Repose-toi sur moi, Serge Joncour

Présentation de l’éditeur :

joncour-repose-toiAurore est une styliste reconnue et Ludovic un agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils n’ont rien en commun si ce n’est un curieux problème : des corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble parisien. Elle en a une peur bleue, alors que son inflammable voisin saurait, lui, comment s’en débarrasser. Pour cette jeune femme, qui tout à la fois l’intimide et le rebute, il va les tuer. Ce premier pas les conduira sur un chemin périlleux qui, de la complicité à l’égarement amoureux, les éloignera peu à peu de leur raisonnable quotidien.

Dans ce roman de l’amour et du désordre, Serge Joncour porte loin son regard : en faisant entrer en collision le monde contemporain et l’univers intime, il met en scène nos aspirations contraires, la ville et la campagne, la solidarité et l’égoïsme, dans un contexte de dérèglement général de la société où, finalement, aimer semble être la dernière façon de résister.

De part et d’autre de la cour d’un immeuble parisien, les vies se devinent lorsqu’on allume les lumières le soir. Ces vies derrières les double-vitrages sont destinées à n’en pas sortir. Mais si elles se rencontrent, si l’on dépasse le fantasme et qu’on va au-delà de l’anonyme « Bonsoir ! » lancé sans intention dans le hall d’entrée ? C’est ce qui arrive à Aurore et Ludovic, pour le meilleur ou pour le pire…

 

Quel personnage que ce Ludovic, dont la sensibilité se cache dans son corps de géant ! Cet homme que le complexe de classe ramène plus souvent qu’à son tour à ses origines paysannes se place avec une féroce lucidité en observateur de Paris, ville incompréhensible, et des individus qui y habitent délibérément. Face à lui, Aurore est coincée au milieu des hommes qui comptent dans son existence – en particulier un associé de moins en moins fiable et un mari à qui elle ne peut plus parler.

 

Après notamment L’amour sans le faire, Serge Joncour raconte une fois de plus qu’en matière de sentiments tout est possible. Il ose les rapprochements improbables et met en scène des destins qui n’auraient pas dû se croiser. Sa plume, trempée dans une réalité crue et cruelle, offre des personnages marquants, vivants au-delà du papier. Des êtres qui ont chacun trouvé un moyen d’accès inédit à l’autre, une porte secrète à côté de laquelle tous les autres sont jusqu’ici passés.

Ce roman couronné par le prix Interallié est peut-être la plus improbable et la plus forte histoire d’amour de la rentrée.

Prix Interallié 2016

Flammarion, 2016, 432 pages, 21 euros

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A lire aussi sur Sophielit :

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La rentrée littéraire de Serge Joncour

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Confidences :

 

« En ville on passe sa vie à produire une première impression. » (page 23)

 

« A un moment ou à un autre on se fait tous rattraper par la sagesse. » (page 25)

 

« Quand on paraît fort il faut en plus se résoudre à l’être. » (page 25)

 

« C’est épuisant de passer pour un mec bien. » (page 57)

 

« Il y a comme ça des projets qu’on garde en soi et qui aident à vivre. » (page 61)

 

« À Paris l’échec est une peine à vie. » (page 78)

 

« À Paris on ne regarde rien d’autre que ce que l’on convoite. » (page 92)

 

« À Paris on visite plus facilement l’autre bout du monde que l’escalier d’en face. » (page 127)

 

« Les autres existent aussi quand ils ne sont pas là. » (page 147)

 

« Un couple qui s’engueule c’est une grenade prête à éclater au visage de celui qui s’interpose. » (page 154)

 

« Parfois on croit s’intéresser aux autres alors qu’on ne fait que s’en servir. » (page 191)

 

« Les vrais impulsifs sont ceux qui savent se dominer. » (page 193)

 

« Attendre l’autre, c’est déjà partager quelque chose. » (page 294)

 

« Elle était comme chez elle dans les bras de cet homme. » (page 334)

 

« Rompre c’est assumer de défaire son existence mais aussi celle des autres autour. » (page 416)

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3 réflexions sur “Repose-toi sur moi, Serge Joncour

  1. Je l’ai rencontré ce we ce grand monsieur, aussi doux et tendre que ses textes ❤ En suis encore toute chamboulée 😉
    Pas lu ce dernier, mais je l'ai, j'attends le bon moment… pour prendre le temps de le savourer comme il mérite !
    Un joli lundi 😉

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