Journal d’un corps, Daniel Pennac

La sortie du nouvel opus de Pennac était annoncée comme un évènement. Ce livre est plus que cela : c’est du jamais vu, du jamais lu. Plus qu’un roman (et à ne pas lire comme tel, mais avec parcimonie, sous peine de friser l’écœurement), c’est un objet précieux que l’on a le sentiment de tenir entre les mains. Précieux, intime, unique. Et porté par une écriture remarquable, comme toujours avec Pennac. Une écriture qui dit aussi, ici, l’évolution du langage au sujet du corps au fil des époques et des âges, la pudeur, les images derrière lesquelles on se cache.

Ce « journal d’un corps » fait regretter de n’avoir pas tenu le sien dès l’enfance, et donne envie de s’y mettre sur-le-champ.

C’est précisément ce que j’attends de la littérature : qu’elle soit à la fois stupéfiante et inspirante.

 

Mercredi 18 novembre 1936 Lire la suite

Publicités