Par amour, Valérie Tong Cuong

Présentation de l’éditeur :

par-amourPar amour, n’importe quel être humain peut se surpasser. On tient debout, pour l’autre plus encore que pour soi-même.

V.T.C.

Valérie Tong Cuong a publié dix romans, dont le très remarqué Atelier des miracles. Avec cette fresque envoûtante qui nous mène du Havre sous l’Occupation à l’Algérie, elle trace les destinées héroïques de gens ordinaires, dont les vies secrètes nous invitent dans la grande Histoire.

À l’automne 1941, 110 petits Havrais ont voyagé vers l’Algérie où les attendaient des familles d’accueil. Un convoi qui en suivait d’autres… Autour de ce fait peu connu, de cet épisode de notre Histoire dont il semble qu’elle ne doive jamais cesser de nous révéler le caractère incroyable des histoires qui la constituent, Valérie Tong Cuong bâtit un roman qui a tout de l’épopée.

De l’exode de 1940 à la Libération, elle fait s’entremêler les voix des membres d’une famille, adultes et enfants. Des voix réunies par l’amour, le sens de la famille et cette urgence dont était faite la vie de chacun pendant les années d’incertitude et d’affrontements – la ville du Havre a été particulièrement touchée. Certaines années sont aussi longues à traverser que des siècles…

Valérie Tong Cuong cisèle des phrases qui disent l’irréversible. Par ses mots, l’horreur de la guerre devient palpable. Cependant qu’il se révèle étonnant et fascinant de découvrir l’Algérie pendant cette guerre, le rôle joué par ces parrains et marraines de l’autre côté de la Méditerranée, leurs doutes et leurs espoirs en tant qu’adultes volontaires pour recueillir un ou plusieurs enfants.

Il ne saurait y avoir de grand roman sans drame. Il ne saurait y avoir de famille qui n’ait été touchée entre 1939 et 1945. Avec Par amour, Valérie Tong Cuong fait avec grandeur une incursion dans un genre qu’on ne lui connaissait pas – le roman historique – et s’emploie à raconter à sa manière comment le destin se rit des ordres que donne la guerre.

Qui embarque n’en reviendra pas, tant c’est magistral.

Éditions JC Lattès, janvier 2017, 416 pages, 20 euros

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Pourquoi écrivez-vous, Valérie Tong Cuong ?

Battements de cœur :

« Quand on en vient à brûler ses cartouches, c’est qu’on n’a plus de fusil. » (page 24)

« Nous étions si nombreux et si seuls à la fois. » (page 31)

« Si tu n’attends pas les belles choses, comment veux-tu qu’elles se produisent ? (page 53)

« Il avait retrouvé le chemin de mon corps. » (page 95)

« On tombe toujours plus vite que l’on ne se relève. » (page 125)

« Il faut savoir rire de tout lorsque l’on n’a plus rien. » (page 134)

« Pourquoi revenir si personne ne nous attend ? » (page 291)

« Il faut croire aux belles choses pour qu’elles se produisent. » (page 309)

« Quand on ne voit pas les choses, on peut se persuader qu’elles n’existent pas. » (page 322)

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