Tes seins tombent, Susie Morgenstern

Tes seins tombentPrésentation de l’éditeur :

« Elle a treize ans. Bientôt elle s’évaporera dans la nuit, dans les boîtes, avec une bande, avec un mec ! Est-ce qu’elle va boire de l’alcool ? Est-ce qu’elle va fumer ? Oh ! Dieu de miséricorde ! Est-ce qu’elle connaît l’existence des préservatifs ? Est-ce qu’elle va réfléchir ? Peut-on lui faire confiance ? Comment puis-je lui inculquer tous les dangers en une semaine ? » Une grand-mère et sa petite-fille de treize ans en vacances. Elles partagent la même petite chambre, la moitié du lit, mais pas la parole. Chacune est une énigme pour l’autre, le monde des ados face aux inquiétudes du temps qui passe… Un monologue tendre et drôle sur la force du lien entre générations.

 

Sous le soleil brûlant, l’adolescente curieuse de l’empreinte du temps sur le corps de sa grand-mère et la grand-mère emplie d’amour et de fierté à l’égard de sa descendance se parlent peu. Les vacances en Corse sont l’occasion pour la femme qui a vécu et la presque femme de mesurer l’étendue de ce qui les sépare. Entre elles deux, le champ des possibles.

 

Susie Morgenstern a écrit ce petit livre pour expliquer la vieillesse aux adolescents. Sa chronique intergénérationnelle est rafraîchissante comme un bain de mer et lucide comme la vue par temps clair. On y croise des personnages forts, dont les âges divers sont des traits de caractères plutôt que des barrières. Et au détour d’une page, la rencontre avec Stephen Hawking, ce physicien multi médaillé atteint de sclérose latérale amyotrophique.

 

Un roman qui donne envie de combler le fossé générationnel, et de partager ses secrets avec sa grand-mère. Qui peut tout comprendre, bien sûr, puisqu’elle aussi est passée par là.

 

Actes Sud junior, collection « D’une seule voix », avril 2010, 88 pages, 7,80 €

 

Quelques phrases :

« La définition même d’une sorcière est pour moi celle qui a pris ses distances de l’amour physique. » (page 21)

 

« Elle a treize ans. Bientôt elle s’évaporera dans la nuit, dans les boîtes, avec une bande, avec un mec ! Est-ce qu’elle va boire de l’alcool ? Est-ce qu’elle va fumer ? Oh ! Dieu de miséricorde !  Est-ce qu’elle connaît l’existence des préservatifs ? Est-ce qu’elle va réfléchir ? Peut-on lui faire confiance ? Comment puis-je lui inculquer tous les dangers en une semaine ? » (pages 34-35)

 

« Je ne suis qu’un immense regret. » (page 48)

 

« Je suis le témoin consterné des surprises que nous prépare le corps. » (page 52)

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Les averses d’automne, Tuna Kiremitçi

 

Attention, coup de coeur.

 

Pelin, jeune turque envoyée étudier en Suisse par son père, répond à une petite annonce trouvée au hasard dans un journal : Rosella Galante, Juive née à Berlin qui a fui pendant la guerre l’Allemagne pour Istanbul, cherche quelqu’un avec qui converser en turc.

Le turc est la langue de ses souvenirs, d’un amour perdu, d’une part entière de son existence.

Au fil des rendez-vous au domicile de Rosella, une étrange amitié se noue entre les deux femmes. Car la discussion n’est évidemment pas à sens unique, et il est très vite établi qu’elles parleront chaque fois à tour de rôle. Lire la suite