé et qu’elle pensera avoir brisé une famille, déciderons-nous de rester ensemble coûte que coûte, même si nous n’en avons plus envie et que cela nous rend malheureux ? » (page 86)

 

« Les nuits avant mes départs ressemblent à celles des débuts d’histoires, corsetées. » (page 93)

 

« Pourquoi suis-je celui qui part ? » (page 105)

 

« Qu’est-ce que je croyais ? Qu’il y avait différents stades dans l’infidélité comme pour les infractions du code de la route ? » (page 113)

 

« Fantasmer, c’est prendre le risque d’être déçu. » (page 116)

 

« Je fais l’amour avec Alix, je fais l’amour avec ma femme. Je ne sais plus qui je trompe avec qui. » (page 119)

 

« Tous les efforts d’Alix me touchent parce que ce ne sont pas des efforts et qu’ils sont pour moi. » (page 155)

 

« Dans notre cas, le quotidien, c’est exotique.

Nous ne sommes pas un couple. […] Nous n’avons pas de vie sociale tous les deux, nous ne connaissons pas l’excitation d’un projet commun. Nous ne prenons aucune décision ensemble. » (pages 158-159)

 

« Je n’ai parlé d’Alix à personne parce que je voulais garder tous les détails pour moi et pour ne pas répondre à des questions auxquelles je n’avais pas de réponse. » (page 163)