Sélection de Noël 2016

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Cette année encore, souhaitons que les livres soient nombreux sous les sapins. Il n’est pas de cadeau plus précieux ! Voici ma sélection personnelle de 4 x 4 romans parus récemment. Lire la suite

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À la fin le silence, Laurence Tardieu

Présentation de l’éditeur :

a-la-fin-le-silenceDécembre 2014. Depuis plusieurs semaines, la narratrice sait qu’elle va devoir vendre la maison de son enfance. Lieu des origines et de l’ancrage, de la mémoire familiale et de sa propre mémoire. Face à ce chagrin intime, écrire un livre lui semble la seule chose encore possible : trouver les mots pour, peut-être, sauver un peu de la maison avant qu’elle ne disparaisse de sa vie, lui restituer une part d’éternité.

Janvier 2015. La vague d’attentats qui frappe la France la laisse sans mots, comme dépossédée du monde tel qu’elle le connaissait. En elle, l’urgence s’est déplacée : que faire d’autre qu’écrire, pour tenter d’affronter l’innommable ? Au fil des semaines, sa vie va se jouer entre ce sentiment de fissuration du monde extérieur, que les attentats de novembre ne vont qu’intensifier, et celui de dépossession de son monde intime. Jamais le dehors et le dedans ne lui ont paru à ce point liés. Contrepoint paradoxal, insensé, de cet effondrement généralisé : tout au long de ces mois elle a porté un enfant, puis elle l’a mis au monde.

 

Déjà mère de deux filles, la narratrice attend un petit Lire la suite

La rentrée littéraire de Laurence Tardieu

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Laurence Tardieu est l’auteur de neuf romans, dont Le jugement de Léa, Puisque rien ne dure, Rêve d’amour, La Confusion des peines.

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Le dernier en date, Une vie à soi (Flammarion), paraît en cette rentrée littéraire.

 

Comment vivez-vous cette rentrée littéraire ? Qu’en attendez-vous ? 

 Je publie mon 8ème livre en cette rentrée littéraire, Une vie à soi. Un texte qui a été pour moi un immense et magnifique combat d’écriture. Depuis quatre mois je me répète tous les jours que je me protégerai au moment de la sortie du livre : les périodes de rentrée littéraire sont extrêmement rudes la plupart du temps pour les écrivains, j’ai personnellement beaucoup souffert, pour de mauvaises raisons, en 2011 lorsque j’ai publié La Confusion Tardieudes peines, mais cela m’a permis de comprendre que l’essentiel pour un écrivain n’est pas ce qui se joue dans les trois mois de sortie du livre, mais dans la durée. Et d’ailleurs, lorsque j’ai publié L’Ecriture et la vie en janvier dernier, « petit » texte mais qui m’est très cher, tant de lecteurs m’ont alors parlé de La Confusion des peines, que j’ai compris que ce livre pour lequel j’avais tant attendu en 2011 vivait de manière forte en 2014, il existait pour les lecteurs, certains le découvraient et l’aimaient, bref, mon travail existait dans la durée, et j’en étais fière et heureuse. Car c’est ainsi que je conçois mon parcours : une longue route, qui un livre après l’autre tente de construire une œuvre.
Pour le dire autrement, j’essaie de me protéger des « mauvaises attentes », et de me concentrer avant tout sur ce que me disent de mon texte les écrivains qui comptent pour moi, que j’admire, et les lecteurs. Rien n’est plus bouleversant que recevoir une lettre, un mail, d’un lecteur que vous ne connaissez pas, et qui vous dit que la lecture de votre livre a été un moment unique, un moment de vie.
Pour le reste, je vous mentirais si je ne vous disais pas que malgré tout, au fond de moi, comme tant d’autres écrivains, j’attends une forme de reconnaissance. Avoir un très beau et intelligent papier dans la presse, qui n’évoque pas seulement le « sujet » de mon livre mais parle aussi de sa composition, de son écriture.., ou être en sélection pour un prix compte pour moi. Mais disons que je reste assez lucide pour savoir que recevoir une lettre très forte d’Annie Ernaux comme cela a été le cas il y a quelques semaines, vaut toutes les reconnaissances.
Et aujourd’hui, alors qu’Une vie à soi vient tout juste de paraître et que comme bien d’autres écrivains sans doute j’ai trouvé très rude le démarrage, la presse se concentrant sur si peu de titres qu’on avait l’impression qu’il n’y avait pas six cent et quelques livres mais cinq qui paraissaient, je mesure le bonheur que j’ai d’avoir des lecteurs incroyablement généreux, qui achètent mon livre dès sa sortie, et m’écrivent ou écrivent sur leur blog combien ils l’ont aimé. Cela n’a pas de prix et m’émeut infiniment. Je me réjouis aussi de toutes les invitations que j’ai en librairies, le soutien des libraires depuis le début de mon parcours en 2002 est fondamental pour moi, sans eux, je n’en serais pas là.

Que lisez-vous en ce moment ? Vous intéressez-vous à la rentrée littéraire en tant que lecteur ?

Bien sûr, je suis aussi une lectrice et comme tous les lecteurs passionnés je suis incroyablement excitée par cette période où tant de titres paraissent. Entrer en ce moment dans une librairie est pour moi comme entrer dans un lieu qui regorge de trésors. J’ai besoin de lire, de lire des livres qui m’emportent, qui m’emportent totalement, qui laissent leur trace en moi, dans mon corps, de lire les auteurs que j’aime et suis au fur et à mesure de leurs publications et d’en découvrir de nouveaux. Les très bons livres me donnent encore plus envie d’écrire.

En ce moment, je lis le formidable La loi sauvage de Nathalie Kuperman. Je lirai ensuite le dernier livre d’Olivia Rosenthal, un auteur que je trouve passionnant, ainsi que Lydie Salvayre. Que des femmes, comme vous le voyez, alors que la presse ne parle que d’hommes, non?…
Bon, je lirai quelques hommes aussi…! Le James Salter est sur ma table de chevet déjà…

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