Par amour, Valérie Tong Cuong

Présentation de l’éditeur :

par-amourPar amour, n’importe quel être humain peut se surpasser. On tient debout, pour l’autre plus encore que pour soi-même.

V.T.C.

Valérie Tong Cuong a publié dix romans, dont le très remarqué Atelier des miracles. Avec cette fresque envoûtante qui nous mène du Havre sous l’Occupation à l’Algérie, elle trace les destinées héroïques de gens ordinaires, dont les vies secrètes nous invitent dans la grande Histoire.

À l’automne 1941, 110 petits Havrais ont voyagé vers l’Algérie où les attendaient des familles d’accueil. Un convoi qui en suivait d’autres… Autour de ce fait peu connu Lire la suite

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Où je suis, Valérie Tong Cuong

Présentation de l’éditeur :

Ou je suisAgnès est une chasseresse. Séductrice avisée, elle appâte, piège, capture, vampirise, puis prépare le sacrifice : « C’est aujourd’hui qu’on tue le cochon ». Elle n’a qu’une seule idée : faire payer aux hommes l’obscur drame qui a refroidi son âme quinze ans auparavant.

Seulement voilà, c’est elle qui succombe. Juste. Ce prénom raisonne en elle comme une promesse. Et Agnès se met à croire qu’elle peut renaître à la vie…

 

 

La vie d’Agnès, c est d’être invisible la plupart du temps, et de se faire remarquer quand elle le décide. Mais la rencontre avec Juste a modifié les règles. Durablement ? Définitivement ? Agnès aurait-elle enfin trouvé chaussure à son pied ? Lire la suite

15 livres pour l’été

Reading a book at the beach.

Pour cet été 2015, 15 livres – et pas un de plus. Mais que du bon !

15 romans récents, dont 12 parus au cours du premier semestre de cette année, qui méritent que l’on s’y attarde, même s’ils ne sont plus sur les tables des libraires.

Présentés par nombre de pages, pour simplifier votre choix en fonction de votre destination.

 

Faites vos valises ! Et passez un bel été, avant la déferlante de la rentrée littéraire.

Crédit photo (creative commons) : Simon Cocks

LA COTE 400, SOPHIE DIVRY : 66 pages

LE PUITS, IVÁN REPILA : 112 pages

C’EST DIMANCHE ET JE N’Y SUIS POUR RIEN, CAROLE FIVES : 160 pages

DEBOUT-PAYÉ, GAUZ : 192 pages

LE CAILLOU, SIGOLÈNE VINSON : 200 pages

Aurore disparaitAURORE DISPARAÎT, AMINA DANTON : 208 pages

LA GAIETÉ, JUSTINE LÉVY : 216 pages

MON AMOUR, JULIE BONNIE  : 224 pages

UN TOUT PETIT RIEN, CAMILLE ANSEAUME : 252 pages

JOURNAL D’UN INTELLECTUEL EN CHÔMAGE, DENIS DE ROUGEMONT : 268 pages

UN HIVER À PARIS, JEAN-PHILIPPE BLONDEL : 272 pages

LA CONDITION PAVILLONNAIRE, SOPHIE DIVRY : 272 pages

JE SUIS UN DRAGON, MARTIN PAGE : 288 pages

LA POLITESSE, FRANÇOIS BÉGAUDEAU : 304 pages

PARDONNABLE, IMPARDONNABLE, VALÉRIE TONG CUONG : 340 pages

 

Cliquez sur les liens pour savoir ce que j’ai pensé de chacun.

Pardonnable, impardonnable, Valérie Tong Cuong

Présentation de l’éditeur :

pardonnableUn après-midi d’été, alors qu’il se promène à vélo sur une route de campagne, Milo, douze ans, chute et se blesse grièvement.

Ses parents Céleste et Lino et sa grand-mère Jeanne se précipitent à son chevet. Très vite, chacun va chercher les raisons de l’accident. Ou plutôt le coupable. Qui était avec lui ce jour-là ? Pourquoi Milo n’était-il pas à sa table, en train de faire ses devoirs, comme prévu ?

Tandis que l’angoisse monte autour de l’état de Milo resurgissent peu à peu les rapports de force, les mensonges et les petits arrangements qui sous-tendent cette famille. L’amour que chacun porte à l’enfant ne suffira pas à endiguer la déflagration. Mais lorsque la haine aura tout emporté sur son passage, quel autre choix auront-ils pour survivre que de s’engager sur le chemin du pardon ?

Un roman choral qui explore la difficulté à trouver sa place au sein du clan, les chagrins et la culpabilité, mais aussi et surtout la force de l’amour sous toutes ses formes.

Le jeune Milo est dans le coma, et autour de lui sa famille se rassemble juste avant de voler en éclats. Pour supporter la peine, il faut un coupable. On cherche, on trouve. Mais le coupable est-il bien celui que l’on croit ? Y en a-t-il seulement un ?

Il y a mille sortes de coma, et autant de façons de s’en réveiller. Valérie Tong Cuong est une orfèvre, qui maîtrise à la perfection aussi bien la construction romanesque que les nuances des sentiments. Dans Pardonnable, impardonnable, elle dit les glissements de terrain intérieurs et les silences, les digues qui cèdent, le temps perdu qui ne se rattrape pas, tout ce que l’on bâtit sur des erreurs, et les mensonges qui sauvent parfois.

Valérie Tong Cuong joue avec les émotions de son lecteur et invite à ne pas se fier aux apparences. Tout est toujours moins simple qu’il n’y paraît. Ce qu’on croit penser des personnages évolue en permanence. Rien n’est fabriqué, tout sonne juste.

Il y a mille manières de se sauver. Sauver les autres est l’une d’elles.

Pardonnable, impardonnable est une plongée fascinante dans les profondeurs abyssales de nos âmes, des secrets et des non-dits. Une spirale étourdissante dont personne ne peut s’extraire indemne. Un roman à quatre voix autour de cinq personnages qui nous accompagnent pour longtemps.

Valérie Tong Cuong fait partie de ceux qui ont compris bien des choses du monde et des existences qui le traversent. Dans son roman, elle pose de nombreuses questions. Chacun est libre d’en chercher les réponses.

Editions JC Lattès, janvier 2015, 340 pages, 19 euros

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

L’Atelier des miracles

Ferdinand et les iconoclastes

La Battle

Pourquoi écrivez-vous, Valérie Tong Cuong ?

Fragments

« Depuis qu’il a fêté ses douze ans, il n’est plus certain d’être encore un enfant. » (page 22)

« Combien de fois dans une vie l’être humain renonce-t-il à se faire confiance ? » (page 27)

« Les grandes douleurs unissent plus sûrement que les joies. » (page 30)

« On ne mesure correctement que ce que l’on perd. » (page 46)

« Les coupables ne sont pas toujours ceux qui tiennent l’arme du crime. » (page 49)

« Ce n’est qu’avec le temps qu’on mesure la profondeur de nos blessures. » (page 63)

« Il y a des secrets dont il faut parler tout de suite ou plus jamais. » (page 64)

« Tant qu’on ne sait pas que le luxe existe, pourquoi veux-tu qu’il nous manque ? » (page 102)

« La vérité est-elle un devoir ? » (page 137)

« Ce qui n’est pas encore dit n’existe pas. » (page 137)

« Il ne faut jamais accepter l’aide financière d’une mère fusionnelle : une fois le capital remboursé, les intérêts restent dus à vie. » (page 156)

« C’est lorsque l’on n’a plus rien à perdre que l’on est le plus dangereux. » (page 170)

« Ce n’est pas la manière dont les choses arrivent qui compte, c’est la raison pour laquelle elles se produisent. » (page 175)

« Trop de lumière aveugle. » (page 221)

« Il y a toujours quelqu’un assis plus haut que vous pour vous regarder avec dédain. La seule façon d’y échapper n’est pas de continuer à grimper, mais de se moquer de ce regard-là. » (page 235)

« Le viol des sentiments est-il plus acceptable que celui des corps ? » (page 237)

« Être écrasée par un éboulement et vivre encore, hélas. » (page 262)

« Il y a une forme de libération à apprendre sa malédiction. » (page 267)

« Je me cogne aux quatre murs de mon isolement. » (page 295)

« Je lui ai volé ma présence, y compris lorsque j’étais là. » (page 305)

« C’est la situation qui est monstrueuse. Notre capacité commune à nous tromper sur l’essentiel. Notre manière d’enfouir nos erreurs en espérant qu’elles s’annuleront. Mais par-dessus tout : nos silences. » (page 315)

14 livres pour Noël

2 sapins à livresPour Noël 2014, voici une sélection de 14 livres avec, pour chacun d’eux, une bonne raison de l’offrir plutôt qu’autre chose (au-delà du principe de base selon lequel le livre reste le cadeau le plus personnel, le plus intentionné, le moins démodable – bref, le meilleur cadeau au monde, quelles que soient les circonstances).

 

Pour accéder au billet sur chaque livre, cliquez sur son titre.

 

Sticker-sapin-vert2_art-for-kids_3Romans

L’Amour et les forêts, Eric Reinhardt

Parce que les romans dont on ne sort pas indemne sont rares et que celui-ci en fait partie.

Sous les couvertures, Bertrand Guillot

Parce que ce livre contient peut-être tous les romans de la rentrée dont on peut se dispenser.

 

Les hommes meurent les femmes vieillissent, Isabelle Desesquelles

Parce que ce roman choral est une invitation réussie à penser autrement le corps et à replacer l’amour au centre de l’existence.

 

Fake, Giulio Minghini

Parce que ce premier roman, qui sonne le glas de l’implication amoureuse et l’entrée dans l’ère du plaisir solitaire à deux, est tristement contemporain.

 

Mange, prie, aime, Elizabeth Gilbert

Parce que rien ne compte plus que ces trois choses (ordre à discrétion) et que ce récit peut parler à tous ceux qui sont, ne serait-ce qu’un peu, engagés sur le chemin de la quête intérieure.

 

Ferdinand et les iconoclastes, Valérie Tong Cuong

Parce que ce fascinant portrait d » « inadaptés », cette plongée vertigineuse dans l’univers du marketing pose des questions fortes et essentielles.

 

Génération X, Douglas Coupland

Parce qu’il y a du génie dans la très grande lucidité que Douglas Coupland prête à ses personnages qui ne se reconnaissent ni ne se retrouvent dans rien de ce que le monde leur propose.

 

Enfants perdus, Claire Berest

Parce qu’il est nécessaire de se demander ce que l’on fait de nos jeunes, et si le pire n’est pas encore à venir.

 

Sticker-sapin-vert2_art-for-kids_3Illustrés

Maus, Art Spiegelman

Parce qu’il n’y a pas un livre de trop sur l’holocauste et que cet album incomparable interroge en particulier la notion de « survivre aux camps ».

Homme/femme mode d’emploi, Yang Liu

Parce que cet imagier du sexisme ordinaire prête à sourire, à rire, à réfléchir, à se révolter.

 

Y comme Romy, Myriam Levain & Julia Tissier

Parce que c’est drôle et moins léger que les illustrations colorées de Louison ne le laissent supposer de loin. Et que Romy, c’est presque nous.

 

Cet été-là, Jillian Tamaki & Mariko Tamaki

Parce que ce roman graphique réveille chez le lecteur les parfums et les souvenirs de ses propres vacances adolescentes.

 

Autour de moi, Nathalie Seroux

Parce que cet imaginer pas comme les autres prouve qu’il n’est jamais trop pour habituer les enfants à la réalité plutôt qu’à sa retranscription/transformation/édulcoration.

 

Surfing, Jim Heimann

Parce que ce bel objet, presque aussi lourd qu’une planche, donne envie de plonger… et aide à traverser l’hiver.

 

 

Noel-orPour la veillée de Noël, ajoutez les incroyables contes d’Hans Christian Andersen ou ceux, non moins formidables, de la rue Broca (signés Pierre Gripari).

Pour les non-lecteurs (mais pas que), jetez donc un œil aux kits grigris doudous de Markus14

Et si Noël n’est pas votre truc, pensez Tronchet et Houppeland !

Ferdinand et les iconoclastes, Valérie Tong Cuong

Présentation de l’éditeur :

ferdinand_2Avancer, progresse, toujours faire plus, toujours faire mieux pour ne pas rejoindre les ombres… Ferdinand est parfait. Beau, intelligent, récemment diplômé des plus prestigieuses écoles, c’est une recrue de choix pour le grand groupe de cosmétiques HBM. Esprit d’initiative, sens du management, force de travail, exceptionnelle, Ferdinand gravit les échelons à une vitesse vertigineuse. Et pourtant, petit à petit, il étouffe et commence à rêver de liberté pour tous. Le businessman utopiste ne se doute pas que la chute peut être terrible…

Ferdinand est un être hors du commun. Une graine de génie poussée sans crier gare. Sa carrière démarre sur les chapeaux de roues, son salaire comme les bénéfices qu’il engrange pour le compte de son employeur décollent, Ferdinand bientôt s’envole et évolue dans les plus hautes sphères. Mais, rattrapé par la quête de sens, il « passe des nuits entières à traquer toutes les formes de progrès susceptibles de rendre le monde meilleur. » Car Ferdinand est « l’instrument complaisant de ce [qu’il] exècre ».

Comment compose-t-on quand son existence toute entière est une contradiction ? Comment survivre à l’impossible équilibre d’une vie construite sur des mensonges ? Combien de temps tient-on avant l’implosion – ou l’explosion ?

Avec une écriture percutante, Valérie Tong Cuong dresse le fascinant portrait de quelques-uns de ces êtres inadaptés au monde – et ô combien aimables pour cela – tout en posant des questions fortes et essentielles. C’est aussi une plongée vertigineuse dans l’univers du marketing. Et le début d’un chemin…

Découvert dix ans après sa parution, ce roman est un vrai coup de cœur.

J’ai lu, 2009 (et Grasset, 2003), 254 pages, 5,60 euros

A LIRE AUSSI SUR SOPHIELIT :

L’Atelier des miracles

La Battle

Pourquoi écrivez-vous, Valérie Tong Cuong ?

Morceaux choisis :

« Il ne s’autorisait aucune pause. Lorsqu’il disparaissait aux toilettes, il en revenait avec une idée ; au déjeuner, il mangeait en lisant, ingurgitant plus de connaissances que de protéines. » (page 33)

« A aucun moment elle n’imagina qu’il posait entre eux ces barrières pour se protéger de ses propres sentiments. Pour cela, il aurait fallu qu’elle soit une de ces petites filles gâtées par la vie, sur lesquelles se penchent des mères disponibles et tendres. Une de ces petites filles que leurs pères juchent sur leurs épaules en leur jurant qu’elles sont les plus jolies merveilles du monde. » (page 60)

« Elles savaient ce que coûtaient à leurs parents la volonté farouche de leur offrir une autre condition. » (page 60)

« Combien, le prix de la liberté ? » (page 66)

« Ferdinand se souvient brusquement qu’il ne s’est plus autorisé de rêve depuis qu’il a cinq ans. » (page 66)

« La plupart des gens sont des inconscients qui marchent au bord d’un gouffre avec des talons hauts. » (page 67)

« S’enrichir, n’était-ce pas se protéger de l’avenir ? » (page 71)

« Le coton de sa peau traîne encore dans ma tête. » (page 80)

« Allons Ferdinand, ne réfléchis pas et avance. N’oublie pas, ce qui compte, c’est de ne jamais s’arrêter. » (page 85)

« Il y a matière à réflexion.

D’un côté, délices de la solitude et désespoir de la masturbation.

De l’autre, frénésie sexuelle et contrainte du partage. » (page 95)

« Je suis seule à me punir. Je suis seule à vomir, c’est ainsi, la vie tourne à l’envers mais je n’en dirai rien. » (page 109)

« Il aimerait oublier que sa vie entière s’est construite sur la peur et la raison. Qu’il a grandi sans enfance, s’est marié sans amour et survit sans plaisir. » (page 111)

« Il faut parfois couper le bras pour sauver le reste du corps. » (page 119)

« Je n’aurais pas fait la moitié de ce chemin sans toi. » (page 143)

« Comment avancer encore puisqu’il était arrivé au sommet ? » (page 157)

« C’était une convention : entre personnages importants, on utilisait les prénoms, y compris lorsqu’on se connaissait à peine. On signifiait ainsi son appartenance à la petite bande des maîtres du monde. » (page 162)

« Tout change lorsqu’on travaille pour soi. […] Diriger une entreprise qui n’est pas la vôtre, c’est comme élever l’enfant du voisin. » (page 163)

« La terre s’écroule, mais ce n’est pas si grave. » (page 164)

« On ne court jamais si vite que lorsqu’on a un revolver pointé sur soi. » (page 169)

« Nous ne demandons même plus d’être heureux, seulement de ne pas se noyer. » (page 170)

« Ma conscience est une tumeur ouverte. » (page 171)

« Nous naissons pour travailler. Nous méprisons ceux qui n’ont pas de travail ou bien nous les fuyons comme des pestiférés. Nous épuisons notre existence dans le travail, au mépris de notre épanouissement, de notre créativité, de nos affects. » (page 176)

« La plupart des hommes ont besoin de travailler pour exister socialement et s’aimer eux-mêmes. Le travail nous structure et nous guide depuis des siècles. » (page 176)

« Le malheur survient chez ceux qui en ont peur. » (page 199)

« Les corps étrangers qui m’ont écrasée surgissent en bataillons serrés. D’abord les enterrer, puis m’autoriser à aimer. » (page 204)

« L’entreprise est un organisme vivant qui s’adapte parfaitement au rythme de celui qui la dirige et aux contraintes qu’on lui fournit. » (page 207)

« Peu importe l’avenir, peu importent les échecs, peu importe l’injustice. Nous sommes vivants ! Nous pouvons encore être heureux. » (page 239)

« C’était dans la nature des femmes de vouloir absolument sauver les hommes malgré eux. » (page 245)

Sélection d’été

Sélection été 2013Le mercure monte… c’est le moment de penser aux lectures à mettre dans ses valises pour cet été.

Pour faciliter la corvée des bagages, voici une sélection uniquement composée de livres sortis en 2013.

 

 

Grosses chaleurs

L’abandon du mâle en milieu hostile, Erwan Larher : la rencontre explosive d’un sage lycéen avec une jolie punkette. Une bombe à retardement.

Plon, janvier 2013, 240 pages, 19 euros

 

Un père en colère, Jean-Sébastien Hongre : quand un père qui a totalement perdu le contrôle de ses deux enfants laisse sa colère exploser sur la toile, le lecteur s’enfonce dans l’horreur avec fascination…

Editions Max Milo, mars 2013, 222 pages, 18 euros

 

grosse chaleurLes étourneaux, Fanny Salmeron : après une série d’attentats à Paris, trois amis trouvent refuge dans une maison de campagne. Un conte moderne et poétique à l’abri des bombes… croit-on.

Stéphane Million Editeur, janvier 2013, 104 pages, 12 euros

 

 

Coup de soleil

Un écrivain, un vrai, Pia Petersen : les tribulations d’un écrivain qui devient le sujet et l’objet d’une émission de téléréalité participative. Une réflexion efficace et rythmée sur le sens de la littérature.

Actes Sud, janvier 2013, 216 pages, 20 euros

 

Coup de soleilA qui le tour ?, Murielle Renault : cinq grands gagnants du Loto décident de passer du temps ensemble pour le meilleur mais surtout pour le pire. Un roman doux-amer et une jolie galerie de portraits.

Le Dilettante, mars 2013, 254 pages, 19 euros

 

La nuit pacifique, Pierre Stasse : en Thaïlande, un Français exilé croise celui qu’il tient pour responsable du suicide de sa sœur des années auparavant. Envoûtant.

Editions Flammarion, janvier 2013, 268 pages, 18 euros

 

L’atelier des miracles, Valérie Tong Cuong : trois êtres cabossés par la vie réunis à l’Atelier, où ils apprennent doucement à remonter la pente, ressuscitent grâce aux talents du mystérieux responsable du lieu. Un roman chorale plein d’espoir.

JC Lattès, janvier 2013, 264 pages, 17 €

 

 

A l’ombre

A l'ombreL’été slovène, Clément Bénech :  le délitement d’un couple d’étudiants en vacances pour quelques semaines en Slovénie. Désinvolte, reposant et délicieux.

Editions Flammarion, mars 2013, 132 pages, 14 euros

 

La disparition du monde réel, Marc Molk : l’été d’une bande d’amis quarantenaires dans un grand mas provençal. Un roman du désenchantement, tout en mélancolie.

Buchet/Chastel (Qui Vive), mars 2013, 154 pages, 15 euros

 

Sang d’encre, Stéphanie Hochet : un tatoueur s’immisce dans la vie de ses clients comme l’encre se répand sous leur peau. Une fiction teintée de noir, dans laquelle l’éternité est à portée d’aiguille.

Editions des Busclats, février 2013, 100 pages, 11 euros

 

Le début de la tyrannie, Tristane Banon : le bilan d’une relation mère-fille toxique fait par la fille à la mort de sa mère. A-t-on les tyrans qu’on mérite ? Une vraie bonne surprise.

Julliard, février 2013, 192 pages, 18 euros

 

Marc Beltra, roman autour d’une disparition, Mathieu Simonet : un inoubliable puzzle autour de la disparition en décembre 2003, à la frontière du Brésil, du Pérou et de la Colombie, de Marc Beltra, un étudiant français  de 19 ans, imaginé par l’avocat de sa famille.

Editions Omniscience, 10 janvier 2013, 224 pages, 16,90 euros

 

 

Chateau de sableChâteau de sable

Prends garde à toi, Fanny Chiarello : l’histoire de Louise, dont la classe de 5ème prépare pour la fin de l’année une représentation de l’opéra Carmen

Medium de L’Ecole des loisirs (9-12 ans), février 2013, 196 pages, 9,50 euros

 

Les titres de la collection L’Enigme des vacances, qui proposent de lire pour réviser (quel chouette programme !)

Nathan, collection L’énigme des vacances, du CP à la 3ème, avril 2013, 6,99 euros

 

 

601689_10151600168419835_1330994677_nBel été et belles lectures !

Salon du livre de Provins, 13 & 14 avril 2013

affiche Provins 2013Comme en 2012, je suis cette année invitée au salon du livre de Provins organisé dans le cadre du festival Encres vives.

Il se tient ce week-end au centre culturel Saint-Ayoul, 10 rue du Général Delort à Provins (77160).

[pour les Parisiens : la cité médiévale de Provins est accessible en train au départ de la gare de l’Est]

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Est attendue, sous le parrainage de Patrick Poivre d’Arvor, une belle brochette d’auteurs : Jérôme Attal, Ella Balaert, Clément Bénech, Marie-Laure Bigand, Stéphane Bourgoin, Christophe Carlier, Ariane Charton, Sonia David, Mercedes Deambrosis, Maureen Dor, Arthur Dreyfus, Sophie Forte, Irène Frain, Renaud Hantson, Stéphanie Hochet, Jean-Sébastien HongreVictor Kathémo, Viviane Moore, Cypora Petitjean-Cerf, Mabrouck Rachedi, Fanny Salmeron, Mathieu Simonet, Myriam Thibault, Valérie Tong CuongLire la suite

Pourquoi écrivez-vous, Valérie Tong Cuong ?

bio2015_valerie.

Valérie Tong Cuong a travaillé huit ans dans la communication avant de se consacrer à l’écriture et à la musique. Elle a publié sept romans et de nombreuses nouvelles, dont La Battle. Elle écrit également pour le cinéma et la télévision.

Son dernier roman, L’atelier des miracles, paraît ce 9 janvier 2013 aux éditions JCLattès.

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Pourquoi écrivez-vous ?

J’ai écrit dès que j’ai su tenir un crayon. Sans aucune intention à l’origine. L’écriture était alors le seul moyen de m’exprimer sans limite – même si à l’époque, personne ne me lisait ! C’était une forme de libération. Ce besoin d’écrire – de dire – s’est imposé, développé et ne m’a jamais quittée. Bien sûr, lorsque j’ai commencé à publier, mon rapport à l’écriture s’est modifié. Le lien au lecteur est bouleversant. C’est une conversation que l’on entame avec la publication d’un livre et que l’on poursuit lors des rencontres, où l’on débat, on échange, on se nourrit mutuellement.

Il faut dire aussi que j’ai souvent la sensation de n’être qu’un vecteur, un récepteur de ce que me confient mes personnages. Ils surgissent dans ma vie et me dictent la leur – comme s’ils m’avaient choisie pour témoin. Aussi bizarre que cela puisse paraître, je me sens pleine de gratitude à leur égard. Ils me font réfléchir et avancer. Lire la suite

L’atelier des miracles, Valérie Tong Cuong

latelierdesmiracles-191x300Ils sont trois, trois êtres cabossés par la vie, trois individus fragiles en dépit des apparences, trois personnes dont les destins auraient pu ne jamais se croiser. Sauf que tous trois, après avoir chacun perdu pied d’une façon différente, font la connaissance de Jean.

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A la jeune Millie, rescapée d’une chute consécutive à un incendie, l’homme se présente ainsi : « – Je m’appelle Jean. Je m’occupe d’une association caritative, l’Atelier, peut-être en avez-vous entendu parler ? Nous aidons les personnes en grande difficulté, les accidentés de la vie. Nous les guidons administrativement, psychologiquement, nous leur donnons un coup de pouce matériel lorsque c’est nécessaire, bref nous les accompagnons de toutes les manières possibles. L’hôpital nous a signalé votre cas. » (page 64)

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A Monsieur Mike, déserteur de l’armée, dont le cœur a été piétiné par son ex-femme et qui n’a plus trouvé de chaleur que dans la rue, sous le porche où il vit, il déclare : Lire la suite