Au nom d’Alexandre, Olivier Auroy

Présentation de l’éditeur :

Au-nom-dAlexandre_couverture1Alexandre exerce un métier qui n’a pas de nom : il crée des noms.
Dans sa vie, il a baptisé des parfums, des pâtisseries, des voitures, des missiles, et même le chien d’une milliardaire… On raconte aussi qu’il fut le conseiller particulier du pape dans sa quête d’identité.
Mais Alexandre est malade, et sent que sa fin est proche. L’apprenant, un éditeur intrigué par son étrange vocation demande une journaliste, de se rendre à son chevet pour qu’il lui dicte ses mémoires. Au fil de ce récit, la jeune femme découvre l’odyssée de cet amoureux des lettres, de ce génie des mots qui a tout nommé. Ou presque. En effet, elle repère quelques zones d’ombre dans ce parcours hors du commun. Intriguée autant que fascinée par Alexandre, elle est peu à peu taraudée par une question : est-il possible qu’Alexandre ait oublié de nommer l’essentiel ?

 

Ce roman est un voyage. Un voyage au pays des mots, des bons mots, des jeux de mots, de la petite mécanique par laquelle on fabrique des mots. La vie d’Alexandre qui, sur son lit d’hôpital, se confie à la jeune femme chargée d’écrire sa biographie, n’est qu’un prétexte : car plus que le personnage, ce sont ses aventures autour des/avec les lettres, et ses missions pour les organiser dans les sens les plus adéquats qui fascinent.

Car pour exister, il faut avoir un nom…

Ce roman sans véritable intrigue révèle un suspens étonnant : le lecteur est très vite ferré et, jusqu’au bout, il reviendra, comme aimanté, au chevet de cet Alexandre qui s’illustre par ce qu’il fait davantage que par ce qu’il est.

Une lecture idéale pour tous ceux qui apprécient la lexicologie et aiment se perdre dans les méandres de la langue française, l’une des plus riches, complexes et nuancées au monde.

 

Éditions Intervalles, 18 janvier 2016, 240 pages, 19 €

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Entre les lignes :

« Le silence revint sur ses pas. » (page 19)

« Se savoir aimé est une chose, se l’entendre dire en est une autre. » (page 40)

« Un ballon qui ne rebondit plus n’est plus un ballon. » (page 65)

« Il fut bien courageux le premier homme qui avala une huître. » (page 69)

« Dans talentueuse, il y a « tueuse ». » (page 100)

« Les mots sont des navires en partance que l’on peut charger de nouveaux sens. » (page 103)

« Nous nous sommes séparés d’un commun désaccord. » (page 112)

« Ce n’est pas la mort qui m’inquiète, c’est la manière de la trouver. » (page 127)

« Ce qui fait un bon nom, c’est l’histoire qu’il permet de raconter. » (page 140)

« Pour exister, il faut avoir un nom. » (page 176)

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2 réflexions sur “Au nom d’Alexandre, Olivier Auroy

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