Ecriture, écritures #1 : Faire d’une nouvelle un roman

SA-ecriture-1024x302

Ecriture, écritures, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

 

Parce que l’écriture est protéiforme, cette rubrique s’intéresse à tout ce qui la nourrit. De l’image au son en passant par toutes les formes littéraires, les arts interagissent et ici est faite la démonstration que tout est influence.

 

 

 

Le premier roman publié de Sandrine Roudeix était au départ une nouvelle écrite d’un seul jet. Comment transforme-t-on une nouvelle de 20 pages en un roman de 130 ? La romancière nous raconte l’histoire d’un changement de format et de genre qui n’a pas dénaturé le texte d’origine.

 

 

Attendre était une nouvelle. Vingt pages écrites à la terrasse d’un café… 

Roudeix-200x300-c-FlammarionAu départ, Attendre était une nouvelle. L’histoire de Lola, 16 ans, qui attend son père qu’elle ne connaît pas. Vingt pages écrites à la terrasse d’un café un jour où j’attendais un amoureux à qui j’avais donné rendez-vous un an avant. Vingt pages transformées retravaillées quelques mois après sur le thème de la jeune fille pour une revue. Vingt pages finalement jamais publiées. Elles ont dormi pendant deux ans dans un tiroir, cimetière des manuscrits refusés, jusqu’à ce que je croise le chemin de Patrice Hoffmann, éditeur chez Flammarion, au Salon du livre de Paris en 2009. Je venais de lui adresser deux romans que j’avais terminés et attendais avec impatience son retour pour une éventuelle publication. Nous nous sommes entretenus dans un coin du stand. Il m’a donné son sentiment, pas franchement enthousiaste (!), mais m’a encouragée à lui faire lire d’autres textes car il trouvait « qu’il y avait quelque chose d’original et de singulier dans mon écriture ». Il recevait le soir même Lola sur son ordinateur. Et moi, Sandrine, quelques jours après dans son bureau. Cette fois, il était emballé. Il y avait selon lui une voix, une écriture, une promesse, et il était d’accord pour me signer un contrat d’édition, charge à moi de transformer cette nouvelle en roman ou en recueil. Attendre est aujourd’hui un roman à trois voix autour de la naissance non désirée de Lola. Trois voix mais aussi trois attentes, psychologiques et physiques. Celles de Lola, adolescente en quête d’identité, de Marie, fille-mère culpabilisée qui fait ce qu’elle peut, et de Pierre, jeune homme dépassé par les événements. La force du texte est, je crois, … (lire la suite)

 

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

Tous les articles de la rubrique « Les Nouveaux Talents »

Pourquoi écrivez-vous, Sandrine Roudeix ?

Les Petites mères

Publicités

Avant d’être écrivain #3 : Du bourdonnement des agences de pub au bureau en solo

SA-avant-detre-ecrivain-1024x302Avant d’être écrivain, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

.

Tous les chemins mènent à l’écriture ! Cette rubrique propose d’explorer les trajectoires individuelles d’écrivains pour mieux démontrer qu’il n’y a ni parcours type, ni de bagages obligatoires. Car, pour copier Simone de Beauvoir : on ne naît pas écrivain, on le devient.

.

Directrice artistique en agence de publicité, Claudine Desmarteau a quitté le monde de l’entreprise pour travailler en solo. Auteur et illustratrice, en particulier pour la jeunesse, elle mène de front son activité avec celle de dessinatrice de presse. L’ennui de sa vie d’avant a cédé la place à une émulation et à une passion sans cesse renouvelées. Rencontre. 

 

La désillusion du travail en entreprise

AVT_Claudine-Desmarteau_5145-DRAprès un Bac littéraire (option Arts Plastiques) et des études à l’ESAAD (École supérieure des Arts Appliqués Duperré), j’ai travaillé dans plusieurs agences de publicité en tant que Directrice Artistique. Au début, ça m’a amusée et intéressée, puis de moins en moins, puis plus du tout. Parallèlement, j’ai commencé à dessiner pour la presse (Le Nouvel Observateur, Télérama, Libération, Les Inrockuptibles…), à publier un premier album jeunesse, au Seuil Jeunesse, suivi de plusieurs autres. J’avais écrit et illustré des contes pour adultes, et une parodie de la série télé X-Files que j’ai présentée à des éditeurs, dont Jacques Binsztok, au Seuil Jeunesse. Il n’a pas édité ces premiers projets mais… (lire la suite)

.

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

Avant d’être écrivain #2 : De l’analyse financière à l’écriture

Avant d’être écrivain #1 : Des chiffres aux lettres

Hit parade des chansons qu’on déteste, Claudine Desmarteau

Troubles, Claudine Desmarteau

Tous les articles de la rubrique « Les Nouveaux Talents »

 

 

 

 

L’écrivain à l’épreuve du quotidien #3 : Le temps libre, c’est l’écriture

SA-lecrivain-a-lepreuve-du-quotidienL’écrivain à l’épreuve du quotidien, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

 

Un écrivain ne devrait pas faire les courses… il faut pourtant bien qu’il mange ! Dans cette rubrique, rencontre avec des écrivains qui se livrent sur la place de l’écriture dans le quotidien… et la place du quotidien dans l’écriture !

 

 

Salariée à temps partiel, Claudine Aubrun met son temps libre à profit pour écrire, et s’échappe parfois plusieurs mois durant dans des résidences d’écrivains. Mais avant d’en arriver là, elle a bataillé pour s’octroyer les heures que réclamaient ses livres. Rencontre avec un écrivain qui depuis dix ans construit sa vie autour de l’écriture. 

 

 

Dégager quelques heures pour mes livres a longtemps été pour moi une obsession

 

23-portrait_claudine_aubrun_c-Loïc-le-LouetEcrire demande du temps et ce temps est peu ou mal payé. C’est une situation cruelle. Dégager quelques heures pour mes livres a longtemps été pour moi une obsession. J’ai écrit mes premiers livres de cinq à sept, mais le matin. Il faisait nuit. J’avais sommeil. Puis, ma journée de mère de famille, de travailleuse commençait. Je devais me coucher tôt pour tenir le coup. Je m’imposais de travailler dix heures par semaine. Puis, j’ai commencé à publier, les trente-cinq heures sont arrivées, j’ai négocié un temps partiel avec mon employeur. J’ai enfin écrit à la lumière du jour. Maintenant, j’ai moins d’obligations familiales, je travaille le weekend, les vacances. Mon temps libre, ma liberté, c’est l’écriture. J’ai eu la chance de vivre et travailler à deux reprises dans des résidences d’écrivains. La première, je n’ai sans doute pas plus écrit que dans mon quotidien. Par contre, j’ai pris du recul. J’ai réfléchi à ce métier, à ma façon de l’aborder, à ce que je voulais écrire. Pour la deuxième, j’ai mis ce temps à profit pour avancer sur plusieurs projets… (lire la suite)

 

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

L’écrivain à l’épreuve du quotidien #2 : L’écrivain du mercredi-samedi-dimanche

L’écrivain à l’épreuve du quotidien #1 : Conjuguer les écritures et les contraintes

Pourquoi écrivez-vous, Claudine Aubrun ?

Tous les articles de la rubrique « Les Nouveaux Talents »

Voyage au bout du livre #3 : Le traducteur, garant de la vérité du texte

SA-voyage-au-bout-du-livre

Voyage au bout du livre, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

 

De l’éditeur au traducteur en passant par les animateurs d’atelier d’écriture, la rubrique Voyage au bout du livre est un patchwork de tous les métiers qui accompagnent le manuscrit jusqu’à ce qu’il devienne un livre.

 

 

La France est le pays qui traduit le plus de littérature au monde. Mais quel rôle le traducteur joue-t-il exactement ? On oublie trop souvent de le citer, pourtant son travail relève bel et bien de la création – dans les limites posées par l’auteur du texte original. Rencontre avec Pierre Malherbet, traducteur de l’allemand notamment pour Gallimard. 

 

 

Le traducteur a une double responsabilité : celle de sa propre création et une responsabilité vis-à-vis du texte original

Pierre Malherbet DRLe traducteur est un auteur. Cela doit être sans cesse réaffirmé. Il est l’auteur d’une traduction. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en droit français, les traducteurs sont considérés au même titre que les auteurs. Mais, contrairement aux auteurs, les traducteurs ont une double responsabilité ; ils ont la responsabilité de leur propre création (le texte traduit) et une responsabilité vis-à-vis du texte original. Les traducteurs sont garants de la vérité de ce texte original. C’est cette vérité qu’ils doivent transmettre. Le texte littéraire est sous-tendu par de grands mouvements ; il s’agit donc de s’assurer que la traduction en rende bien compte. Bien entendu, chaque lecture de l’œuvre en fait ressortir tel ou tel aspect ; une traduction est une lecture particulière, une compréhension particulière du texte qui éclaire et prolonge le texte original, qui, d’une certaine manière, le réinvente. Ainsi, lorsqu’on lit le Faust en français, on ne lit pas le Faust mais une traduction du Faust ; il s’agit d’une autre œuvre, celle-là étant un prolongement et une continuation du texte de Goethe. Elle n’est ni mieux ni moins bien, elle est autre. Faisons une analogie avec la musique : lorsqu’on écoute la neuvième symphonie dirigée par Karajan, c’est autant Beethoven que Karajan qu’on écoute… (lire la suite)

 

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

Voyage au bout du livre #1 : L’éditeur, passeur professionnel

Voyage au bout du livre #2 : L’atelier d’écriture, aiguillon pour l’imagination

Tous les articles de la rubrique « Les Nouveaux Talents »

Avant d’être écrivain #2 : De l’analyse financière à l’écriture

SA-avant-detre-ecrivain-1024x302Avant d’être écrivain, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

.

Tous les chemins mènent à l’écriture ! Cette rubrique propose d’explorer les trajectoires individuelles d’écrivains pour mieux démontrer qu’il n’y a ni parcours type, ni de bagages obligatoires. Car, pour copier Simone de Beauvoir : on ne naît pas écrivain, on le devient.

.

Analyste financier épris de littérature, Mabrouck Rachedi a un jour fait le choix d’abandonner la raison pour la passion. Quelques années après l’obtention de son DEA Analyse Economique, Modélisation et Méthodes Quantitatives option Finance, il tourne le dos aux sociétés de bourse. Auteur de trois romans et d’un essai, il intervient en milieu scolaire et écrit également des scénarios. Rencontre.

 

J’ai senti que vivre ma passion était le sens de ma vie

Mabrouck-Rachedi_c-Sophie-AdriansenJ’ai commencé à écrire à l’adolescence, après la lecture du Père Goriot de Balzac. J’ai été émerveillé par le style et je me suis laissé aller à des petits bouts d’écriture dont l’un des premiers fut Le poids d’une âme, mon premier roman. Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi ce livre, à ce moment de ma vie, m’a autant touché.

L’analyse financière était un choix de raison. Je suis issu d’un milieu plutôt modeste et, à travers la finance, j’ai cherché ce que je n’avais pas. J’étais loin d’être malheureux dans ma vie d’avant mais j’ai senti que vivre ma passion était le sens de ma vie. Je n’ai pas calculé. Cette insouciance était liée à ma méconnaissance totale de l’édition. J’ai pensé que j’écrirais puis que je publierais. Cela a été beaucoup plus compliqué que ça.

Sur le plan pratique, j’ai négocié mon départ puis j’ai… (lire la suite)

.

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

Avant d’être écrivain #1 : des chiffres aux lettres

Eloge du miséreux, Mabrouck Rachedi

Pourquoi écrivez-vous, Mabrouck Rachedi ?

Le petit Malik, Mabrouck Rachedi

La petite Malika, Mabrouck Rachedi & Habiba Mahany

Tous les articles de la rubrique « Les Nouveaux Talents »

 

 

 

 

L’écrivain à l’épreuve du quotidien #2 : L’écrivain du mercredi-samedi-dimanche

SA-lecrivain-a-lepreuve-du-quotidienL’écrivain à l’épreuve du quotidien, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

 

Un écrivain ne devrait pas faire les courses… il faut pourtant bien qu’il mange ! Dans cette rubrique, rencontre avec des écrivains qui se livrent sur la place de l’écriture dans le quotidien… et la place du quotidien dans l’écriture !

 

 

Romancière trois jours par semaine, salariée les quatre autres. Ou l’inverse. La schizophrénie ne semble pourtant pas être une fatalité… Son dernier roman (À qui le tour ?, Le Dilettante, 2013) met en scène des grands gagnants du loto. Dans la vraie vie, Murielle Renault n’a pas gagné – il lui arrive pourtant de jouer ! Rencontre avec un écrivain qui mène une double vie dont les deux volets sont bien cloisonnés. 

 

 

Je suis un écrivain douze heures minimum par semaine


Murielle Renault (c) Wilfrid GerberJe ne suis pas un écrivain à temps plein, je suis un écrivain du dimanche. Enfin, du mercredi-samedi-dimanche. Les autres jours, je me consacre à mon « vrai » travail, celui qui me rapporte de l’argent et me fait manger (je travaille dans l’informatique, aux 4/5èmes, donc). Les jours où je travaille, je n’écris pas, même pas le soir, je ne suis pas assez « fraîche ». De même que je n’écris pas quand je pars en vacances. Mais revenons aux mercredi, samedi, dimanche : ces jours-là, j’essaie de travailler au moins quatre heures. Ça peut sembler peu, mais il faut aussi s’acquitter des corvées et garder du temps pour se détendre (et ne pas vivre comme un ours !)… Donc, douze heures minimum par semaine. Ça peut être plus (j’essaie), ça peut être moins (j’évite). Est-ce que ça me convient ? Non, ça n’est pas assez, j’aimerais pouvoir y consacrer plus de temps, entre autres pour éviter que mes projets
… (lire la suite)

 

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

Voyage au bout du livre #1 : Conjuguer les écritures et les contraintes

Pourquoi écrivez-vous, Murielle Renault ?

Tous les articles de la rubrique « Les Nouveaux Talents »

Voyage au bout du livre #2 : L’atelier d’écriture, aiguillon pour l’imagination

SA-voyage-au-bout-du-livre

Voyage au bout du livre, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

 

De l’éditeur au traducteur en passant par les animateurs d’atelier d’écriture, la rubrique Voyage au bout du livre est un patchwork de tous les métiers qui accompagnent le manuscrit jusqu’à ce qu’il devienne un livre.

 

 

Il suffit parfois d’un rien pour oser écrire. Une image, un thème, un délai, l’assurance d’avoir un retour instantané sur son texte… L’atelier d’écriture est un aiguillon pour l’imagination. Rencontre avec Frédérique Trigodet, qui, après avoir dirigé la revue du même nom, anime les ateliers PrOse Ecriture.

 

 

Ecrire, c’est du boulot. C’est aussi accepter de se tromper, de recommencer, de tenter autre chose.

PrOse Ecriture1Je crois qu’il y a un malentendu ces dernières années sur les notions d’auteur et d’écriture. J’ai eu en atelier des personnes qui sont venues avec pour objectif de devenir écrivain. D’autres s’annonçaient comme tels et débarquaient avec des pavés racontant leur vie, qu’ils voulaient que je lise pour leur dire si c’était publiable. Le problème, c’est que leur envie d’être écrivain était la plupart du temps très éloignée de la réalité de l’écriture. Il n’y a pas de règles à apprendre par cœur.

Ecrire est plutôt une question d’alchimie entre ce que l’on est, nos lectures, nos rencontres et les pages que l’on noircit. Je ne crois pas au mythe de la muse. Ecrire, c’est du boulot. C’est aussi accepter de se tromper, de recommencer, de tenter autre chose. La richesse de l’écriture se trouve dans… (lire la suite)

 

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

Voyage au bout du livre #1 : L’éditeur, passeur professionnel

Tous les articles de la rubrique « Les Nouveaux Talents »

Avant d’être écrivain #1 : des chiffres aux lettres

SA-avant-detre-ecrivain-1024x302Avant d’être écrivain, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

 

Tous les chemins mènent à l’écriture ! Cette rubrique propose d’explorer les trajectoires individuelles d’écrivains pour mieux démontrer qu’il n’y a ni parcours type, ni de bagages obligatoires. Car, pour copier Simone de Beauvoir : on ne naît pas écrivain, on le devient.

 

 

Diplômé d’HEC et de l’EHESS, Aymeric Patricot est retourné sur les bancs de l’université pour devenir professeur et ainsi à la fois s’abreuver de littérature classique et dégager du temps pour écrire. Agrégé de lettres modernes, il enseigne aujourd’hui la littérature et a publié cinq ouvrages depuis 2006. Récit d’un virage pris de bonne heure.

 

 

Après HEC, le plein d’études

Aymeric-Patricot_(c) Thierry RateauJ’ai fait HEC puis, regrettant de ne pas avoir fait de khâgne, je suis retourné à la fac pour faire le plein d’études – économie, philosophie, histoire… – avant de passer l’agrégation de lettres. Depuis, je suis professeur – collèges, lycées, puis école préparatoire : la boucle est bouclée !

Je n’avais pas de rêve particulier en faisant HEC : je ne répondais qu’aux attentes de ma famille, et je me disais qu’avec ce diplôme je resterais en contact avec « le monde réel ». Calcul qui s’est révélé faux…

J’ai fait des stages pendant ma scolarité, notamment au Crédit Lyonnais, au service des études économiques. C’était intéressant, mais je n’étais pas à ma place. J’ai été attaché culturel de l’ambassade de France au Japon. L’ambassade n’était pas non plus faite pour moi. Il s’agissait de postes où l’on attendait de moi que je travaille à plein temps, et au bureau. Je suis rentré du Japon après en avoir fait le constat. Et puis je n’avais pas fini mes études : je voulais décrocher l’agrégation, seul gage de stabilité professionnelle pour moi.

 

Pour écrire de bons livres, il faut y consacrer l’essentiel de ses ressources mentales

(lire la suite)-

 

L’écrivain à l’épreuve du quotidien #1 : Conjuguer les écritures et les contraintes

SA-lecrivain-a-lepreuve-du-quotidienL’écrivain à l’épreuve du quotidien, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

 

Un écrivain ne devrait pas faire les courses… il faut pourtant bien qu’il mange ! Dans cette rubrique, rencontre avec des écrivains qui se livrent sur la place de l’écriture dans le quotidien… et la place du quotidien dans l’écriture !

 

 

Comment concilier les écritures de textes de natures, de longueurs et d’importances variées ? Rencontre avec Ariane Charton, écrivain spécialiste de l’époque romantique, qui a fait le choix de se consacrer à l’écriture et partage son temps entre travaux de longue haleine destinés à être publiés en volume et collaborations plus ponctuelles avec la presse.

 

 

Gérer le quotidien permet à l’esprit de réfléchir, de vagabonder ou de se reposer

Ariane Charton DRQu’il s’agisse d’écriture littéraire ou de travaux alimentaires, je me consacre à une seule chose chaque jour. Je trouve très contre-productif de travailler une demi-journée sur un sujet et le reste du temps sur autre chose car il faut un certain temps pour mentalement passer de l’un à l’autre. Travailler à l’un de mes livres pour quelques heures ne vaut pas le coup, il faut au moins que j’aie une journée devant moi. Si j’ai un moment de creux, je vais l’utiliser à lire. Je peux éventuellement, si besoin est, me livrer à plusieurs travaux alimentaires sur une même journée car cela ne réclame souvent pas autant d’engagement intellectuel mais autant que possible je mène… (lire la suite)

Voyage au bout du livre #1 : L’éditeur, passeur professionnel

SA-voyage-au-bout-du-livre

Voyage au bout d’une livre, c’est le titre de l’une des rubriques que je propose désormais sur la plateforme Les Nouveaux Talents.

 

De l’éditeur au traducteur en passant par les animateurs d’atelier d’écriture, la rubrique Voyage au bout du livre est un patchwork de tous les métiers qui accompagnent le manuscrit jusqu’à ce qu’il devienne un livre.

 

 

L’éditeur est l’accompagnateur incontournable du manuscrit. Mais de celui qui se limite à la fonction d’imprimeur à celui qui façonne le texte, les déclinaisons et les visions du métier sont nombreuses. Rencontre avec Guillaume Allary, 40 ans, passé par Flammarion, Hachette Littératures et NiL Editions, qui vient de lancer sa propre maison d’édition, Allary Editions.

 

 

L’éditeur est un passeur professionnel.

_MG_3647 (2)Pour moi, l’éditeur est un passeur professionnel. En temps de guerre, il y a des passeurs amateurs, extrêmement utiles pour faire traverser des frontières ou diffuser des textes sous le manteau. Mais nous sommes en temps de paix, et donc ce travail doit être fait par des professionnels, autrement dit des gens dont le métier est de lire, et qui sont donc censés repérer plus facilement ce qui sort du lot, et mérite d’être diffusé.

Je précise que je ne vois pas de supériorité des éditeurs professionnels en temps de paix sur les éditeurs amateurs en temps troubles : l’un des plus grands éditeurs allemands est un quidam qui laissait dans les cages d’escalier berlinoises pendant la seconde guerre mondiale des cartes postales racontant le vrai visage de cette guerre.

 

Le destin ordinaire d’un primo-romancier est de rester dans l’anonymat.

Comment j’accompagne les primo-romanciers ? En leur rappelant que le destin ordinaire d’un primo-romancier est… (lire la suite)