Germain dans le métro, Vincent Maston

Germain dans le métroPrésentation de l’éditeur :

Germain a tout pour lui : timide, spécialiste de musiques obscures que personne ne connaît, grand amateur de concerts, bègue flanqué de l’orthophoniste la moins efficace de Paris, amoureux transi de cette même effroyable orthophoniste.

Pour surmonter tant de handicaps, une seule oasis : le métro. Mieux que ses séances d’orthophonie hebdomadaires, le réseau souterrain (ses couloirs, ses quais pittoresques, ses charmants autochtones) se transforme pour lui en véritable exutoire. Le voilà super héros, redresseur de torts, justicier des temps modernes.

C’est au hasard d’un trajet qu’il croise une fille aussi douée que lui pour faire trébucher les passagers. Ainsi donc, il n’est pas le seul ! Sont-ils nombreux à pratiquer ? Se pourrait-il qu’il existe des bandes organisées ?

Mais dans le métro comme sur un ring, on ne peut pas bousculer les autres sans risquer de prendre des coups.

 

 

Germain Raphaël Rotelier, né le 7 décembre 1982 à Poulain-la-Meuge, domicilié au 34 boulevard de la Villette dans le XIXème arrondissement de Paris, est bègue. Entre les séances hebdomadaires chez Clotilde, son orthophoniste, il a un exutoire à la colère qui l’accompagne au quotidien. Un exutoire souterrain. Le métro est son terrain de jeu. Il bouscule les gens pour se défouler, mais aussi pour les punir. Son but est d’« emmerder les emmerdeurs ». Alors Germain cherche chez sa victime « un petit détail, n’importe quoi qui [lui] donnerait bonne conscience. »

 

« Hors de question de m’abaisser à bousculer un pauvre type qui n’a rien fait : je trace la ligne à ne pas franchir au niveau de la sociopathie. » (page 67)

 

Il n’y a que les concerts qui lui procurent suffisamment d’émotion pour qu’il ne ressente pas pendant quelques jours le besoin de bousculer un ou deux quidams.

 

Germain va bientôt rencontrer des comparses, et c’est à quatre que se feront désormais les « opérations ». De ne plus être seul, Germain se sent indestructible. Pourtant, une petite voix au fond de lui répète qu’il va trop loin.

 

Avec Germain dans le métro, Vincent Maston signe un premier roman très drôle, au rythme enlevé. Il nous entraîne dans l’univers fascinant du métro parisien. Une comédie qui donne envie d’observer plus encore les autres usagers (ce dont je ne me suis, personnellement, jamais privée) et un livre, bien sûr, à lire de préférence… dans le métro.

 

JCLattès, février 2014, 304 pages, 17 euros

 

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Interruptions de trafic :

 

« Tous les soirs, je repousse mon éducation sur l’état du monde au lendemain. » (page 22)

 

« Je ne sais m’habiller que pour aller à un concert. Pour toute autre situation, je suis nul. » (page 23)

 

« Mon père est authentiquement fatigant. » (page 35)

 

« Ces bousculades dans les transports sont tout ce qui me permet de garder un semblant de santé mentale en place, et je ne peux le partager avec personne. » (page 40)

 

« Son arme préférée : être d’accord. Quoi que vous disiez, il trouvera toujours le moyen d’être d’accord avec vous. Tout comme il trouvera le moyen d’être d’accord avec quelqu’un qui dirait le contraire. » (page 43)

 

« Merci papa, je vais aller me verser de la Javel dans le cerveau et je reviens. » (page 48)

 

« Je pense qu’elle nous voit ensemble parce que nous sommes les deux seuls qu’elle ne voit avec personne d’autre. » (page 68)

 

« Jamais, sous aucun prétexte, il ne faut aller à un concert en portant un tee-shirt du groupe. » (page 75)

 

« Il maîtrise à la perfection cette capacité inouïe qu’ont les serveurs parisiens à faire sentir en deux mots tout le mépris qu’on peut bien leur inspirer. » (page 84)

 

« Aller doucement c’est bien gentil, mais encore faut-il savoir où on va. » (page 126)

 

« Rien ne guérit plus vite un cœur déçu qu’une augmentation du chiffre d’affaires. » (page 127)

 

« Quand on est bègue, on passe son temps à se dire qu’avec une élocution convenable on serait le roi de la répartie, que la seule chose qui nous empêche d’être un beau parleur charismatique est ce satané bégaiement. Bien entendu, on a tort. » (pages 128-129)

 

« J’ai honte, mais parfois sa propre santé mentale se gagne au prix du sacrifice de celle des autres. » (page 176)

 

« Pour calmer mes nerfs, j’applique la seule technique de relaxation que je connaisse. Par petits coups discrets, je fais trébucher les passagers importuns. » (page 181)

 

« Si je ne peux plus me défouler dans le métro, il va falloir que je trouve autre chose. Le free fight, par exemple. » (page 253)

Louis de Funès – Regardez-moi là, vous !, Sophie Adriansen

Regardez moi laPour les fêtes, nous avons eu droit, comme chaque année, à quelques rediffusions de ses films les plus cultes : Les Aventures de Rabbi Jacob, Le Corniaud… Ca n’est pas fini. Car nous célébrons en ce mois de janvier 2013 le trentième anniversaire de la mort de Louis de Funès, qui rendit son dernier soupir le 27 janvier 1983.

 

Je signe pour l’occasion une biographie axée sur trente rencontres importantes dans la vie et la carrière de Louis de Funès – une façon différente de parler d’un homme et d’un acteur sur lequel on pense tout savoir… peut-être à tort.

 

Il y a trente ans, Louis de Funès nous quittait. Trente ans déjà, trente ans seulement.

Le roi du rire conserve une place à part dans nos cœurs : malgré le temps qui passe, il reste un de nos acteurs de légende préférés.

 

Bourvil, Jean Carmet, Michel Galabru, Jean Lefebvre, Daniel Gélin, Jean Gabin, Yves Montand, Jean Marais, Coluche, Pierre Mondy, Michel Serrault, Jean-Claude Brialy, Bernard Blier, Mireille Darc, Mylène Demongeot, Claude Gensac ont été ses inoubliables partenaires à l’écran– et pour certains d’entre eux, de vrais camarades.

Gérard Oury, Georges Lautner, Claude Zidi, Robert Dhéry, Sacha Guitry, Pierre Tchernia, Michel Audiard, Claude Autant-Lara, Edouard Molinaro, Claude Sautet lui ont façonné des rôles mythiques.

Leonor de Funès, sa mère, Jeanne de Maupassant, son épouse, Patrick et Olivier, ses fils, ont été les piliers d’une vie privée qu’il a veillé à protéger au maximum.

 

Dans cette biographie, Sophie Adriansen revisite le parcours de Louis de Funès à travers trente rencontres particulièrement marquantes et propose des lectures étonnantes et inédites de plus de trente films qui nous en disent chacun un peu plus sur l’homme qu’il était.

C’est Louis de Funès comme vous ne l’avez jamais vu.

C’est Louis de Funès comme vous ne l’avez jamais lu.

 

Editions Premium, 18 janvier 2013, 304 pages, 16,90 €

Découvrir le sommaire > c’est là.

M’écouter lire un extrait > sur le site MyBoox.

A voir aussi > la folle semaine.

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On en parle déjà :

    • « Cette biographie par touche a quelque chose du story-board : chaque point de vue est un arrêt sur image, sur une perception particulière. […] Avec cet ouvrage, c’est tout le cinéma français d’après-guerre qui nous ouvre les portes de ses studios et de ses loges. »  (Des galipettes entre les lignes)
    • « Cela se lit comme un roman, par entrées successives où chaque témoignage recueilli nous offre une approche différente de Monsieur De Funès. » (Les lectures de Martine)

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Bande annonce :

Santé !, Sophie Adriansen

Santé ! a été publié en mai 2011 par les Editions du Moteur dans un ouvrage collectif, aux côtés de textes signés Mercedes Deambrosis, David Foenkinos, Yasmina Khadra, Nicolas d’Estienne d’Orves et Christophe Ferré : Six façons de le dire.

 

Aujourd’hui, Santé ! connaît une deuxième jeunesse au format numérique : cette comédie sort ce 24 septembre, et pour un petit prix, chez StoryLab, qui a déjà publié Un meeting au printemps dernier.

 

Pour vous (re)mettre l’eau à la bouche : 

Quand Monique apprend que son mari est condamné et décide de dépenser leurs économies en lui offrant un dernier voyage autour du monde, elle n’imagine pas que la médecine puisse se tromper… Elle n’imagine pas non plus tous les coups bas et coups de théâtre qui vont bousculer cette famille désormais ruinée. 

 

Santé !, comédie, Sophie Adriansen, Editions StoryLab, septembre 2012

http://www.storylab.fr/Collections/Moteur/Sante

 

Ce qu’en disent les lecteurs :

  • «De l’humour, du suspens… Et d’un seul coup, on a l’impression que la pendule se met à tourner un peu follement…» (France Inter, Noctiluque, Brigitte Kernel)
  • «Un coup du sort, un destin ficelé médicalement  et voici que sa nouvelle nous emporte…» (Le blog d’Elisabeth Robert)
  • «Avec une plume alerte, Sophie Adriansen nous offre une comédie délicieuse où l’amour est soumis aux aléas des diagnostics médicaux. Une histoire savoureuse, cocasse, jubilatoire, à lire absolument!» (L’univers de Koryfée)
  • «Un morceau d’anthologie !» (Le Mag Chic)