Nouvelles du couple, collectif

Présentation de l’éditeur :

nouvelles-du-coupleLe couple, voilà un sujet qui inspire l’humanité depuis l’Antiquité ; une histoire qui semble immuable. Un être en rencontre un autre. Pour une raison occulte, inaccessible et mystérieuse, ils se lient entre eux. Processus éternel de deux êtres qui parviennent à n’en former plus qu’un : le couple transparaît comme un être vivant qui naît, grandit et meurt. Mais aime-t-on encore lorsque tout s’arrête ? Que reste-t-il de ces amours ? Une infinité de personnalités, de rencontres, de hasards, de choix s’expriment au fil des nouvelles réunies dans ce livre. Samuel Dock, jeune auteur et psychologue, est parti à la rencontre d’écrivains d’horizons très divers avec une unique demande : donnez-moi des nouvelles du couple. Narcissique, complice, tendre, émouvant, voire érotique, parfois destructeur, des auteurs sans concession racontent avec brio le couple dans tous ses états. Dans notre société hypermoderne, prônant l’avoir au détriment de l’être, la définition de l’entité couple a-t-elle encore un sens ? A l’heure de l’individualisme et de l’hédonisme de masse, que reste-t-il de ce que nous connaissons du couple ? L’amour peut-il encore durer ?

« Aime-t-on encore l’autre pour ce qu’il est, pour son mystère et sa singularité, pour ce qui nous échappe ? Aimons-nous l’autre ou aimons-nous l’amour ? Aimons-nous l’autre ou aimons-nous l’aimer ? A quel instant finit-il par se confondre avec nous-même ? Quand devient-il la prothèse, la béquille identitaire sans laquelle Narcisse s’avère incapable de marcher ? » (page 9)

Ainsi s’interroge Samuel Dock, psychologue clinicien, dans le prologue de cet ouvrage qu’il a dirigé. A treize écrivains, il a demandé de lui/nous donner des « nouvelles du couple ». Lui-même signe un texte, La coupure, fiction sur l’amour-fusion, l’amour-possession, l’amour-absorption. « Je nous voulais, tous deux, et personne d’autre. » (page 15)

Dans ce recueil très hétérogène, visions du couple, réflexions sur l’état amoureux, histoires singulières se suivent et ne se ressemblent pas.

Avec Les romantiques, Hafid Aggoune livre le récit d’une rencontre dont la banalité fait la beauté. Le mystère, le hasard, l’inexplicabilité qui rapproche deux êtres qui ne se quitteront plus, voilà le miracle.

« Ils s’aimaient avant de s’aimer. Ils allaient l’un vers l’autre tout au long de leurs vies séparées, elle et lui, deux satellites en orbite autour d’une idée simple et belle, la leur, celle de deux vigies scrutant les ciels rouges du matin et rouges du soir, jouissant entre les deux de cette brève existence et des quelques délices que la vie offre aux vivants entre deux fins du monde. » (page 45)

Hafid Aggoune dépeint la rencontre de deux individus qui se complètent sans qu’aucun n’empiète sur l’identité de l’autre. « Elle aime cette singularité chez lui, rien d’étouffant et rien de l’ennui, la bonne distance. » Il dit aussi ce qu’il faut avoir compris et admis de soi pour pouvoir aimer l’autre librement, et donner. « On ne devient adulte qu’une fois nos peurs et nos souffrances d’avant mortes, toutes nos peurs et toutes nos souffrances mortes, acceptées. »

Frank Bertrand offre une nouvelle délicieuse, presque une pièce, du théâtre de boulevard autour du désir et de la peur de perdre l’autre qui laisse la place à tous les fantasmes. Dis-moi que je rêve est un bonheur de lecture incarné par deux personnages inoubliables, Gilles et Stella, fascinante créature de Taormina.

D’autres textes – moins réussis – tendent à l’érotisme, incontournable question lorsqu’est abordé le sujet du couple, en inventant fantasmes, mises en scène, bulles d’interdits…

Mais c’est sinon l’inégalité, du moins la diversité de ce recueil qui fait aussi son charme. Et l’ensemble nous pousse à prendre, nous aussi, des nouvelles de notre (nos) couple(s).

Sous la direction de Samuel Dock, Editions France-Empire, mars 2014, 142 pages, 15 euros

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Temps additionnel, collectif

Temps additionnel : temps ajouté à la fin d’un match, pour compenser les arrêts de jeu. Il commence après la dernière seconde du « temps réglementaire », et excède rarement 4 minutes. Les victoires acquises pendant ce bref moment de survie post-mortem accordé par l’arbitre, ont évidemment une saveur de miracle, qui les rend à la fois prestigieuses et suspectes. Et les défaites deviennent des coups du sort à la limite d’être l’œuvre du Malin.

Ce qui donne une résonance angoissante et presque métaphysique à l’une des phrases les plus prisées des commentateurs sportifs : Nous sommes maintenant rentrés dans le temps additionnel…

 

12 nouvelles de Jérôme Lafargue, Murielle Renault, Olivier Martinelli, Sophie Adriansen, Laurent Banitz, Gilda Fiermonte, Gilles Marchand, Jean-Baptiste Desaize, Stéphane Monnot, Olivier Salaün, Jérôme Attal, Malvina Majoux Lire la suite

Nouvelles d’ici et d’ailleurs, collectif

Non, ceci n’est pas de la publicité. Il s’agit d’un recueil de nouvelles comme un autre, à ceci près qu’il contient un texte de ma composition.

Le Prix Annie Ernaux est devenu en 2010 le Prix Nouvelles d’ici et d’ailleurs (voir le palmarès complet), remis par une autre grande dame de la littérature contemporaine française, la romancière Pierrette Fleutiaux.

Il s’agit d’un concours de nouvelles, lancé cette année autour du thème « Rendez-vous ». 260 textes ont été adressés aux organisateurs, arrivant de France, de Suisse, de Belgique…

Au total, des représentants de 24 départements français et de 12 pays francophones ont participé.

13 nouvelles Lire la suite