Maman est en haut, Caroline Sers

Présentation de l’éditeur :

maman-est-en-hautQuestion : « Où est-on mieux qu’au sein de sa famille ? » Réponse : « Partout ailleurs ! »

Cerise, la quarantaine bien entamée, vit seule avec ses deux enfants, supporte sa mère, a des élans hypocondriaques, se demande si elle ne devrait pas changer de boulot et, dans les moments extrêmes, ouvre une bouteille de blanc pour réfléchir.

Un matin, lors du traditionnel appel téléphonique maternel, elle perd le fil de la conversation et n’écoute plus. Pourtant quand Marie lui assène « J’ai eu raison, n’est-ce pas ? », prise de court, elle acquiesce. Le soir même, la gendarmerie l’informe que sa mère est en garde-à-vue, et refuse de lui en dire plus… Qu’a-t-elle pu faire encore ?

Pendant les semaines qu’il lui faudra pour comprendre, Cerise traverse quelques turbulences…

Maman est en haut : perchée depuis des années ; en haut de l’arbre généalogique. Une position idéale pour lâcher quelques bombes.. !

 

Ceci est une comédie dramatique familiale qui commence comme de la chick litt : une mère célibataire qui a un peu trop facilement recours au vin blanc, un patron qui est aussi un ami de longue date, une mère-catastrophe, un ex qui propose la reprise de la vie commune pour des questions strictement matérielles et immobilières… Tous les éléments sont réunis. Mais à mesure que l’on avance dans l’intrigue et que l’on fait connaissance avec les personnages, ceux-ci se révèlent bien moins lisses et prévisibles qu’il n’y paraît.

De la chick litt, ce roman n’a finalement que le rythme entraînant qui rend le livre impossible à lâcher. Caroline Sers propulse son lecteur dans une affaire familiale qui tourne au psychodrame, une affaire tout en malentendus, en non-dits, en reproches larvés et en griefs poussés du pied comme la poussière sous le tapis. Lorsque la mère décide de réunir tout son petit monde dans sa maison, il faudra bien que les choses soient dites, enfin. Une fois pour toutes.

Cette chronique d’une implosion annoncée est jubilatoire cependant que l’enthousiasme se mâtine d’amertume : et si cette famille de papier présentait certains points communs avec la nôtre ? A moins que toutes les familles ne soient psychotiques ?

Éditions Buchet/Chastel, 2016, 256 pages, 15 €

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4 réflexions sur “Maman est en haut, Caroline Sers

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