Lucien et Hermine apprentis chevaliers, tomes 3 & 4

carreLucien et Hermine, mes apprentis chevaliers, reviennent en librairie ! Après le tome 1 (Un dragon bien trop gros) et le tome 2 (Un banquet plein de surprises), parus simultanément en octobre dernier, voici les tomes 3 et 4 : Un tournoi explosif et Le Grand voyage.

Ces deux tomes, illustrés avec espièglerie par Marie de Monti, surgiront dès le 5 avril dans toutes les bonnes librairies. Ils sont une nouvelle fois truffés de parchemins et de mystères à résoudre pour passer au chapitre qui suit. J’espère de tout coeur qu’ils rencontreront autant d’enthousiasme et de jeunes lecteurs que le début de la série !

Mais voyez plutôt…

 

Lucien 3 Un tournoi explosif

Tome 3 : Un tournoi explosif

Le château est en effervescence : c’est aujourd’hui qu’a lieu le tournoi tant attendu ! Heureusement pour lui, Lucien n’est pas encore chevalier et ne doit pas participer. Mais, mais… le roi l’a décidé : les pages aussi vont s’affronter ! Comment Lucien va-t-il jouter, lui qui ne sait même pas monter son poney ? Et s’il demandait à Gédéon, le dragonneau de garde, de jouer les destriers ? Une fois qu’il sera bien caché sous le caparaçon, personne ne devrait reconnaître le petit dragon… Sauras-tu aider Lucien à ne pas se ridiculiser devant tout le château ?

 

Lucien 4 Le Grand Voyage

Tome 4 : Le Grand Voyage

Le chevalier Sylvestre a promis au roi qu’il effectuerait un pèlerinage. C’est décidé : ce sont Lucien et Enguerrand qui l’accompagneront à Compostelle. Mais, mais… comment les deux jeunes pages vont-ils faire pour accomplir ce périple sans l’aide d’Hermine, restée au château ? Heureusement, la princesse a plus d’un tour dans son sac et elle est bien décidée à partir elle aussi à l’aventure…

Sauras-tu aider les trois amis à déjouer les nombreux pièges qui les attendent sur le chemin ?

 

Gulf stream éditeur, avril 2018
Illustrations : Marie de Monti

Chaque tome : 176 pages, 7,50 euros
A partir de 8 ans

 

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Enceinte, tout est possible, Renée Greusard

Présentation de l’éditeur :

enceinteNe bois pas. Tu vas manger ça ? Reste sexy. Ne prends pas trop de poids. Allez, juste un verre ! Ce n’est pas une maladie. T’es sûre que tu peux danser dans ton état ? Fais ci. Ne fais pas ça… Pendant leur grossesse, les femmes n’échappent pas aux injonctions contradictoires. D’où viennent ces interdits ? Sont-ils toujours fondés ?

En tombant enceinte, Renée Greusard, journaliste trentenaire, a tenté de répondre à ces questions et à tant d’autres, souvent taboues, mais aussi de raconter sa génération. Celle qui veut tout, tout de suite. Celle qui se noie dans les méandres d’Internet. Celle qui fait rire sa mère : « C’est quoi cette grossesse de merde où tu ne peux plus rien faire ? »

En partant à la rencontre de praticiens, de chercheurs et de femmes, elle a souhaité trouver une information plus juste pour sortir de l’infantilisation. Enceinte, tout est possible, on peut même rester maîtresse de son corps. Dingue, non ?

Une enquête féministe, drôle et décalée qui déconstruit et analyse les légendes sur la grossesse à l’heure de la génération Y.

 

Femme de sa génération, ayant choisi le moment de faire un enfant, Renée Greusard a écrit le livre qui lui a manqué pendant sa grossesse (ça, c’est sympa). Journaliste, elle est allée quérir les Lire la suite

Trafiquants d’hommes, Andrea Di Nicola & Giampaolo Musumeci

Présentation de l’éditeur :

Wet Eye Glasses« Chaque année des milliers de clandestins jouent leur vie pour rejoindre l’espace Schengen. Via Lampedusa, la Grèce, la Tunisie, la Turquie ou la Slovénie. À pied ou en camion, dans la cale d’un bateau ou en avion avec un billet de première classe. Pour chaque migrant parvenu à bon port, quelqu’un a empoché entre 1000 et 10000 euros. Le chiffre d’affaires global de ce business est estimé entre 3 et 10 milliards de dollars par an, juste après celui du trafic de drogue. Au sommet de la pyramide, d’insaisissables et puissants criminels orchestrent de vastes réseaux d’intermédiaires. Qui sont ces trafiquants d’hommes, comment travaillent-ils, comment échappent-ils aux contrôles? Depuis 2012, nous avons parcouru des milliers de kilomètres, interrogé des dizaines de magistrats et de policiers, rencontré des passeurs et des trafiquants en prison ou dans les bistrots des ports de transit. Nous avons recueilli leurs confidences, analysé leurs méthodes et leurs livres de comptes. Notre enquête décrit la plus grande et la plus impitoyable “agence de voyages” du monde. »

A.D.N. et G.M.

Lampedusa, la porte de l’Europe – l’une d’elles en réalité – est sous les feux de l’actualité. Les images et les reportages racontent les migrants, leur arrivée en masse, leur absorption par le tissu local impossible. Ils les dépeignent rarement comme les victimes d’un Lire la suite

Enfants perdus, Claire Berest

enfants-perdus-enquete-a-brigade-mineurs-1493170-616x0Présentation de l’éditeur :

Claire Berest a suivi pendant des mois le travail des policiers de la brigade des mineurs de Paris. En immersion, à travers de longs entretiens, elle est partie à la découverte de leur métier, de cette mission unique qui fait d’eux les témoins privilégiés de la vie des adolescents d’aujourd’hui, de ce qu’ils subissent et font subir.

Une évidence s’est imposée à elle en écoutant leurs histoires : de plus en plus de jeunes sont, toujours plus tôt, emportés dans une dérive où la violence tient lieu de lien social, où la pornographie remplace la sexualité, balayant au passage tous les acquis du féminisme. À ces enfants perdus, rien ne semble plus permettre de se construire, de se projeter dans l’avenir.

Pour comprendre ce phénomène, elle a poursuivi son enquête auprès de magistrats, d’enseignants, d’un homme politique, d’un pédopsychiatre. À tous elle a posé la même question : qu’est-il en train de se passer dans la jeunesse française ?

Les réponses pourront effrayer. Mais on ne pourra plus dire, après avoir lu Claire Berest, qu’on ne savait pas.

 

Ceux que Claire Berest nomme les « enfants perdus », ce sont « nos adolescents égarés ou blessés par d’autres, par les institutions, par eux-mêmes. Et d’abord, peut-être, par notre époque. » Des enfants « qui se perdent en étant trop pressés de grandir. »

L’adolescence est cet âge passionnant « où il y a en même temps un risque d’aller très mal et des chances d’aller très bien. », selon la formule qu’emploie un pédopsychiatre. A l’adolescence en 2014, on est connecté en permanence et on envoie en moyenne 84 SMS par jour. Ainsi c’est une « jeunesse surexposée » dans une société où se mettre en scène a pris le pas sur vivre que Claire Berest donne à voir dans cette enquête à la brigade des mineurs. Ce qu’on expose d’abord, dans une schizophrénie de plus en plus fréquente, c’est son enveloppe. L’acte sexuel est banalisé, les corps sont consommés. A la brigade des mineurs, toutes les affaires touchant à la sexualité sont liées aux réseaux sociaux d’une manière ou d’une autre.

 

« Peut-être faut-il, pour essayer de saisir tout ce qui, chez ces adolescents, nous échappe, aller interroger leur réalité là où la rupture est la plus brutale, dans l’espace où elle s’exprime avec le plus de violence – la brigade des mineurs. » (page 25)

 

Claire Berest a pénétré un univers peu connu avant que le film Polisse ne le mette en lumière. Ce sont des enquêteurs qui passent davantage de temps avec les enfants des autres qu’avec les leurs, au sein d’une brigade qui joue aussi les standards téléphoniques sur l’enfance et l’adolescence.

En œuvrant pour le progrès, l’on court à notre perte. Internet est une avancée mais il concourt aussi, dans certains cas, à faire reculer la civilisation. A empoisonner les rapports réels. On recense de plus en plus de cas de suicides liés à la cyberintimidation.

Et les jeunes inculpés, eux préfèrent les semaines de prison aux heures de travaux d’intérêt général. En prison au moins, la paresse est autorisée.

 

Dans cette enquête, l’auteur s’implique. C’est aussi ce qui fait la force de son livre. Elle est un personnage à part entière. Des difficultés apparaissent sur le chemin de l’écriture de ce livre « conçu comme un exercice de lucidité sur des réalités habituellement masquées ». Des difficultés logistiques – les rendez-vous avec les enquêteurs de nuit annulés au dernier moment car il y a une urgence à gérer – mais pas seulement.

« Ecrire ce livre devient une gageure un peu vertigineuse. Je malmène mes propres tabous pour dévoiler un dévoilement qui me répugne. » (page 73)

« La vérité que je suis venue chercher s’est révélée plus brutale encore que ce dont j’avais l’intuition, et cette enquête née d’une colère n’aura fait que l’amplifier. » (page 86)

 

L’on suit, tristement fasciné, les pérégrinations de l’écrivain qui se perd en rencontrant, directement ou indirectement, tous ces enfants perdus.

Et l’on se demande ce que l’on fait de nos jeunes, et si le pire n’est pas encore à venir.

Un ouvrage nécessaire, au style très personnel, dont on ne sort pas indemne.

 

 

Editions Plein jour, janvier 2014, 192 pages, 18 euros

 

A lire aussi sur Sophielit :

La lutte des classes

L’orchestre vide

 

Phrases choisies :

 

« A la brigade des mineurs, il y a toujours de la lumière. » (page 33)

 

« On sait que l’on est au bon endroit quand on est dépassé par son objet de recherches. Débordé. » (page 43)

 

« A force de nier le réel, il va nous exploser au visage. » Un enquêteur (page 58)

 

« La droite va privilégier l’efficacité, la gauche la justice, et à chaque fois au détriment de l’autre exigence. » (page 92)

 

« Ce qui n’a pas encore été scientifiquement étudié peut cependant exister, et que vaut une pensée qui refuse le réel ? » (page 101)

 

« A 14 ans, on tombe en amitié aveuglément, absolument, avec la très vague conscience que certaines de ces amitiés naissantes vous suivront peut-être toute votre vie. » (page 127)

 

« Des copains morts avant 20 ans, qui resteront éternellement adolescents. » (page 128)

 

« La jeunesse est une permanence. » (page 129)

 

« Internet échappe à toute maîtrise, telle est son effrayante beauté. » (page 133)

 

« L’écran permet de se libérer de la normalité éthique et sociale. » (page 139)

 

« Le féminisme est un combat toujours recommencé. » (page 149)

Les romans n’intéressent pas les voleurs, Alain Rémond

« Parler des livres, c’est parler de soi, finalement. C’est parler de sa vie. » (page 39)

 

« On n’écrit pas contre ses lecteurs. On leur écrit à eux. En prenant le risque de ne pas les toucher. Ou, au contraire, de trop les toucher. » (page 158)

 

Présentation de l’éditeur :

Son métier, aux éditions Hurtebise, c’est de « mettre en forme » les romans des autres. Essentiellement, en l’occurrence, les innommables salades de Bannister, le best-seller maison. Qui produit à la chaîne des romans vaguement politiques, vaguement policiers, vaguement sentimentaux et totalement nuls. C’est à lui, Jérôme, de leur donner du ton, du style, de les faire tenir debout.
Mais sa vraie passion, à Jérôme, c’est Lire la suite