Sélection été 2016

lire chapeauCe rendez-vous est désormais récurrent : deux fois par an, avant Noël et avant les vacances d’été, je rassemble selon un ordre très personnel des ouvrages présentés sur mon blog au cours du semestre écoulé, et à côté desquels je considère qu’il serait dommage de passer.

Voici donc ma sélection de 13 livres à glisser dans vos bagages, quelle que soit la destination – que du bon, pour plonger dans le bleu.

 

les-mijaurc3a9esICI

Les mijaurées, Elsa Flageul

Mariages de saison, Jean-Philippe Blondel

Les échoués, Pascal Manoukian

Venus d’ailleurs, Paola Pigani

 

 

eldoradoAILLEURS

Eldorado, Laurent Gaudé

J’ai toujours ton cœur avec moi, Soffía Bjarnadóttir

Courir après les ombres, Sigolène Vinson

L’Arabe du futur 2, Riad Sattouf

 

 

A L’INTÉRIEUR

le-choeur-des-femmes-folioLe chœur des femmes, Martin Winckler

Bellevue, Claire Berest

Les gens heureux n’ont pas d’histoire, Éloïse Lièvre

Barbe rose, Mathieu Simonet

La vacation, Martin Winckler

 

Bonnes lectures, bonnes vacances !

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Pourquoi écrivez-vous, Éloïse Lièvre ?

Lievre

 

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Éloïse Lièvre est née le 10 janvier 1974. Elle vit et travaille à Paris.

Elle a publié La biche ne se montre pas au chasseur (D’un Noir si bleu, 2012) et Les gens heureux n’ont pas d’histoire (Lattès, 2016).

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Pourquoi écrivez-vous ? Lire la suite

Les gens heureux n’ont pas d’histoire, Éloïse Lièvre

Présentation de l’éditeur :

LEs gens heureuxQuand la vie commence, la vie a déjà commencé.

Ce livre est un calendrier de l’avent. Quarante textes, quarante photos avant les quarante ans. Éloïse Lièvre se réapproprie la vie qui passe. Elle tisse des fils, défie le hasard, poursuit, les coïncidences, tout ce qui fait sens. Elle dit surtout comment l’on devient une personne, nos rêves et nos ambitions orientés par ceux qui nous précèdent et par ceux qui nous côtoient, les objets, livres, films, chansons, qui s’impriment en nous, les événements historiques et intimes qui se mêlent et deviennent une histoire.

Ces photos et ces textes empreints de poésie forment un projet singulier et disent avec force toute l’épaisseur d’une vie.

 

40 jours avant son 40ème anniversaire, Éloïse Lièvre a posté sur Facebook une photo et un texte l’accompagnant. Elle a fait ça le lendemain et Lire la suite

L’Envolée des livres 2012, Châteauroux les 14 et 15 avril

Ce week-end se tient à Châteauroux (36), dans le cadre magnifique du Couvent des Cordeliers, le formidable salon qu’est « L’Envolée des livres » – Envolée à laquelle j’ai déjà participé en 2011, après y être allée en visiteuse en 2010.

 

Au programme cette année : des tables-rondes, des conférences, un atelier d’écriture, des rencontres… et quelque 130 auteurs en dédicace, parmi lesquels on trouvera David Foenkinos, Philippe Jaenada, Serge Joncour, Sébastien Acker, Ariane Charton, Bertrand Guillot, Eloïse Lièvre, Jérôme Attal, Krystel Jacob, Stéphane Nolhart, Carole Zalberg… et moi !

 

J’y signerai Je vous emmène au bout de la ligneSanté (Six façons de le dire) et le « petit dernier », ancré localement, Trois années avec la SLA (cf. l’article ci-dessous). Lire la suite

Quand l’autofiction se fait romanesque / Entretien avec Eloïse Lièvre

« À partir du moment où l’on écrit avec une intention littéraire, on est forcément dans la fiction. »

 

Sophie Adriansen : Votre premier roman, « La biche ne se montre pas au chasseur », aborde le thème de la difficulté à concevoir un enfant. Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire sur ce sujet ?

Eloïse Lièvre : Le thème de la difficulté à concevoir un enfant est en effet le sujet premier. Sur ce point de départ, d’autres thèmes se sont greffés. Je voulais notamment parler de ce moment où la jeune fille devient une femme, ce « passage ». Ce roman traite donc aussi de l’invention de la féminité, et de sa définition.

Biographiquement, j’ai toujours éprouvé la nécessité impérieuse d’avoir des enfants. Plus profondément, et sans doute avec une part d’inconscient, la question de l’enfantement me fascine. Lire la suite

La biche ne se montre pas au chasseur, Eloïse Lièvre

la bicheJeune mariée, la narratrice sent naître le désir d’enfant. Avec son époux, ils choisissent une date symbolique pour le concevoir. Dans leurs parcours respectifs, tout a toujours fonctionné, ils ont toujours obtenu ce qu’ils souhaitaient. Mais pour une fois, ça coince. La volonté n’est pas tout.

« Si nous avions réussi dès le premier essai, j’aurais exulté […] Si le miracle avait eu lieu aussitôt, nous prenant de court, déboussolés, nous aurions basculé dans cette peur géante avec une insouciance elle-même effroyable, nous n’aurions pas eu le temps de voir venir, pas le temps des questions obligées des personnes responsables, de nous demander si l’on faisait bien, si c’était le moment, si, finalement, c’était une bonne idée. » (page 17) Lire la suite