Au secours, j’ai 40 ans (depuis 4 ans), Gaëlle Renard

40 ansPrésentation de l’éditeur :

 

On dit que 40 ans, c’est le nouveau 30. Certes, mais c’est quoi avoir 40 ans pour une femme aujourd’hui ? Un livre désopilant sur vous, les jeunes quarantenaires, mais aussi un peu sur vos hommes (l’ancien et le nouveau), votre belle-mère (ou ex.), vos copines qui s’appellent toutes Véronique ou Virginie… Sans oublier vos enfants qui grandissent, votre banquier, votre cher patron, votre panier à provisions, la CPAM, l’URSSAF, votre miroir, votre self-control, votre estime de vous-même, votre crème de jour… Et la question qui taraude l’héroïne : et si je faisais un dernier bébé pour la route ?

Drôle et sensible, un livre qui dresse le portrait d’une génération de femmes, et de toutes les femmes.

 

 

Véronique, « celle qui porte la victoire » en grec, voit soudain venir la quarantaine au moment où elle divorce du père de ses deux garçons. Elle décide de faire contre mauvaise fortune bon cœur et, de psys en dîners avec les copines, de dédramatiser son statut de quadragénaire. La voilà qui part en quête du nouvel homme de sa vie…

 

Dans ce livre qui se situe quelque part entre le roman et le journal intime, l’album photo et le carnet fourre-tout, Gaëlle Renard raconte ce que c’est que d’avoir quarante ans quand cet âge a toujours paru lointain, vaguement inaccessible. Car quand on passe de jeune dynamique à pré-senior, presque has been, ça ne fait pas de bruit, il n’y a pas d’avertissement. On se réveille un matin en en prenant conscience, et le choc est brutal.

 

Au secours, j’ai 40 ans (depuis 4 ans) raconte un quotidien de femme moderne, Parisienne, qui n’échappe pas à certains clichés, avec le spectre effrayant de la ménopause qui rôde et l’enfance qui file, le désir de nouvelle maternité in extremis et l’amour qui n’a pas d’âge… Révélation : Bridget Jones a 40 ans (depuis 4 ans), elle a deux enfants et elle vit à Paris !

 

L’humour est le moyen que la narratrice a choisi pour compenser sa fragilité, qui oscille entre détermination et fatalité. Gaëlle Renard use et abuse des jeux de mots, s’adresse directement à son lecteur (sa lectrice, plus certainement) et atteint l’objectif supposé de son livre : partager sa situation et ses états d’âmes pour les rendre moins lourds à porter.

 

Un roman à offrir à celles qui approchent des quarante ans, celles qui ont passé le cap et ne s’en remettent pas, et à celles qui, tant elles ont cru ne jamais atteindre cette décennie canonique, ne savent toujours pas s’il faut dire quadragénaire ou quarantenaire…

 

Editions Charleston, mai 2015, 224 pages, 17 euros

 

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Sept phrases choisies :

 

40« La thérapie de couple est à l’homme d’aujourd’hui ce que la machine à laver était à l’homme des années soixante : une promesse, un symbole pour tout arranger, une façon de dire : tu vois bien que j’en fais, des efforts ! » (page 17)

 

« C’est comme le sexe quand ça fait du bien et du mal en même temps, j’ai envie que ça continue et que ça s’arrête bientôt. » (page 39)

 

« Ce n’est pas parce que l’autre est jeune que toi, tu deviens vieille. » (page 47)

 

« A quel moment a-t-on donné aux bébés les prénoms de nos pépés et mémés ? » (page 88)

 

« Le jeunisme m’énerve. Surtout depuis que je ne suis plus jeune. » (page 98)

 

« A quel moment ai-je attrapé l’âge des amis de mes parents ? » (page 113)

 

« Dans mon corps de femme adulte, épanouie, y a une petite fille pas très gaie qu’est coincée. » (page 131)