Lithium, Aurélien Gougaud

Présentation de l’éditeur :

lithiumElle, vingt-trois ans, enfant de la consommation et des réseaux sociaux, noie ses craintes dans l’alcool, le sexe et la fête, sans se préoccuper du lendemain, un principe de vie. Il vient de terminer ses études et travaille sans passion dans une société où l’argent est roi. Pour eux, ni passé ni avenir. Perdus et désenchantés, deux jeunes d’aujourd’hui qui cherchent à se réinventer.

Dans un texte crépusculaire, Aurélien Gougaud entremêle leurs voix, leurs errances, leur soif de vivre, touchant au plus près la vérité d’une génération en quête de repères. Un premier roman d’une surprenante maturité, qui révèle le talent d’un jeune auteur de vingt-cinq ans.

 

Elle joue les larbins dans une station de radio, lui arnaque des vieux pour toucher son salaire. Chez l’un comme chez l’autre, nulle passion, nulle ambition. L’espoir, s’il leur en reste, ne trouve pas d’objet dans leur quotidien. S’ils finissaient par se croiser, l’étincelle jaillirait-elle ?

Issu comme ses personnages de la génération Z, celle qui suit la Y, Aurélien Gougaud fait preuve d’un cynisme délicieux en dépeignant au travers de ses protagonistes une existence dans laquelle rien n’est durable et demain est plus que jamais un autre jour.

Sur la forme, son roman est simple mais efficace : les chapitres font successivement apparaître au premier plan Elle et Lui. Les phrases que l’ère du zapping interrompt brutalement disent tout d’une époque où chacun n’écoute que soi.

Malgré quelques formules un peu convenues, le tout est diablement efficace. Et la satire sociale prend rapidement les allures d’un page-turner.

Un portrait d’une jeunesse désenchantée, un roman de l’impossibilité à donner et de l’espoir éperdu de recevoir.

Un premier livre prometteur.

Albin Michel, 2016, 192 pages, 16 euros

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Des phrases :

 

« Lorsque l’on parle de soi, le vrai n’est que du faux bien vendu. » (page 9)

 

« Il est suffisamment préoccupé par sa propre existence pour ne pas la consacrer à ruiner celle des autres. » (page 16)

 

« C’est souvent au plus bas de l’organigramme que le rapport est le plus humain. » (page 42)

 

« Il n’y a pas meilleur confident que le parfait inconnu. » (page 72)

 

« La faim justifie la fin. » (page 78)

 

« Le malheur, c’est un privilège. » (page 87)

 

« Il n’a pas besoin d’elle, mais ne peut accepter la réciproque. » (page 92)

 

« On existe aussi par le mal qu’on fait aux autres. » (page 92)

 

« Légitimer un acte le rend-il pour autant raisonnable ? » (page 114)

 

« A force d’avoir l’air détaché on le devient réellement. » (page 129)

 

« L’alcool, c’est le meilleur des manteaux. » (page 155)

 

« Morphée ne s’absente que lorsque le sommeil est impératif. » (page 159)

 

« Un chauffeur de taxi, c’est d’abord un témoin. » (page 187)

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4 réflexions sur “Lithium, Aurélien Gougaud

  1. Me suis ennuyée ou du moins il ne m’en reste que peu de chose, 1er livre qui se lit bien, thématique chouette et pis je sais pas bien, ça n’a pas vraiment fonctionné chez moi 😦

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