Par amour, Valérie Tong Cuong

Présentation de l’éditeur :

par-amourPar amour, n’importe quel être humain peut se surpasser. On tient debout, pour l’autre plus encore que pour soi-même.

V.T.C.

Valérie Tong Cuong a publié dix romans, dont le très remarqué Atelier des miracles. Avec cette fresque envoûtante qui nous mène du Havre sous l’Occupation à l’Algérie, elle trace les destinées héroïques de gens ordinaires, dont les vies secrètes nous invitent dans la grande Histoire.

À l’automne 1941, 110 petits Havrais ont voyagé vers l’Algérie où les attendaient des familles d’accueil. Un convoi qui en suivait d’autres… Autour de ce fait peu connu Lire la suite

Yoga girl, Rachel Brathen

Présentation de l’éditeur :

yoga-girlQu’elle fasse l’équilibre sur sa planche de paddle ou qu’elle explique la position du chien tête en bas à ses élèves, Rachel Brathen s’est donnée pour mission de distiller aux quatre coins du monde son message plein d’inspiration. Dans Yoga Girl, elle emmène ses lecteurs encore plus loin et dévoile son parcours, depuis son adolescence difficile dans sa Suède natale, ses aventures dans la jungle du Costa Rica, jusqu’à la délicieuse vie de bohème qu’elle s’est construite grâce au yoga et à la méditation à Aruba, dans les Caraïbes.

Mêlant des photos à couper le souffle, des séquences de yoga expliquées pas à pas et des recettes toutes simples pour mener une vie saine, heureuse, sans peurs et sans regrets, Yoga Girl est un voyage dans un petit coin de paradis.

fullsizerender-7-267x300Ce livre contient plusieurs choses. C’est un Lire la suite

Beaux rivages, Nina Bouraoui

beaux rivagesC’est une histoire simple, universelle. Après huit ans d’amour, Adrian quitte A. pour une autre femme : Beaux rivages est la radiographie de cette séparation.

Quels que soient notre âge, notre sexe, notre origine sociale, nous sommes tous égaux devant un grand chagrin d’amour.

Les larmes rassemblent davantage que les baisers.

J’ai écrit Beaux rivages pour tous les quittés du monde. Pour ceux qui ont perdu la foi en perdant leur bonheur. Pour ceux qui pensent qu’ils ne sauront plus vivre sans l’autre et qu’ils ne sauront plus aimer. Pour comprendre pourquoi une rupture nous laisse si désarmés. Et pour rappeler que l’amour triomphera toujours. En cela, c’est un roman de résistance.

N.B.

Quittée par l’homme qu’elle aime, pour une autre femme dont à aucun moment elle n’a soupçonné la présence, la narratrice perd pied. Du deuil Lire la suite

Enceinte, tout est possible, Renée Greusard

Présentation de l’éditeur :

enceinteNe bois pas. Tu vas manger ça ? Reste sexy. Ne prends pas trop de poids. Allez, juste un verre ! Ce n’est pas une maladie. T’es sûre que tu peux danser dans ton état ? Fais ci. Ne fais pas ça… Pendant leur grossesse, les femmes n’échappent pas aux injonctions contradictoires. D’où viennent ces interdits ? Sont-ils toujours fondés ?

En tombant enceinte, Renée Greusard, journaliste trentenaire, a tenté de répondre à ces questions et à tant d’autres, souvent taboues, mais aussi de raconter sa génération. Celle qui veut tout, tout de suite. Celle qui se noie dans les méandres d’Internet. Celle qui fait rire sa mère : « C’est quoi cette grossesse de merde où tu ne peux plus rien faire ? »

En partant à la rencontre de praticiens, de chercheurs et de femmes, elle a souhaité trouver une information plus juste pour sortir de l’infantilisation. Enceinte, tout est possible, on peut même rester maîtresse de son corps. Dingue, non ?

Une enquête féministe, drôle et décalée qui déconstruit et analyse les légendes sur la grossesse à l’heure de la génération Y.

 

Femme de sa génération, ayant choisi le moment de faire un enfant, Renée Greusard a écrit le livre qui lui a manqué pendant sa grossesse (ça, c’est sympa). Journaliste, elle est allée quérir les Lire la suite

Les gens heureux n’ont pas d’histoire, Éloïse Lièvre

Présentation de l’éditeur :

LEs gens heureuxQuand la vie commence, la vie a déjà commencé.

Ce livre est un calendrier de l’avent. Quarante textes, quarante photos avant les quarante ans. Éloïse Lièvre se réapproprie la vie qui passe. Elle tisse des fils, défie le hasard, poursuit, les coïncidences, tout ce qui fait sens. Elle dit surtout comment l’on devient une personne, nos rêves et nos ambitions orientés par ceux qui nous précèdent et par ceux qui nous côtoient, les objets, livres, films, chansons, qui s’impriment en nous, les événements historiques et intimes qui se mêlent et deviennent une histoire.

Ces photos et ces textes empreints de poésie forment un projet singulier et disent avec force toute l’épaisseur d’une vie.

 

40 jours avant son 40ème anniversaire, Éloïse Lièvre a posté sur Facebook une photo et un texte l’accompagnant. Elle a fait ça le lendemain et Lire la suite

Les corps inutiles, Delphine Bertholon

Présentation de l’éditeur :

Les corps inutile« Elle avait décidé d’aller à la fête. Ne savait pas où aller, en fait. Elle avait pleuré tout son saoul sur le bord du trottoir, pleuré et pleuré encore, puis les larmes s’étaient taries, séchées par le vent. Le ciel passait de bleu à noir, il était vingt heures trente (pile, comme un signe) sur la Casio vintage.
Elle avait quinze ans depuis quelques jours.
Elle avait mille ans depuis quelques minutes. »

Ce soir, Clémence doit fêter la fin du collège avec ses amis. Le sort en décidera autrement. Mauvaise rencontre.
Quinze ans plus tard, la jeune femme, solitaire et sauvage, travaille à la Clinique, une étrange usine qui fabrique des poupées grandeur nature pour les hommes esseulés…
Mais que peut la vengeance sur nos blessures les plus secrètes ?

Portrait intime de l’adolescence, drame psychologique aux accents de roman policier, Les Corps inutiles déroule le fil d’une vie tourmentée par les démons du passé.

Clémence, chevelure rousse flamboyante et yeux vairons, est, à ceci près, une adolescente comme les autres lorsque tout bascule. Dès lors, elle rêve à l’impossible – revenir au temps d’avant la catastrophe. Et les années passent.

A trente ans, la narratrice ne survit que par le désir des autres, celui des hommes en particulier, qu’elle valide le 29 de chaque mois. Clémence, expatriée de son propre corps, souffre d’un coma sensoriel. Son agresseur a durablement pris ses quartiers au fond de sa conscience. Les choses resteront toujours ce qu’elles sont, croit-on. C’est compter sans quelque bienveillance, une ou deux bonnes rencontres qui viennent contrebalancer la mauvaise, et une certaine envie de vivre, peut-être inavouée. Peu à peu, à mesure que la culpabilité disparaît, Clémence redevient humaine sous les yeux du lecteur fasciné.

Les corps inutiles est un roman à la fois dense et aérien. L’écriture riche et imagée, presque cinématographique, de Delphine Bertholon, nous entraîne à un rythme trépidant au cœur d’un parcours initiatique au bout duquel il faudra bien se pardonner. Un chemin que l’on fait aux côtés d’une formidable héroïne, à la personnalité détonante, aux fragilités inoubliables. Une renaissance enfermée dans un livre qu’on ne lâche pas.
Les corps inutiles est le magistral récit d’une reconstruction, d’un combat pour retrouver sa place dans le monde. Et une nouvelle preuve qu’on ne peut aimer que lorsqu’on a cessé de se haïr.

Éditions JCLattès, février 2015, 358 pages, 19 euros

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Le soleil à mes pieds

5 questions à Delphine Bertholon

L’effet Larsen

Cabine commune

Fragments :

« Les choses qu’on ne dit pas restent-elles à tout jamais vivantes ? » (page 45)

« Elle ne savait pas encore qu’il fallait quelquefois se méfier de ses désirs. » (page 64)

« Les couleurs du monde s’estompaient peu à peu, grisaillaient, linges mal lavés, trop lavés, passés au détergent. Elle était une victime et, désormais, allait les attirer, tous les tarés du monde, limaille de fer contre un aimant, battue d’avance. Ne serait plus tranquille, ne vivrait plus en paix et ne siffloterait plus. Chaque pas serait ainsi cadenassé par la trouille, son visage à jamais marqué du signe de la proie, enseigne écarlate vissée au-dessus du front (attaquez-moi, violez-moi, tuez-moi, il a ouvert une brèche et je suis là pour ça, allez-y, allez-y donc, qu’est-ce que vous attendez ?). » (page 66)

« Avouer l’agression, dans cette famille-là, ce serait se condamner à la perpétuité. » (page 70)

« Nous n’avions plus grand-chose en commun, mais nous nous ressemblions assez pour nous aimer. » (page 98)

« En famille, on ne sait que mentir. » (page 110)

« Vous êtes notre progrès. » (page 151)

« J’aime beaucoup mes parents, davantage en prenant de l’âge, sans doute parce qu’ils deviennent peu à peu des personnes et plus seulement ces gens qui m’ont fabriquée, à qui j’en ai voulu, contre qui je me suis battue, non, juste des êtres humains – discutables, merveilleux. » (page 190)

« Je ne parviens pas à déterminer si je trouve tragique ou rassurante l’idée que ceux qui m’ont engendrée soient également ceux qui me connaissent le moins. » (page 190)

« Nul besoin de pull rouge, de pantalon en cuir ; le rouge était en elle, implanté dès la naissance. » (page 197)

« Elle n’était plus personne ; mais sans les garçons, elle ne serait plus rien. » (page 203)

« Je m’étais trompée de perpétuité. » (page 275)

« On a l’abri qu’on mérite. » (page 298)

« Parler, ce n’est pas toujours la meilleure solution. » (page 321)

« Les âmes sœurs n’émergent pas toujours dans les histoires d’amour. » (page 338)

D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan

Quatrième de couverture :

Dapres une histoire vraie« Tu sais parfois, je me demande s’il n’y a pas quelqu’un qui prend possession de toi. »

Delphine, la narratrice, rencontre dans une soirée L., une femme qui « passe sa vie à écrire celle des autres », et qui devient son amie. Leurs points communs sont si nombreux que Delphine ne cherche pas à lutter : cette amitié s’impose comme une évidence. L., peu à peu, s’immisce dans la vie de Delphine, dans son quotidien, dans ses relations, et surtout dans son travail : le prochain roman de Delphine est pour L. un sujet de première importance. Le lien prend de plus en plus la forme d’un certain envahissement… Où s’arrête l’amitié et où commence l’emprise ?

Dans une écriture ample, souple, chaleureuse, qui happe si bien qu’on lui passe les longueurs (il y en a certaines au début), Delphine de Vigan raconte la naissance et l’évolution d’une relation quasi exclusive, un récit aux allures de thriller psychologique. Ce faisant, elle raconte aussi une histoire de l’écriture de soi et interroge la fiction. C’est forcément passionnant.

Car si l’écriture est une arme, s’agit-il d’une arme d’attaque ou d’une arme de défense ? Et l’écrivain a-t-il seulement le choix ? Mais que faire des réactions des lecteurs, quand les sujets traités sont personnels et rejaillissent inévitablement sur les proches de l’auteur ? Que faire dans la mesure où « les gens croient ce qui est imprimé » ?

D’après une histoire vraie a-t-il écrit d’après une histoire vraie ? La réponse n’a finalement pas tant d’importance. « L’écriture est un sport de combat. », et le match auquel le lecteur assiste au long de ces presque 500 pages est de haute tenue, efficace et palpitant.

A l’écrivain-lecteur, il laisse cependant cette entêtante et éternelle question : faut-il nécessairement en découdre avec le réel ?

Prix Renaudot 2015. Prix Goncourt des lycéens 2015.

Ce roman figurait dans les sélections des prix Goncourt, Renaudot et Médicis 2015.

Editions JCLattès, août 2015, 484 pages, 20 euros

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Rien ne s’oppose à la nuit

No et moi

Les heures souterraines

Toute la rentrée littéraire 2015

Instantanés :

« La relation à l’Autre ne m’intéresse qu’à partir d’un certain degré d’intimité. » (page 30)

« La littérature ne doit pas se tromper de territoire. » (page 103)

« Rien de ce que nous écrivons ne nous est tout à fait étranger. » (page 103)

« Dès lors qu’on ellipse, qu’on étire, qu’on resserre, qu’on comble les trous, on est dans la fiction. » (page 105)

« Toute écriture de soi est un roman. » (page 105)

« Il n’y a d’écriture que l’écriture de soi. » (page 106)

« Le lecteur est toujours partant pour céder à l’illusion et tenir la fiction pour de la réalité. » (page 139)

« Peut-être est-ce cela, une rencontre, qu’elle soit amoureuse ou amicale, deux démences qui se reconnaissent et se captivent. » (page178)

« L’écriture ne répare rien, elle creuse, elle laboure, elle dessine des tranchées de plus en plus larges, de plus en plus profondes, elle fait le vide autour de toi.  Un espace nécessaire. » (page 233)

« L’écriture est un territoire retranché, interdit aux visiteurs. » (page 236)

« Je serais heureuse d’avoir de vos nouvelles si je n’avais pas besoin en échange de vous donner des miennes. » (page 240)

« Les gens croient ce qui est imprimé. » (page 270)

« Oui, les gens croient ce qui est écrit, et c’est tant mieux. Les gens savent que seule la littérature permet d’accéder à la vérité. Les gens savent combien cela coûte d’écrire sur soi, ils savent reconnaître ce qui est sincère et ce qui ne l’est pas. Et crois-moi, ils ne s’y trompent jamais. » (page 273)

« L’écriture est un sport de combat. » (page 274)

« N’est-ce pas, avant toute chose, ce qui lie une génération : une mémoire commune faite de tubes, de jingles, de génériques ? » (page 283)

« De certains mots, de certains regards, on ne guérit pas. » (page 317)

« Est-ce que chacun de nous a ressenti cela au moins une fois dans sa vie, la tentation du saccage ? » (page 322)

« Le moment était venu de raconter la vraie vie. » (page 371)

Pardonnable, impardonnable, Valérie Tong Cuong

Présentation de l’éditeur :

pardonnableUn après-midi d’été, alors qu’il se promène à vélo sur une route de campagne, Milo, douze ans, chute et se blesse grièvement.

Ses parents Céleste et Lino et sa grand-mère Jeanne se précipitent à son chevet. Très vite, chacun va chercher les raisons de l’accident. Ou plutôt le coupable. Qui était avec lui ce jour-là ? Pourquoi Milo n’était-il pas à sa table, en train de faire ses devoirs, comme prévu ?

Tandis que l’angoisse monte autour de l’état de Milo resurgissent peu à peu les rapports de force, les mensonges et les petits arrangements qui sous-tendent cette famille. L’amour que chacun porte à l’enfant ne suffira pas à endiguer la déflagration. Mais lorsque la haine aura tout emporté sur son passage, quel autre choix auront-ils pour survivre que de s’engager sur le chemin du pardon ?

Un roman choral qui explore la difficulté à trouver sa place au sein du clan, les chagrins et la culpabilité, mais aussi et surtout la force de l’amour sous toutes ses formes.

Le jeune Milo est dans le coma, et autour de lui sa famille se rassemble juste avant de voler en éclats. Pour supporter la peine, il faut un coupable. On cherche, on trouve. Mais le coupable est-il bien celui que l’on croit ? Y en a-t-il seulement un ?

Il y a mille sortes de coma, et autant de façons de s’en réveiller. Valérie Tong Cuong est une orfèvre, qui maîtrise à la perfection aussi bien la construction romanesque que les nuances des sentiments. Dans Pardonnable, impardonnable, elle dit les glissements de terrain intérieurs et les silences, les digues qui cèdent, le temps perdu qui ne se rattrape pas, tout ce que l’on bâtit sur des erreurs, et les mensonges qui sauvent parfois.

Valérie Tong Cuong joue avec les émotions de son lecteur et invite à ne pas se fier aux apparences. Tout est toujours moins simple qu’il n’y paraît. Ce qu’on croit penser des personnages évolue en permanence. Rien n’est fabriqué, tout sonne juste.

Il y a mille manières de se sauver. Sauver les autres est l’une d’elles.

Pardonnable, impardonnable est une plongée fascinante dans les profondeurs abyssales de nos âmes, des secrets et des non-dits. Une spirale étourdissante dont personne ne peut s’extraire indemne. Un roman à quatre voix autour de cinq personnages qui nous accompagnent pour longtemps.

Valérie Tong Cuong fait partie de ceux qui ont compris bien des choses du monde et des existences qui le traversent. Dans son roman, elle pose de nombreuses questions. Chacun est libre d’en chercher les réponses.

Editions JC Lattès, janvier 2015, 340 pages, 19 euros

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L’Atelier des miracles

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La Battle

Pourquoi écrivez-vous, Valérie Tong Cuong ?

Fragments

« Depuis qu’il a fêté ses douze ans, il n’est plus certain d’être encore un enfant. » (page 22)

« Combien de fois dans une vie l’être humain renonce-t-il à se faire confiance ? » (page 27)

« Les grandes douleurs unissent plus sûrement que les joies. » (page 30)

« On ne mesure correctement que ce que l’on perd. » (page 46)

« Les coupables ne sont pas toujours ceux qui tiennent l’arme du crime. » (page 49)

« Ce n’est qu’avec le temps qu’on mesure la profondeur de nos blessures. » (page 63)

« Il y a des secrets dont il faut parler tout de suite ou plus jamais. » (page 64)

« Tant qu’on ne sait pas que le luxe existe, pourquoi veux-tu qu’il nous manque ? » (page 102)

« La vérité est-elle un devoir ? » (page 137)

« Ce qui n’est pas encore dit n’existe pas. » (page 137)

« Il ne faut jamais accepter l’aide financière d’une mère fusionnelle : une fois le capital remboursé, les intérêts restent dus à vie. » (page 156)

« C’est lorsque l’on n’a plus rien à perdre que l’on est le plus dangereux. » (page 170)

« Ce n’est pas la manière dont les choses arrivent qui compte, c’est la raison pour laquelle elles se produisent. » (page 175)

« Trop de lumière aveugle. » (page 221)

« Il y a toujours quelqu’un assis plus haut que vous pour vous regarder avec dédain. La seule façon d’y échapper n’est pas de continuer à grimper, mais de se moquer de ce regard-là. » (page 235)

« Le viol des sentiments est-il plus acceptable que celui des corps ? » (page 237)

« Être écrasée par un éboulement et vivre encore, hélas. » (page 262)

« Il y a une forme de libération à apprendre sa malédiction. » (page 267)

« Je me cogne aux quatre murs de mon isolement. » (page 295)

« Je lui ai volé ma présence, y compris lorsque j’étais là. » (page 305)

« C’est la situation qui est monstrueuse. Notre capacité commune à nous tromper sur l’essentiel. Notre manière d’enfouir nos erreurs en espérant qu’elles s’annuleront. Mais par-dessus tout : nos silences. » (page 315)

La rentrée littéraire de Grégoire Delacourt

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Grégoire Delacourt est l’auteur de quatre romans, dont L’Ecrivain de la famille (prix Rive Gauche à Paris 2011, entre autres distinctions et récompenses) et La liste de mes envies (porté à l’écran par Didier Le Pêcheur).

Le dernier, On ne voyait que le bonheur, paraît en cette rentrée littéraire.

 

 

 

Comment vivez-vous cette rentrée littéraire ? Qu’en attendez-vous ? 

Première rentrée littéraire. L’actualité autour des livres est soudain plus dense ; un peu comme le Festival de Cannes pour le cinéma. C’est davantage une sorte de fête. On attend des surprises. Des coups. Des uppercuts. Des frontières qui bougent.

J’attends de cette fête qu’elle enchante le plus de lecteurs possibles. Que les librairies soient pleines.

 

 

Que lisez-vous en ce moment ? Vous intéressez-vous à la rentrée littéraire en tant que lecteur ?

DelacourtLe Parisien. L’Écrivain National, de Joncour. Le Chardonneret, de Tartt. Le Comte de Monte-Cristo, deuxième partie, de Dumas. Tous trois très bien, très différents.

En tant que lecteur, la rentrée littéraire est un moment passionnant. Vous avez soudain six cents Miss Monde devant vous, mais vous ne pourrez en inviter que trois ou quatre à boire un café.

 

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