Joséphine Baker – Des trottoirs de Saint-Louis aux marches du Panthéon, Marie-Florence Ehret

Présentation de l’éditeur :

bakerQui est Joséphine Baker ?

On se souvient de ces images qui ont fait le tour du monde : la danseuse nue à la ceinture de bananes, la diva moulée dans des robes de strass et couverte de plumes, la résistante en uniforme de sous-officier de l’armée française, la mamma un peu épaisse pleurant

misère à la télévision pour ses douze enfants – sa « tribu arc-en-ciel » –, que des créanciers impitoyables menaçaient d’expulser du château des Milandes.

À quel prix la petite négresse du Missouri, petite-fille d’esclave comme il y en avait tant au début du XXe siècle aux États-Unis, est-elle devenue la vedette internationale, amie des rois, des princes et des présidents du monde entier ?

Marie-Florence Ehret décrypte les images de la star, raconte l’histoire du personnage exceptionnel qu’elle a été, l’époque qui l’a vu naître et la femme d’une vitalité étonnante et d’un caractère hors du commun qui lui ont permis d’accomplir son destin.

 

baker3 Quelle drôle de femme ! Un Lire la suite

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Une jeune mère dans la Résistance – Olga Bancic, Marie-Florence Ehret

Présentation de l’éditeur :olga-bancic

« Ma chère petite fille, mon cher petit amour. Ta mère écrit la dernière lettre, ma chère petite, demain à 6 heures, le 10 mai, je ne serai plus. Mon amour, ne pleure pas, ta mère ne pleure pas non plus… »

Ces mots sont extraits de la lettre écrite le 9 mai 1944 par Olga Bancic à sa fille Dolorès, alors âgée de 5 ans. Engagée dans la Résistance française, cette jeune femme roumaine, juive et communiste, faisait partie du groupe de FTP immigrés dirigés par Missak Manouchian. Arrêtée avec ses camarades, elle fut exécutée par les nazis. La vie et le combat d’Olga Bancic sont un exemple pour tous ceux qui refusent le triomphe de la barbarie. Le destin du groupe Manouchian auquel elle appartenait a inspiré le célèbre poème d’Aragon chanté par Léo Ferré sous le titre de L’Affiche rouge.

 

En octobre 1943, Olga Bancic a déjà à son actif une centaine d’attentats, et des années de lutte clandestine. Les journaux que l’on se passe sous le manteau commencent à dévoiler l’horreur du destin des juifs arrêtés.

Séparée de son homme qu’elle aime tant, ne voyant que ponctuellement sa petit fille Dolorès, Olga sacrifie tout à la cause. Elle espère à tout moment la victoire et ne vit que dans cette attente. Elle est entourée de camarades, des hommes majoritairement, « qui ne connaîtront pour seule grâce que celle de mourir ensemble ».

 

Ce que raconte Marie-Florence Ehret, c’est la violence qui fait partie du quotidien, la peur ; ce qu’elle dépeint, c’est un monde dans lequel l’attente est une activité à temps plein, un monde où l’on prend l’oxygène comme et où on peut. Ce qu’elle raconte, c’est le courage d’une jeune femme, d’une jeune mère, née Golda Bancic en mai 1912 en Roumanie, belle et pleine d’avenir, « fragile et brûlante comme une flamme de bougie que rien ne pourrait éteindre », qui a tout donné pour son pays d’adoption, pour la paix, pour la vie. Tout – y compris la sienne.

« Elle est morte, déjà, de ne pas mourir avec les camarades.

Combien de fois veulent-ils la tuer ? »

(page 124)

 

C’est un combat exemplaire, qui s’achève sur l’émouvante lettre que l’auteur adresse à son sujet d’étude ; une lettre pleine de reconnaissance et d’humanité écrite par une femme, une mère, pour une autre.

 

Un roman très documenté, qui se lit vite, et s’achève par un dossier de trente pages riches en éclaircissements, en photographies et en archives invitant à aller plus loin dans l’exploration de la Résistance. Un chant pour ces hommes et ces femmes morts pour la France il n’y a pas si longtemps.

 

Oskar, mars 2015, 168 pages, 11,95 euros

 

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Trois phrases :

 

« Juive russe puis juive roumaine, la jeune femme a choisi d’être avant tout communiste. » (page 6)

 

« Bien plus que de pain, c’est de liberté et de justice que manque Olga. » (page 25)

 

« Le printemps ne ralentit pas l’action des partisans. » (page 45)