Drôles d’époques !, Sophie Adriansen & Claudine Aubrun

Couv_droles_epoques_AdriansenIl y a un an paraissait Drôles de familles ! le premier hors-série de la collection à succès L’Enigme des vacances (dans laquelle j’ai aussi écrit Le souffle de l’ange, paru en 2013).

 

Sur le même principe des sept familles, voici Drôles d’époques ! Un service à thé appartenant à la tante Pétula a été dispersé à travers les époques. Sept enfants sont chargés d’en récupérer chacun un élément – les six tasses et la théière – par un mystérieux inventeur, neveu de Pétula, qui les envoie dans des époques éloignées et ne les renverra dans la leur que s’ils obtiennent l’objet attendu.

 

Sept familles, sept époques, et sept aventures : à la cour du Roi Soleil, au trentième siècle, les péripéties se suivent mais ne se ressemblent pas.

 

droles epoquesDe l’humour et du suspense, des exercices pour avancer dans la lecture et réviser son programme de l’année, selon le principe de la collection, mais aussi, selon le concept que nous avons imaginé pour ces hors-série, des grands jeux et des pages d’activités pour impressionner les parents. Et toujours plein de surprises !

 

Sept enfants venant d’époques différentes se voient investis d’une drôle de mission par un mystérieux personnage : rassembler toutes les pièces d’un service à thé dispersé à travers les siècles.

Pour chacun s’impose un voyage dans le temps : au Moyen Âge, à la cour de Louis XIV, au XIXe siècle, de nos jours ou dans le futur au XXXe siècle.

Tous sont confrontés à des situations étonnantes qui vont les amener à vivre des aventures rocambolesques.

 

 

Editions Nathan, collection L’énigme des vacances

du CM1 au CM2 (9-10 ans)

avril 2015

192 pages

7,99 €

http://www.lenigme.com/

 

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L’écrivain à l’épreuve du quotidien #3 : Le temps libre, c’est l’écriture

SA-lecrivain-a-lepreuve-du-quotidienL’écrivain à l’épreuve du quotidien, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

 

Un écrivain ne devrait pas faire les courses… il faut pourtant bien qu’il mange ! Dans cette rubrique, rencontre avec des écrivains qui se livrent sur la place de l’écriture dans le quotidien… et la place du quotidien dans l’écriture !

 

 

Salariée à temps partiel, Claudine Aubrun met son temps libre à profit pour écrire, et s’échappe parfois plusieurs mois durant dans des résidences d’écrivains. Mais avant d’en arriver là, elle a bataillé pour s’octroyer les heures que réclamaient ses livres. Rencontre avec un écrivain qui depuis dix ans construit sa vie autour de l’écriture. 

 

 

Dégager quelques heures pour mes livres a longtemps été pour moi une obsession

 

23-portrait_claudine_aubrun_c-Loïc-le-LouetEcrire demande du temps et ce temps est peu ou mal payé. C’est une situation cruelle. Dégager quelques heures pour mes livres a longtemps été pour moi une obsession. J’ai écrit mes premiers livres de cinq à sept, mais le matin. Il faisait nuit. J’avais sommeil. Puis, ma journée de mère de famille, de travailleuse commençait. Je devais me coucher tôt pour tenir le coup. Je m’imposais de travailler dix heures par semaine. Puis, j’ai commencé à publier, les trente-cinq heures sont arrivées, j’ai négocié un temps partiel avec mon employeur. J’ai enfin écrit à la lumière du jour. Maintenant, j’ai moins d’obligations familiales, je travaille le weekend, les vacances. Mon temps libre, ma liberté, c’est l’écriture. J’ai eu la chance de vivre et travailler à deux reprises dans des résidences d’écrivains. La première, je n’ai sans doute pas plus écrit que dans mon quotidien. Par contre, j’ai pris du recul. J’ai réfléchi à ce métier, à ma façon de l’aborder, à ce que je voulais écrire. Pour la deuxième, j’ai mis ce temps à profit pour avancer sur plusieurs projets… (lire la suite)

 

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

L’écrivain à l’épreuve du quotidien #2 : L’écrivain du mercredi-samedi-dimanche

L’écrivain à l’épreuve du quotidien #1 : Conjuguer les écritures et les contraintes

Pourquoi écrivez-vous, Claudine Aubrun ?

Tous les articles de la rubrique « Les Nouveaux Talents »

United colors of summer

cabines

Ils sont sortis ces derniers mois, vous êtes passés à côté pour une raison ou une autre (forcément excellente)…

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Les voici récapitulés ici.

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20 livres que l’été va vous permettre de découvrir.

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Classés par couleur (je suis synesthète).

 

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BLEU

BleuUne illusion passagère, Dermot Bolger« Toute relation atteint un stade où les choses sont allées trop loin pour s’arranger. »

Editions Joëlle Losfeld, 2013, 136 pages, 15,90 €

 

La nièce de Fellini, Gilles Verdiani« Personne ne sait comment la postérité choisit parmi les défunts ceux qu’elle aimera. »

Editions Ecriture, mars 2014, 180 pages, 16,95 € 

 

Nous étions une histoire, Olivia Elkaim : « Qu’est-ce qui t’oblige à aimer ton fils ? »

Stock, février 2014, 256 pages, 18,50 €

 

Conception, Ariane Zarmanti« Ton père, tu veux vraiment que je te dise, je l’ai trouvé dans le journal. »

Editions Omniscience, mars 2014, 192 pages, 17,90 €

 

 

ORANGE

Orange.Les cyprès de Patmos, Antoine Silber« Patmos n’est pas une île, mais un rêve d’île. »

Editions Arléa, février 2014, 128 pages, 17 €

 

Nouvelles du couple, collectif : « Je nous voulais, tous deux, et personne d’autre. »

Editions France Empire, mars 2014, 142 pages, 15 €

 

Happé par Sempé, Christophe Carlier : « Sempé était venu à mon secours. Il m’avait distrait de la platitude des choses. »

Serge Safran éditeur, octobre 2013, 76 pages, 7 €

 

Come prima, Alfred : « Je savais pas vers quoi j’allais, mais je savais déjà que je voulais pas rater ça. »

Editions Delcourt, octobre 2013, 224 pages, 25,50 euros

 

ROSE

RoseAu début, François Bégaudeau : « Certains fondent une famille pour racheter la leur. »

Alma éditeur, 2012, 216 pages, 18 €

 

La blancheur qu’on croyait éternelle, Virginie Carton« Lorsque le présent ne propose rien, que l’avenir est incertain, on est parfois tenté de retrouver ce qu’on a bien connu, de revenir là d’où l’on vient. »

Editions Stock, mars 2014, 224 pages, 18 €

 

Les fidélités, Diane Brasseur« J’ai une double vie depuis un an. »

Allary Editions, janvier 2014, 176 pages, 16,90 €

 

Grace Kelly, le roman d’une légende, Sophie Adriansen : « Il suffit d’aller voir derrière le conte de fées pour s’apercevoir que la femme aura tenu des rôles bien différents de ceux que l’on aime à s’imaginer. » 

Editions Premium, 24 janvier 2014, 256 pages + cahier photos 8 pages, 18,90 €

 

VERT

VertLa vie privée, Olivier Steiner« Sa façon de me regarder est déjà une pénétration. »

Gallimard, L’Arpenteur, mars 2014, 148 pages, 13,90 euros

 

Le silence des rails, Franck Balandier : « Ceux qui possèdent les armes ont toujours raison. »

Flammarion, février 2014, 220 pages, 12 €

 

Mon amie américaine, Michèle Halberstadt : « Je ne savais pas que je pouvais fabriquer autant de larmes. »

Albin Michel, janvier 2014, 192 pages, 16 euros

 

Bois sans soif, François Perrin : « Un bar ne constitue ni plus ni moins que la chambre dont on ne dispose pas chez soi. »

Editions rue fromentin, janvier 2014, 140 pages, 16 euros

 

JAUNE

JauneLe saut du requin, Romain Monnery : « Ils avaient couché le premier soir. Elle s’était dit « Soyons fous », il avait trouvé ça normal. »

Au Diable Vauvert, janvier 2014, 272 pages, 17 euros

 

Dossier océan, Claudine Aubrun : « J’étais à la limite. A la limite du défendu mais à la limite tout de même. »

Le Rouergue, février 2014, 107 pages, 9,70 euros

 

Germain dans le métro, Vincent Maston : « Pour calmer mes nerfs, j’applique la seule technique de relaxation que je connaisse. Par petits coups discrets, je fais trébucher les passagers importuns.

JCLattès, février 2014, 304, 17 euros

 

Drôles de familles !, Sophie Adriansen & Claudine Aubrun : « Vivre comme des Peaux-Rouges, c’est ce que propose le Camp du Totem d’or.»

Nathan, L’énigme des vacances, avril 2014, 194 pages, 7,99 €

 

 

 Bon été de lectures !

chaises - Copie

 

Drôles de familles !, Sophie Adriansen & Claudine Aubrun

Droles de familles_couvL’Énigme des vacances est une collection qui fait carton plein auprès des enfants (et de leurs parents) depuis plus de dix ans.

 

J’ai écrit un roman, Le souffle de l’ange, paru sous ses couleurs en 2013.

 

En 2014, voici Drôles de familles !, premier hors-série de cette collection. Claudine Aubrun et moi avons imaginé les péripéties de sept étonnantes familles à travers les âges. Sept familles, sept époques, et sept aventures : fêter Halloween à la préhistoire, passer des vacances dans un camping où l’on vit à la mode des Indiens d’Amérique, trouver de vrais aliments pour le réveillon lorsqu’on vit dans le futur et dans l’espace…

 

droles famillesDe l’humour et du suspense, des exercices pour avancer dans la lecture et réviser son programme de l’année, selon le principe de la collection, mais aussi, en nouveautés, des grands jeux et des pages d’activités pour impressionner les parents. Car il s’agit d’un hors-série « spécial jeux » plein de surprises !

 

Une famille préhistorique fête Halloween, une famille du Moyen Âge convertie au végétarisme, une famille royale prête à tout pour remporter la fève de la galette des rois, une famille pirate en vacances à la neige, une famille vampire à une soirée pyjama, une famille de nos jours qui choisit une formule de camping originale, une famille du futur en recherche de vrais aliments pour son réveillon. Prenez 7 familles, 7 époques, secouez le tout… et vous obtiendrez de drôles d’histoires…

 

Editions Nathan, collection L’énigme des vacances

du CM2 à la 6ème (10-11 ans)

avril 2014

194 pages

7,99 €

http://www.lenigme.com/

 

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Pourquoi écrivez-vous, Claudine Aubrun ?

Claudine Aubrun auteure. Résidence d'écriture au Chalet Mauriac du 27 mai au 28 juin 2013.  jeudi 13 juin 2013 à Saint Symphorien Photographie: Loïc Le Loët

 

Claudine Aubrun se partage entre Paris et l’Ariège.

Chargée de communication dans le secteur du patrimoine historique, elle a publié son premier livre en littérature jeunesse en 2000. Ses domaines de prédilection sont l’humour et le roman noir.

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Elle est notamment l’auteur de Monsieur Stan n’a qu’à bien se tenir (Syros, 2011) et de Dossier océan (Le Rouergue, 2014).

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 Photo (c) Loïc le Louet

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Pourquoi écrivez-vous ?

Sans doute pour être dans une bulle et rejouer l’histoire.

Pour pallier le grave manque d’à propos dont je suis atteinte. Ecrire me donne l’illusion de mener le jeu, de poser l’histoire, de répondre à bon escient, à qui je veux, comme je veux. Quel rêve de pouvoir dire, effacer, recommencer, employer un autre ton, changer de situation !

AubrunQuand je commence une histoire, je me dis que je vais revisiter une ou des situations, que j’aurai du recul et qu’avec ce qui m’a intrigué, blessé, cassé, amusé, inquiété, je ferai autre chose.

Autre chose de chouette évidemment !

Mais il faut se rendre à l’évidence, ça ne marche pas à tous les coups. Loin de là ! ça ne fonctionne que si un travail technique sérieux est fourni : plan, choix de personnages, seconds couteaux, ambiance, lieux, atmosphère…

 

J’écris aussi juste pour écrire, pour être seule, pour ne pas répondre aux autres, pour ne pas être disponible, pour ne pas faire des choses idiotes comme le ménage, la lessive, le courrier administratif, me plier à des obligations. C’est complètement narcissique, nombriliste mais ça marche assez bien (réussite discutable pour l’aspect gestion du quotidien). A noter : être égoïste, avoir un endroit à soi, du temps à soi ne relève pas de la magie et demande beaucoup d’efforts.

 

Je continue à écrire pour être lue, publiée, pour le moment où l’éditeur ou l’éditrice vous dit : c’est bon, on va éditer ton (votre) texte. C’est délicieux comme instant. C’est le printemps en plein hiver, le cœur qui bat, les quelques centimètres au-dessus du sol pendant deux, trois jours…

 

 

 

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un aspirant écrivain ?

Bien définir ce qu’il ou elle a envie de raconter et filer dans une librairie voir quel éditeur publie ce genre de textes, quelle est la ligne éditoriale de la maison, quelle est la longueur des romans, récits ou essais édités. Accepter les contraintes n’est pas déshonorant. C’est même souvent stimulant.

 

Aubrun 2Ecrire relève plus de l’endurance que du génie. L’écrivain est un sportif immobile. Alors, patience, courage et détermination.

 

Ne pas faire lire son texte à trop de lecteurs amis ou parents. Difficile pour eux et pour l’écrivain nouveau de faire la part des choses dans les critiques.

 

Lire son texte à voix haute, s’enregistrer, s’écouter. Cela permet de corriger pas mal de choses. Le rythme, les répétions, les lourdeurs notamment.

 

 

 

 

Précédent rendez-vous : Anne Sylvestre

Prochain rendez-vous : Vincent Maston

 

A lire aussi sur Sophielit :

Dossier océan

Monsieur Stan n’a qu’à bien se tenir

Toutes les réponses à « Pourquoi écrivez-vous ? »

Dossier océan, Claudine Aubrun

couv-dossier_oceanQuatrième de couverture :

Ce jour de juin, il n’y a presque personne sur cette plage des Landes, un groupe de surfeurs, quelques pêcheurs, de rares promeneurs. Et deux pieds qui dépassent d’un parasol rouge… Comme à son habitude, Brune a sorti son téléphone pour faire des photos du paysage. Rien de compromettant a priori. Mais, en fin de journée, elle apprend qu’une femme a été étranglée dans les dunes. Plongées au cœur de l’enquête, Brune et sa famille vont se retrouver confrontées à leur passé. Quels liens avaient-elles avec cette femme ? Son oncle est arrêté. Un mystérieux agresseur la traque. La police s’intéresse de très près à ses photos. Pour comprendre ce qui s’est joué autrefois sur cette plage, la jeune fille devra démêler les fils reliant tous les personnages de son « dossier Océan ».

 

« Vous ne gagnez rien en vous taisant. », dit le flic à Brune.

« Vous ne gagnez rien à ne pas collaborer. Vous avez même beaucoup à perdre. »

Mais Brune ne parle pas. Elle ne parle plus. Elle s’exprime par l’image. Les dessins. Les photos qu’elle prend pour mieux reproduire les détails. Et le silence ouvre la porte à toutes les éventualités…

 

Dossier Ocean AubrunIl faudra bien pourtant que la vérité éclate. Qu’elle soit dite. La vérité, et les vérités de l’histoire de Brune et de sa famille. Il faudra bien que la lumière soit faite sur cette obscure affaire de meurtre qui vient assombrir le début de saison d’une station balnéaire sans histoire.

Entre fausses pistes et rebondissements, Claudine Aubrun mélange les cartes d’un jeu dangereux. Les héros, très vite attachants, sonnent particulièrement justes.

 

Et l’océan bordé par les pins des Landes devient un personnage à part entière.

Du noir dans le bleu.

 

Un roman court et efficace, plein de suspens et d’émotion.

 

Le Rouergue (collection DoAdo noir), février 2014, 107 pages, 9,70 euros

 photos (c) Claudine Aubrun

 

A lire aussi sur Sophielit :

Monsieur Stan n’a qu’à bien se tenir

 

Trois passages :

 

Dax 065« – Fais taire ta colère, Brune, je sais ce que c’est, crois-moi, ça ne mène nulle part.

Ma colère, je n’avais pas envie de la faire taire. Elle me nourrissait, elle nourrissait mes dessins, faisait exploser des couleurs violentes. » (page 21)

 

« Je suis remontée dans ma chambre dès son départ. J’ai branché le disque dur externe à mon ordinateur. J’ai ouvert le dossier OCEAN puis le fichier OCEAN sous ciel plombé. J’ai fait défiler la série complète. Toutes les photos étaient d’assez bonne qualité. Dans le lot, cinq images auraient pu intéresser Javier et mon agresseur. » (page 50)

 

« J’étais à la limite. A la limite du défendu mais à la limite tout de même. » (page 96)