La vacation, Martin Winckler

Présentation de l’éditeur :

La vacation«Tout en surveillant les mouvements du rideau, tu rabats les feuillets et tu poses le dossier derrière toi sur la paillasse.
Tu attends, les bras croisés, le bassin calé contre le plan carrelé, et parfois avec un peu d’impatience, que la femme se soit dévêtue et qu’elle apparaisse enfin en longue chemise de nuit ou en robe légère.
– Venez, Madame.
Tu lui souris, tu fais deux pas dans sa direction ; tu l’invites à s’approcher.»

Bruno Sachs, médecin généraliste, pratique des avortements lors de vacations hebdomadaires dans un hôpital.

Le premier roman de Martin Winckler.

 

Avec l’aveuglement de sa jeunesse, les hésitations de sa petite expérience, les maladresses du manque de distance, ce jeune médecin raconte. A l’hôpital où il fait ses vacations, on est priés de déposer ses armes ses larmes à l’entrée Lire la suite

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La Maternité, Mathieu Simonet

la maternité

La mère de l’auteur est en fin de vie. Atteinte d’un cancer du sein puis des os, elle refuse certains traitements et s’entête dans son addiction au tabac et à l’alcool. L’auteur l’accompagne comme il le peut vers la mort.

 

« On prend un café près de la gare de Clamart, à trois cents mètres de chez maman. Elle dort sans doute. C’est le milieu de l’après-midi. J’hésite à aller la voir. Je me dis que la mort, ça doit ressembler à ça : être tout près de quelqu’un et ne pas pouvoir le voir. » (page 66)

 

Par cercles concentriques, par petites touches, Mathieu Simonet dresse un état des lieux non pas de la mort mais de ses effets sur nos vies. Lire la suite

Bon rétablissement, Marie-Sabine Roger

A l’hôpital, les journées ont un « compte d’heures dix fois supérieur aux journées du dehors », et les nuits sont « longues comme des cours de philo ». Jean-Pierre Fabre, miraculé après être tombé dans la Seine, repêché par un inconnu sans savoir véritablement comment il s’est retrouvé dans l’eau, est « le bassin de la chambre 28 » dans ce lieu où les patients sont qualifiés par leurs maladies. De sa chambre, « devenue le salon où l’on cause », de son lit où il est cloué, il dépeint un quotidien dont il chasse l’ennui à grands coups d’humour.

 

« Il entre, dit bonjour, me demande :

– Je ne vous dérange pas trop ?

Si je lui réponds que j’allais justement sortir, ça le fait rire. » (page 32) Lire la suite