L’écrivain à l’épreuve du quotidien #6 : « La vie de tous les jours c’est l’essence que je mets dans ma machine à écrire »

SA-lecrivain-a-lepreuve-du-quotidien-1024x302L’écrivain à l’épreuve du quotidien, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

Un écrivain ne devrait pas faire les courses… il faut pourtant bien qu’il mange ! Dans cette rubrique, rencontre avec des écrivains qui se livrent sur la place de l’écriture dans le quotidien… et la place du quotidien dans l’écriture !

La romancière Diane Brasseur alterne les immersions dans les longues narrations : celles des films dont elle est la scripte et celles des romans qu’elle écrit. Comment s’organise-t-elle ? Quelle place le quotidien occupe-t-il quand on s’affranchit de la traditionnelle routine ? Rencontre avec une jeune femme qui utilise les possibilités que son rythme lui offre sans jamais les nommer contraintes.

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Mon activité professionnelle m’offre du recul sur mes textes

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L’écrivain à l’épreuve du quotidien #5 : Se couper du monde pour écrire son premier roman

SA-lecrivain-a-lepreuve-du-quotidien-1024x302L’écrivain à l’épreuve du quotidien, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

Un écrivain ne devrait pas faire les courses… il faut pourtant bien qu’il mange ! Dans cette rubrique, rencontre avec des écrivains qui se livrent sur la place de l’écriture dans le quotidien… et la place du quotidien dans l’écriture !

Elle était professeur de français lorsqu’elle a voulu se lancer dans l’écriture de son premier roman. Pour être certaine d’aller au bout de ce projet, elle a choisi une méthode radicale : partir un an dans un pays dont elle ne parlait pas la langue et renoncer à Internet. Rencontre avec Flore Vesco, trentenaire, auteur de De cape et de mots, un premier roman à succès.

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Professeur, j’ai demandé une disponibilité pour écrire mon premier roman et je me suis enfuie au fin fond de la Slovaquie

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L’écrivain à l’épreuve du quotidien #4 : Écrire et lire les manuscrits des autres

SA-lecrivain-a-lepreuve-du-quotidien-1024x302L’écrivain à l’épreuve du quotidien, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

Un écrivain ne devrait pas faire les courses… il faut pourtant bien qu’il mange ! Dans cette rubrique, rencontre avec des écrivains qui se livrent sur la place de l’écriture dans le quotidien… et la place du quotidien dans l’écriture !

On a beaucoup parlé de la romancière à l’occasion de la rentrée littéraire (Les Enfants de chœur de l’Amérique, éditions Anne Carrière). Quand elle n’écrit pas, Héloïse Guay de Belissen lit… les manuscrits des autres. Lectrice pour des maisons d’édition, elle organise son quotidien de façon à conjuguer écriture et contraintes matérielles, et trouve un espace pour écrire dans la musique qu’elle écoute. Rencontre.
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Entre la vie matérielle jouable et le sourire aux lèvres chaque matin, j’ai choisi les deux

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L’écrivain à l’épreuve du quotidien #3 : Le temps libre, c’est l’écriture

SA-lecrivain-a-lepreuve-du-quotidienL’écrivain à l’épreuve du quotidien, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

 

Un écrivain ne devrait pas faire les courses… il faut pourtant bien qu’il mange ! Dans cette rubrique, rencontre avec des écrivains qui se livrent sur la place de l’écriture dans le quotidien… et la place du quotidien dans l’écriture !

 

 

Salariée à temps partiel, Claudine Aubrun met son temps libre à profit pour écrire, et s’échappe parfois plusieurs mois durant dans des résidences d’écrivains. Mais avant d’en arriver là, elle a bataillé pour s’octroyer les heures que réclamaient ses livres. Rencontre avec un écrivain qui depuis dix ans construit sa vie autour de l’écriture. 

 

 

Dégager quelques heures pour mes livres a longtemps été pour moi une obsession

 

23-portrait_claudine_aubrun_c-Loïc-le-LouetEcrire demande du temps et ce temps est peu ou mal payé. C’est une situation cruelle. Dégager quelques heures pour mes livres a longtemps été pour moi une obsession. J’ai écrit mes premiers livres de cinq à sept, mais le matin. Il faisait nuit. J’avais sommeil. Puis, ma journée de mère de famille, de travailleuse commençait. Je devais me coucher tôt pour tenir le coup. Je m’imposais de travailler dix heures par semaine. Puis, j’ai commencé à publier, les trente-cinq heures sont arrivées, j’ai négocié un temps partiel avec mon employeur. J’ai enfin écrit à la lumière du jour. Maintenant, j’ai moins d’obligations familiales, je travaille le weekend, les vacances. Mon temps libre, ma liberté, c’est l’écriture. J’ai eu la chance de vivre et travailler à deux reprises dans des résidences d’écrivains. La première, je n’ai sans doute pas plus écrit que dans mon quotidien. Par contre, j’ai pris du recul. J’ai réfléchi à ce métier, à ma façon de l’aborder, à ce que je voulais écrire. Pour la deuxième, j’ai mis ce temps à profit pour avancer sur plusieurs projets… (lire la suite)

 

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Un écrivain ne devrait pas faire les courses… il faut pourtant bien qu’il mange ! Dans cette rubrique, rencontre avec des écrivains qui se livrent sur la place de l’écriture dans le quotidien… et la place du quotidien dans l’écriture !

 

 

Romancière trois jours par semaine, salariée les quatre autres. Ou l’inverse. La schizophrénie ne semble pourtant pas être une fatalité… Son dernier roman (À qui le tour ?, Le Dilettante, 2013) met en scène des grands gagnants du loto. Dans la vraie vie, Murielle Renault n’a pas gagné – il lui arrive pourtant de jouer ! Rencontre avec un écrivain qui mène une double vie dont les deux volets sont bien cloisonnés. 

 

 

Je suis un écrivain douze heures minimum par semaine


Murielle Renault (c) Wilfrid GerberJe ne suis pas un écrivain à temps plein, je suis un écrivain du dimanche. Enfin, du mercredi-samedi-dimanche. Les autres jours, je me consacre à mon « vrai » travail, celui qui me rapporte de l’argent et me fait manger (je travaille dans l’informatique, aux 4/5èmes, donc). Les jours où je travaille, je n’écris pas, même pas le soir, je ne suis pas assez « fraîche ». De même que je n’écris pas quand je pars en vacances. Mais revenons aux mercredi, samedi, dimanche : ces jours-là, j’essaie de travailler au moins quatre heures. Ça peut sembler peu, mais il faut aussi s’acquitter des corvées et garder du temps pour se détendre (et ne pas vivre comme un ours !)… Donc, douze heures minimum par semaine. Ça peut être plus (j’essaie), ça peut être moins (j’évite). Est-ce que ça me convient ? Non, ça n’est pas assez, j’aimerais pouvoir y consacrer plus de temps, entre autres pour éviter que mes projets
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Un écrivain ne devrait pas faire les courses… il faut pourtant bien qu’il mange ! Dans cette rubrique, rencontre avec des écrivains qui se livrent sur la place de l’écriture dans le quotidien… et la place du quotidien dans l’écriture !

 

 

Comment concilier les écritures de textes de natures, de longueurs et d’importances variées ? Rencontre avec Ariane Charton, écrivain spécialiste de l’époque romantique, qui a fait le choix de se consacrer à l’écriture et partage son temps entre travaux de longue haleine destinés à être publiés en volume et collaborations plus ponctuelles avec la presse.

 

 

Gérer le quotidien permet à l’esprit de réfléchir, de vagabonder ou de se reposer

Ariane Charton DRQu’il s’agisse d’écriture littéraire ou de travaux alimentaires, je me consacre à une seule chose chaque jour. Je trouve très contre-productif de travailler une demi-journée sur un sujet et le reste du temps sur autre chose car il faut un certain temps pour mentalement passer de l’un à l’autre. Travailler à l’un de mes livres pour quelques heures ne vaut pas le coup, il faut au moins que j’aie une journée devant moi. Si j’ai un moment de creux, je vais l’utiliser à lire. Je peux éventuellement, si besoin est, me livrer à plusieurs travaux alimentaires sur une même journée car cela ne réclame souvent pas autant d’engagement intellectuel mais autant que possible je mène… (lire la suite)