Entre les murs, François Bégaudeau, Laurent Cantet & Robin Campillo

entrelesmurs scenarEntre les murs était d’abord un livre de François Bégaudeau (Verticales, 2006), basé sur par son expérience d’enseignant au collège Mozart, un établissement parisien classé en zone d’éducation prioritaire. Il a valu à son auteur de recevoir le Prix France Culture-Télérama tout juste créé.

 

Entre les murs a été porté à l’écran en 2008 par Laurent Cantet, et récompensé par la palme d’or à Cannes la même année.

 

Entre ces deux versions, le scénario, étape peu lue par les non professionnels du cinéma et pourtant moins élitiste qu’il n’y paraît, tout comme le théâtre publié en volume.

 

Dialogues, didascalies, indications scéniques, variantes et autres libeentrelesmursrtés par rapport au texte original… on plonge dans les coulisses du tournage et on devient assistant réalisateur sans quitter son canapé.

 

Dans ce bel album qui rend accessible cette forme d’écriture qu’est le scénario, la salle de classe devient sous nos yeux plateau de cinéma. Une façon passionnante de redécouvrir, au choix, le livre, le film, les deux.

Silence, moteur, on tourne !

 

Eleves acteurs

 

 

.

.

.

.Entre les murs poche

.

.

.

.

.

Quatrième de couverture :

De son expérience de professeur de français, François Bégaudeau a tiré un roman, en forme de journal de bord offensif, sur la vivacité du langage et les stratégies d’un enseignant qui veut transmettre les valeurs de l’école républicaine à des élèves ne comprenant pas toujours le sens de ce qu’ils apprennent. De son côté, Laurent Cantet voulait depuis longtemps réaliser un film sur l’école. «J’ai rencontré Laurent, on a sympathisé. Je crois qu’il a senti que mon livre pouvait lui fournir le matériau nécessaire au film qu’il souhaitait faire : pas de grandes idées sEntreLesMursG2ur l’école, mais des faits. Laurent m’a proposé qu’on écrive le scénario à trois avec Robin Campillo. On a très vite trouvé comment fonctionner : on choisirait les adolescents qui joueraient les élèves, puis on les ferait travailler tous les mercredis après-midi pendant un an pour apprendre à les connaître, tester les situations, voir si on arrivait à recréer une ambiance de classe. C’est un film destiné à tous ces gens qui prétendent juger la jeunesse en deux trois aphorismes, façon Tous des petits imbéciles qui ne savent jouer qu’aux jeux vidéo. Ils ne sont pas plus cons que les autres, et sans doute plus finauds que moi à leur âge.»

 

Gallimard, 2008, 168 pages avec photographies couleur, 15 euros

 

Publicités